LA DISCIPLINE
— L’organisation de la cavalerie est à peu près la meme : seulement les bataillons s’y nomment escadrons. Pour l’artillerie et le génie, il y a encore d’autres différences, sans parler des bataillons de chasseurs à pied et de chasseurs alpins, de la légion étrangère*, etc. Mais tout cela est relativement peu important.
On ne sert pas le pays, comme militaire, sur terre seulement; on le sert également sur mer, comme marin. Les marins, qui courent des dangers même en paix, sur leurs navires battus par les tempêtes, ont la vie bien plus dure que les soldats de terre. Et, cependant, la loi militaire est encore plus sévère pour eux, puisqu’il doivent être prêts à se?'vir en temps de guerre de 18 à 50 ans. C’est qu’un marin est bien plus long et plus difficile à former qu’un soldat.
Les officiers de marine sont désignés sous les titres d'amiral, qui correspond à maréchal de France, de vice-amiral, équivalant à général de division, de contre-amiral, équivalant à général de brigade, de capitaine de vaisseau , capitaine de frégate, lieutenant de vaisseau, enseignede vaisseau, aspirant.
Telle est la hiérarchie* militaire; et chacun de ceux qui la composent obéit scrupuleusement et immédiatement à celui qui est placé au-dessus de lui. C’est ce qu’on appelle la discipline, qui est très sévère
dans l’armée. Et cela avec raison; car, sans elle, comment faire marcher des milliers d’hommes, surtout au milieu des fatigues et des dangers? Prenez donc de bonne heure, mes enfants, ici et dans votre famille, Vhabitude d'obéir à la régie , à la discipline , ou sans cela vous vous préparerez de mauvais moments pour le temps où vous serez soldats.
Mais si les chefs doivent toujours être obéis, il ne faudrait pas croire qu’ils sont libres de tout commander à tort et à travers. Non, il faut qu’eux aussi ils obéissent aux règlements, à la loi. i
Bien mieux, il faut qu’ils donnent le bon exemple à leurs inférieurs, qu’ils soient justes, et ne les punissent que quand la punition est méritée. Et, quand on est sur le champ de bataille, il faut qu’ils montrent le plus de courage et de sang-froid* au milieu des balles et des obus*. On disait dans le temps : Noblesse oblige . Il faut dire : Commandement oblige. Plus on est haut placé, plus on doit prêcher d’exemple.
HUITIÈME LEÇON