NEW-YORK
Population : 1860, 3,880,736; 4870, 4,382,759.
11 y a toujours eu des écoles dans l'État de New-York, depuis sa fondation par les Hollandais. Les premiers émigrants importèrent avec eux de la Hollande les institutions de leur pays natal, son industrie, son esprit de tolérance, ses soins pour l'éducation morale et religieuse du peuple. A l’époque où la persécution était la règle générale en Europe, les Pays-Bas formaient une honorable exception : nul n'était inquiété parce qu’il était arminien ou catholique.
A la même époque, les Néerlandais pourvurent au progrès intellectuel des enfants en établissant, les premiers, un système complet d’écoles communales. Elles étaient attachées aux églises, et les consistoires prenaient grand soin d’inculquer aux enfants les enseignements du catéchisme d’Heidelberg et les principes de la religion. Cette éducation s’étendit à toutes les classes de la société; le collège deFraneker fut fondé, en Frise, en 4 585, et en môme temps des écoles furent établies dans tout le pays.
Le gouverneur Stuyvosant, qui possédait de grandes propriétés dans la colonie et qui avait une véritable affection patriotique pour son pays d’adoption, écrivit en Hollande, on 4649, pour qu’on lui envoyât un maître d’école pieux et très-capable, parce que ceux de la colonie n’avaient pas les capacités nécessaires.
S'il faut en croire un historien du temps , à l’époque où les Hollandais furent forcés de céder cette colonie aux Anglais, des écoles existaient dans presque chaque village. On y créa aussi, en 4659, une école latine, dirigée par le docteur Alexandre Carolus. L'histoire moderne n’offre rien de comparable à cette colonie hollandaise. Les habitants tiraient leur principale subsistance de la pèche ; ils étaient pauvres, et néanmoins ils entretenaient trois écoles publiques, une école latine et une foule d’écoles privées. Aussi l’instruction était-elle généralement répandue.
Aucune attention particulière ne fut donnée par les Anglais à l'éducation ; les bons maîtres devinrent rares à mesure que les tra-
ditions néerlandaises s'affaiblirent. L’un des changements amenés par la guerre de l'Indépendance fut le complet abandon de la langue hollandaise dans les écoles et dans les églises. Il est vrai que des sermons y furent encore prèchés occasionnellement dans cetto langue cinquante ans après, mais son influenco sociale cessa, les personnes âgées l’oublièrent et la jeunesse ne l'apprit plus.
Immédiatement après la révolution, l’attention publique fut portée sur les écoles : la nécessité d’uno éducation populaire fut sentie et reconnue. Dans son message annuel de 1792, le gouverneur Clinton recommande la propagation de l'instruction au moyen d’une inter- , vention efficace de l’Étal.
Conformément k celle recommandation la législature vota en 1795 un acte pour encourager l’établissement d’écoles, et elle leur affecta pour la durée de cinq ans, 50, (KO dollars par an. Depuis lors la législation scolaire a été sans cesse améliorée.
Los écoles communales sont entretenues au moyen des ressources suivantes.
1° Le revenu du fonds des écoles communales. Ce revenu est d’environ 170,000 doll. par an.
2° La somme que la législature vote chaque année sur le revenu du dépôt du « fonds des États-l'nis. » C’est un revenu annuel de 165,000 doll.; mais la législature peut toujours appliquer ce revenu à un autre objet.
3° L’impôt général de l’État. La principale ressource des écoles pour payer le salaire des instituteurs doit provenir do l’impôt de l’État, qui étant Gxé à un et un quart de mill par dollar de capital évalué, produira h peu près deux millions de dollars par an.
4° Taxes des districts, cités et villages. Ces taxes ne sont pas réglées par la loi et le montant levé chaque année varie suivant les besoins. L’achat du terrain, la construction des écoles, et le mobilier scolaire, sont payés uniquement par les taxes locales votées annuellement par les contribuables.
5° Le revenu du fonds local. Le revenu des fonds locaux, principalement celui des terres d’église et d’école, est d’environ 19,182doll., il varie peu annuellement.
Organisation. — Le district d’école est la plus petite subdivision territoriale de l’État. Elle est tracée par le commissaire des écoles. Les habitants, à l’assemblée annuelle du district, réunie le second mardi d’octobre, peuvent élire un président, un ou deux administrateurs, un commis, un receveur et un bibliothécaire. Ils ont le droit de désigner un terrain pour l’école, d’en faire bâtir ou réparer le local, le pourvoir de combustible et du mobilier nécessaire, et de couviir les déficits des taxes antérieures. Us peuvent aussi voter des taxes n’excédant
AMÉRIQUE
pas 25 doll. pour mobilier et livres de classe, 10 dull. pour la bibliothèque, 25 doll. pour dépenses éventuelles ainsi que toute la somme nécessaire pour les besoins généraux de l’enseignement.
Le chapitre 406 des lois de 1867 décide quetoutargent nécessaire pour entretenir les écoles, après que les subsides de l’État et le revenu des fonds ont été épuisés, doit être levé par des taxes de district.
Le bibliothécaire est élu pour un an; il a la charge de la bibliothèque du district scolaire.
Le receveur est nommé pour un an et il donne caution pour le fidèle accomplissement de ses fonctions qui consistent à percevoir l’argent des taxes votées ot à payer sur mandat des trustées.
Le commis est nommé pour un an. il fait le procès-verbal des assemblées de district, fixe l’époque des réunions annuelles et spéciales, assiste aux réunions des trustées et fait le procès-verbal de leurs délibérations.
