‹ L'instruction publique dans la province de QuebecChapitre 16 sur 29 · INSTITUTIONS D’ÉDUCATION SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS D’ÉDUCATION SUPÉRIEURE

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On compte trois universités : une française et catholique, l’université Laval, de Québec, qui a une succursale très florissante à Montréal, et deux anglaises protestantes, l'université McGill, à Montréal, une des institutions de haute éducation les plus importantes du continent américain, et le Bishop’s College, à Lennoxville.

Université Laval. — L’université Laval fut fondée en 1852 par le séminaire de Québec. Elle comprend des facultés de théologie, de droit, de médecine et des arts, cette dernière se subdivisant en deux sections, les sciences et les lettres. Les cours y sont de quatre ans pour la théologie et la médecine

■et de trois ans pour le droit.. Il n’y a pas de cours réguliers pour la faculté des arts. Elle délivre pour chacune de ces facultés des diplômes de bachelier, de licencié ou maître et de docteur.

Cette institution est complètement indépendante du gouvernement. La haute surveillance y est dévolue à un conseil supérieur composé des archevêques et évêques de la province, présidé par l’archevêque de Québec lequel en est aussi, de droit, le visiteur. Elle est administrée par un conseil composée du recteur, qui est toujours le supérieur du séminaire, du directeur du séminaire et des trois plus anciens professeurs de chacune des quatre facultés.

En 1876, une succursale de l’université Laval soumise aux mêmes règlements et jouissant de tous les privilèges de la maison mère, sauf la collation des degrés universitaires, a été fondée à Montréal. A cette maison a été attachée, une de ces années dernières, l’école Polytechnique, qui est sous son entière direction et pour laquelle le gouvernement accorde une subvention annuelle importante.

Pendant l’année scolaire 1902-03 les deux branches de l’université Laval comptaient 112 proiesseurs et 1131 élèves.

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Les musées d’anatomie et d’ethnologie et les collections géologiques, minéralogiques, entomologiques, zoologiques et botaniques de cette université sont fort remarquables. La bibliothèque de la maison mère, à Québec, qui contient probablement la collection la plus complète qui existe des ouvrages publiés sur le Canada et toute l’Amérique, ne renferme pas moins de 160,000 volumes choisis avec soin et intelligence. Une galérie de peintures renferme aussi un certain nombre de toiles de maîtres assez remarquables.

Université McGill. — L’université McGill, ainsi appelée du nom de son fondateur qui lui légua des biens-fonds d’une valeur considérable, a été, de fait, fondée en 1811, quoique sa charte ne date que de 1827. Elle est protestante, mais sans distinction de secte, et est administrée par douze directeurs nommés par l'exécutif. Le gouverneur général du Canada en est, de droit, le visiteur.

Les cours y sont de quatre ans pour les arts, la médecine et les sciences appliquées aux arts et de trois ans pour l’étude du droit et de la médecine vétérinaire. Un assez grand nombre des étudiants qui suivent ses cours viennent des provinces an-

DANS DA PROVINCE DE QUÉBEC

glaises de la confédération canadienne et même des Etats-Unis.

Un cours polytechnique est aussi donné par cette institution, qui a également sous sa direction une école normale pour les filles et les garçons.

Cette université, grâce à des dotations très importantes qu'elle reçoit fréquemment, ne laisse absolument rien à désirer tant pour l’excellence de l’enseignement qu'on y donne que pour l’aménagement matériel qui est établi d’après les perfectionnements les plus modernes. Elle peut avantageusement rivaliser avec les plus puissantes institutions du même ordre de l’Europe et des Etats-Unis. Sa bibliothèque contient 124,000 volumes.

En 1902-03, 196 professeurs enseignaient dans cette université dont 1,083 élèves suivaient les cours.

Bishop’s College. — L’université de Lennoxville, plus connue sous le nom de Bishop’s College, fut fondée en 1845 Par très révérend Dr Mountain, mais sa charte ne lui fut octroyée qu’en 1852. Elle est sous la direction de l’Eglise anglicane. Le but principal de sa fondation était l’étude de la théologie, qui aujourd’hui y est peu enseignée. On y suit maintenant des cours pour les arts, la médecine et même la chirurgie dentaire.

Cette institution comptait 21 professeurs et 108 élèvès, en 1902-03.

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