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L'INSTRUCTION PUBLIQUE SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE

S oUS le régime français, il n'y eut pas d'organisation scolaire régulière au Canada et l'instruction populaire y fut laissée, presque complètement, à l'initiative de différents ordres religieux et du clergé catholique.

Les premiers, les récollets essayèrent d’inculquer les éléments de l'instruction aux populations

indigènes. Dès 1616

F ils ensei naient la lecture et l'écriture, en même

temps que Je catéchisme, aux enfants Sauvages de leurs missions. Les rela-

tions du temps mentionnent aussi que, vers 1632, deux Jésuites, les pères Lejeune et Lalemant fai-

En 1637,

les jésuites ConStruisaient un collège à Québec, et c

inq ans après, dans la même ville, les Ursulines ouvraient la première école de filles dans la Nouvelle-France (1. Ce dede institutions furent les Premières qui, alors qu’il n'était pas encore question d'écoles normales, donnèrent, dès 1836, des Cours pédagogiques pou jeunes filles à l'enseignement.

"en 1857, quand les écoles normales furent instituées,

c'est aux ursulines de Québec que furent confiées les élèves de la division des filles.

T préparer les Vingt ans plus tard,

Puis, en 1663, Mgr de Laval, le premier évêque de Québec, établissait dans sa

Un grand séminaire, auquel il]

ville métropolitaine adjoignait, cinq ans

DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC y

après, le petit séminaire qui existe encore aujourd’hui. Cette maison d'éducation a donné naissance, en 1852, à l'université Laval, qui compte depuis plusieurs années une succursale florissante à Montréal, et à laquelle la plupart des collèges classiques de la province sont affiliés.

D'autre part, M. de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, faisait venir, en 1653, la sœur Marguerite Bourgeois, fondatrice de la Communauté de .m Congrégation Notre-Dame, dans le nouveau monde. Cet ordre prospère, qui ouvrit sa première école dans un hangar, comptait déjà en 1747 douze maisons d'éducation de plus ou moins d’importance établies dans les principales paroisses de la colonie.

Dès avant 1740, les sulpiciens entretenaient aussi des écoles de garçons à Montréal.

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