‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 292 sur 361 · XIX. -- Jésus -Christ notre ami · texte numérisé non relu

XIX. -- Jésus -Christ notre ami

Jésus, oserai -je le dire? vous êtes mon intime ami. N'est-ce pas vous qui avez dit à vos apôtres : Désormais je ne vous appellerai plus des serviteurs, mais des amis? » (Jean. XV, 15.) Et vous les traitâtes en effet comme tels, partageant tout avec eux: vos richesses, vos secrets et jusqu'à votre Esprit -Saint, que vous leur envoyâtes au cénacle.

Ce que vous avez fait pour eux, vous ne cessez de le faire pour moi, me consolant, me secourant, et remplissant envers moi tous les devoirs d'un bon et fidèle ami.

Vous êtes un ami libéral , car vous avez sacrifié pour moi votre repos, votre gloire, et votre joie sur le calvaire. Vous êtes un ami constant , puisque vous ne vous rebutez pas de mes ingratitudes , de mes froideurs, de mes infidélités. Jamais vous n'abandonnez personne le premier; au contraire, vous cherchez ceux qui vous abandonnent; et quand ils reviennent à vous, vous êtes toujours prêt, non seulement à leur accorder le pardon , mais à les introduire plus avant dans l'intimité de votre cœur.

Je vous remercie, ô mon Jésus, de toutes les marques d'amitié que vous m'avez données , et de ce que cette amitié va jusqu'à vouloir me placer à côté de vous sur votre trône céleste. Pardonnez -moi de vous avoir souvent manqué d'attachement, de vous avoir même trahi en me liguant avec vos ennemis.

Faites -moi la grâce de mieux cultiver désormais votre amitié précieuse, et d'y répondre par un amour plus tendre, plus fidèle, plus sincère, plus simple, sans réserve, de sorte que mon âme et mon corps soient à vous, et que, dans mes peines, toute ma consolation soit de me réfugier dans votre cœur, pour vous raconter mes tribulations, pour y puiser de nouvelles raisons et de nouveaux moyens de vous aimer. Ainsi soit -il.

QUATRIEME PARTÎË 567

XX — Jésus -Christ notre médecin.

Vous êtes, ô -Seigneur, notre véritable et très habile médecin, médecin pour nos corps, médecin pour nos âmes.

Gomme médecin des corps, vous daigniez guérir souvent les malades pendant votre vie mortelle, faisant pour eux d'innombrables miracles. Mais vous êtes surtout venu ici-bas afin d'être le médecin des âmes, selon que vous l'avez dit vous-même : « Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. » (Luc. xix, 10.) Le moyen que vous avez choisi pour les guérir a été un moyen d'amour; vous nous avez enlevé toutes nos infirmités en les prenant toutes sur vous !

Nous avons encore chaque jour besoin de vous, ô médecin complaisant; cardans nos combats continuols contre le démon, le monde et les passions, nous recevons sans cesse de nouvelles blessures. Mais de même que le serpent d'airain élevé par Moïse dans le désert guérissait la morsure des serpents venimeux dès qu'on le regardait, ainsi c'est en vous regardant et en vous invoquant que nous sentons bientôt nos blessures guéries.

Non seulement, ô médecin prudent, vous guérissez les maladies qui nous ont abattu, mais vous prévenez celles qui pourraient nous atteindre et nous transmettre des germes de mort ; car vous êtes la résurrection et la vie , et quiconque demeure en vous a en lui un principe impérissable qui résiste à la mort.

Je vous remercie, ô mon bon médecin, de ce quêtant de fois vous m'avez soigné et sauvé de maladies mortelles; mais, vous le voyez, je suis encore faible, et sans vous ma rechute serait inévitable. Je me confie donc en vous seul. Je crois à l'efficacité des remèdes que vous m'ofi'rez , et je ne veux manquer en rien aux prescriptions que vous m'ordonnerez , ni me plaindre des privations que vous m'imposerez. J'aurai surtout une grande confiance à l'Eucharistie, qui est par excellence ranlidote contre le poison des vices, le soutien des con-

valescents, la santé des forts. Faites, ô Jésus, que si je ne la reçois pas encore avec la disposition des parfaits, je la reçoive du moins avec l'humilité d'un malade qui connaît sa faiblesse et qui comprend que là seulement il trouvera la santé, la vie et la gloire. Amen.

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