IV. — Jésus -Christ médiateur
Vous êtes, ô bon Jésus, le médiateur entre Dieu et les hommes. Car vous avez prié pour eux, intercédé pour eux, satisfait pour eux, et mérité leur pardon par vos souffrances et par votre mort. Vous avez conclu leur traité de paix avec votre Père, et vous leur avez rendu l'accès facile auprès de lui. Vous avez laissé à votre Église le trésor de vos mérites , pour continuer cette médiation; et toutes les fois que nous nous convertissons, c'est de ce trésor que vient notre réconciliation avec le ciel.
Il n'y avait que vous , ô mon Jésus , qui pussiez être noire médiateur. Tous les hommes et tous les anges ensemble n'étaient pas capables d'approcher de votre Père, de traiter en notre nom et de satisfaire à sa justice ; il fallait pour cela un Dieu fait homme. Le médiateur devait être homme afin qu'étant l'un des nôtres, il pût supplier, souffrir et mourir; il devait être Dieu, afin qu'il pût donner un prix infini à ses souffrances et à ses mérites, réparer dignement les injures faites à la gloire divine , et satisfaire adéquatement à l'outrage que le péché du premier homme et les péchés de ses enfants avaient commis envers la suprême Majesté.
Soyez béni à jamais, ô Seigneur, de nous avoir accordé votre médiation , et de l'avoir si souvent renouvelée en nous appliquant sans réserve le trésor de vos mérites. Puissé-je vous témoigner ma reconnaissance par une sainte préparation à re- j cevoir les sacrements , qui sont la source principale par où v(rà bienfaits arrivent jusqu'à nous. /''
Daignez , ô Jésus , continuer à m'appliquer vos mérites pendant toute ma vie, et surtout à l'heure de ma mort. Hélas l quoique vous soyez le médiateur de tous les hommes , tous ne sont cependant pas sauvés. Vos mérites sont un remède universel et suffisant pour le salut de chacun; mais afin que tous soient effectivement guéris, il faut que cette vertu universelle leur soit appliquée par la foi, l'espérance et la charité dans lesquelles ils auront vécu ot seront morts, car votre /