Le district peut élire un ou trois trustées. S’il décide qu’il n’en faut qu’un, on le nomme pour un an. S’il décide qu’il en faut trois, ils sont nommés pour trois ans, dont un à élire chaque année. ..Les trois trustées se constituent en comité scolaire.
<Le seul trustée ou le comité détient la propriété du district en qualité de personne civile. Le droit et les obligations des trustées, sont de réunir les assemblées, d’établir le tableau de réparlitionjdes taxes, d’acheter le terrain, de bâtir ou de louer des locaux d’école, de contracter avec les instituteurs, de les employer et de les payer, de gérer généralement toutes les affaires scolaires du district.
Tous les enfants de 5 à 21 ans résidant dans le district, peuvent fréquenter l'école. Un instituteur « qualifié » peut seul recevoir un traitement sur la caisse du district. Un instituteur «qualifié» cstcelui qui a reçu un diplôme d’une école normale de l’État, un certificaldu surintendant ou du commissaire d’école ou du fonctionnaire que la loi déterminera.
Les instituteurs sont obligés de tenir une liste de présence de tous les élèves, en marquant exactement les absences.
Les trustées de chaque district doivent, du 1"au 15 octobre de chaque année, envoyer au commissaire des écoles, un rapport écrit mentionnant, 1° le nombre total des jours où l’enseignement a été donné par des instituteurs autorisés;
2° le montant de leurs mandats sur le receveur pour le payement du salaire des instituteurs, pour l'achat de livres et mobilier d’école et l’emploi des sommes ainsi reçues;
3° le nombre d’enfants qui ont fréquenté l’école ou les écoles des districts, le total des jours de fréquentation de tous ces enfants;
4° le nombre des enfants de l'âge de 5 à 2* ans résidant dans lo
district, le nom des parents ou autres personnes chez qui ces enfants ■résident respectivement, ainsi que le nombre des enfants demeurant chez chacun d’eux;
5° le montant des sommes payées pour le salaire des maîtres joint à celles payées au moyen des subsides de l’État à ce destinés, le montant dos taxes levées dans le district pour toutes les dépenses scolaires ■et tous autres renseignements concernant les écoles et le district que le surintendant de l’instruction publique peut réclamer.
Les commissaires scolaires sont élus dans les arrondissements spéciaux actuellement établis par la loi. Le pombre des commissaires est de 112. Ils sont nommés pour trois ans et sont rééligibles. Ils ont le pouvoir, et il est de leur devoirde visiter et d’examiner l’école, de donner des conseils aux trustées , de surveiller l'état des bâtiments d’école et de condamner ceux qui sont complètement impropres à leur destination; d’indiquer le programme des études et les manuels; d'examiner les instituteurs et de leur délivrer des diplômes; d’instruire les accusations dirigées contreeux, et, sur preuves suffisantes, d’annuler leurs brevets. Ils doivent aussi répartir annuellement entre les districts les- fonds scolaires mis à la disposition de leurs comtés respectifs par le surintendant général de l’instruction publique.
Le surintendant général est élu pour 3 ans par les membres du Sénat et de l’Assemblée réunis en séance plénière. Il exerce la haute surveillance sur les écoles publiques, les visite, s'assure de leur bonne administration et dirige tout ce qui concerne la discipline et l'instruction. II répartit et distribue les subsides que l’État accorde aux écoles; contrôle la répartition faite entre tous les districts par les commissaires scolaires et veille à ce que, dans chaque district, l’argent soit employé par les administrateurs et payé par les receveurs, conformément à la loi. Il donne ses conseils aux fonctionnaires des écoles, aux instituteurs et aux habitants surtoulcs les questions qui concernent l’instruction. Il établit des règles au sujet des ■appels, connaît et décide tous les appels dans les contestations qui lui sont soumises, et sa décision est définitive. Il est chargé de la direction générale des conférences d’instituteurs. Il peut pour ces réunions employer des instituteurs et des «conférenciers », les rétribuer et certifier les comptes des dépenses faites pour cet objet. Il établit les règlements touchant les bibliothèques d’école. Il est président du Comité exécutif dos écoles normales de l’État et répartit entre les arrondissements le nombre d’élèves normalistcs auquel chacun a droit.
Il a la direction suprême du personnel et des études dans les ■écoles normales.
Il dirige aussi toutes les écoles d’indiens de l’État, et fait annuel-
AMÉRIQUE
iement un rapport 'a !a législature sur la situation des écoles et institutions qui sont placées sous sa surveillance et recommande les mesures qui, suivant lui, doivent contribuer au progrès de l’instruction.
Progrès de i‘ instruction ■ — Depuis l’année 1815, où un système scolaire complet a été établi, la population a quadruplé la et valeur des propriétés imposées a décuplé. Le nombre des districts d’écoles est quintuplé, et toute la superficie de l’État a été divisée en dislricls, à l’exception des déserts du nord que les routes et les canaux n’ont point encore ouverts à la culture.
Les quatre premières décades indiquent plus d’enfants recevant l’instruction, que la statistique n’en mentionnait. Cette apparente anomalie provient de ce que l’àgo d'école était de 4 à 16 ans jusqu’en 1851. Depuis lors il est do 4 à H ans. Jusqu’en 1854 on n’a pas pu fixer le total des dépenses scolaires, parce que les trustées n’avaient point été chargés de fournir des données complètes sur ce point.
Cm
KVAL U AT ION
de» propriétés réelles et personnelles en dollars.
a * as to
to
as „
JD
et. 3 0
** rt