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moins comme spécialité d'enseignement que comme règle d'admission.
Nous faisons entrer dans la deuxième classe toutes ces maisons nommées petites écoles, fondées pour chaque paroisse en particulier, soutenues et alimentées par tes libéralités de ses habitant» et à& clergé local, surveillées par le curé et la fabrique, et ouvertes aux seuls enfants des paroissiens t a moins que les fondateurs n r e» eussent autrement décidé pat une dérogation formellement exprimée.
Si, ea déroulant la succession des divers foyers dlnstruetion élémentaire dont nous avons à parcourir les trop incomplètes annales, nous domwws aux établissements d'ordre spécialement paroissiaf le pas sur ceux d'ordre général, c'est qu'il nous a semblé que leur importance, non moins que l'antériorité de leur fondation, justifiait suffisamment cette sorte d'anomalie.
Peut-être eussions-nous pu établir un troisième groupe intermédiaire, formé de ces établissements libres connus sous le nom de tutelles, et dont on trouve un nombre si considérable avant le XVII e siècle, où ils subsistèrent alors côte k côte avec les écoles de charité. Il est souvent fort difficile de distinguer les unes des autres en l'état fort incomplet des documents qui nous sont parvenus. Il nous a donc paru que, sauf la priorité d'ancienneté qui revient souvent aux tutelles, — puisqu'il ne faut pas oublier que nous ne possédons plus les archives des écoles fondées par Théodulfe, — ces deux genres d'établissements scolaires n'offraient pas
entre eux assez de différences pour mériter d'être considérés à part (1).
(i) Il nous semble toutefois que les trois écoles dont les noms suivent ne peuvent et ne doivent être rangées que dans la catégorie des tutelles. Voici comment on les trouve désignées dans un « papier des acquèremens » de 1416-1417 : « unes petites escoles laquelle lessa Jehan de Bacons ; » — « les escoles de Messire Baudes de Mascons, où list (où professe) de présent Messire Jehan de Nouaillié ; » « les escolles, comme elles se comportent, où list Messire Simon Guéret. » (Arch. dép. du Loiret, A, 1928.) Messire Simon Guéret était chanoine de l'église d'Orléans.
Il est en outre question, dans l'inventaire des archives départementales en 1412, des écoles de l'hôtel du Petit-Saint-Gilles. (Ibid., A, 1994.) Ne seraient-ce point celles de la rue du Gros- Anneau dont nous avons parlé ? Enfin, dans le Cartulaire de Notre-Dame de Bangency, il est fait mention, en 1425, des escoles feu André de Bellevoies, contiguës à celles que l'abbaye entretenait à Orléans pour ses étudiants. (G. Vignat, introd., p. xxxvi.)