III. — Faculté de médecine
Cette Faculté n'a reçu qu'en 1814 les sommes nécessaires à son installation. L'État lui accorda 100,000 fr. sur les 250,000 fr. que lui avait payés
2j0 deuxième partie.
la banque du Phénix d'Hartford, pour obtenir son privilège. Plusieurs particuliers et entre autres M. Israël Munson, originaire de Newhaven, qui lui donna 23,000 fr., ajoutèrent des sommes plus ou moins importantes à cette première dotation.
L'école de médecine a sept professeurs pour renseignement de la chimie, Taccouchement et les maladies des femmes et des enfants, la pathologie et la microscopie, la matière médicale et la thérapeutique, la chirurgie, Fanatomie et la physiologie, la chimie physiologique, la théorie et la pratique de la médecine.
La Faculté, qui ne compte aujourd'hui que yingt élèves, en a eu jusqu'à quatre-vingt-treize en 1822. D'importantes réformes sont proposées par les professeurs pour donner à l'enseignement plus de solidité et d'étendue. Une meilleure méthode, consistant à substituer à des cours généraux des leçons plus pratiques, une répartition plus rationnelle des différentes branches d'instruction, enfin des examens plus sévères, soit à la fin de chaque année, soit après la quatrième, celle où doit être conféré le grade de docteur, tels sont les moyens par lesquels on espère relever les études de ce département et le mettre au niveau des autres. Pour atteindre le but désiré, le savoir et la bonne volonté ne suffisent pas : le muséum de médecine est encore bien insuffisant; les traitements affectés à chaque chaire, bien dqo-
COLLÈGES; UNIVERSITÉS, ÉCOLES SPÉCIALES. 2ol
destes. L'initiative des amis de la science, qui ont doté si richement les autres services de l'université, fera, tôt ou tard, sortir celui-ci de l'état d'infériorité relative dans lequel il se trouve.