‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 93 sur 110 · ÉCOLES DE SANTÉ · texte numérisé non relu

ÉCOLES DE SANTÉ

Établies en vertu de la loi du 14 frimaire an II

3 écoles : Paris ^ Montpellier j Strasbourg,

Celle de Paris est parvenue au degré d'activité le plus satisfaisant. Celle de Montpellier ne présente pas un succès

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aussi complet. Cependant, elle reçoit, outre les élèves salariés par la République, nombre d'élèves externes attirés par le talent des professeurs. Celle do Strasbourg n'a pu être organisée entièrement. Le choix des professeurs ne laisse rien à désirer, mais « leur talent a été paralysé par la discorde et l'esprit de parti, et par la longue suspension du traitement des membres do cet établissement. » L'école est dans un état de dissolution presque totale.

GOLLÈOC ÉGALITÉ

Les bourses ayant été regardées comme le résultat d'une bienfaisance particulière à la vérité, mais de la plus grande utilité pour l'instruclion générale et comme un dépôt sacré entre les mains de la nation, la Convention nationale les a conservées par les décrets du 9 et 22 mars et du 5 mai 1793.

Mais il a fallu réformer les vices qui s'étaient introduits dans l'établissement du CoUège-Ëgalité depuis qu'on avait converti en casernes une partie de ses bâtiments, que la cessation de l'enseignement public, et, à une époque postérieure, la pénurie des vivres, avaient déterminé à retourner dans leurs familles un grand nombre de ceux des élèves qui, n'étant point soumis à la loi de la première réquisition, étaient restés dans la maison.

Le peu qui y était encore réuni, ayant fixé l'attention du gouvernement, on avait suppléé à l'enseignement public par un enseignement particulier qui comprenait des cours de mathématiques et de littérature française et latine. Pour ranimer les études et pour rappeler l'ordre et la discipline, on a pris des mesures qui ont eu l'effet qu'on s'en était promis, et, depuis la mise en activité de l'école centrale, établie au Panthéon, on y conduit les élèves. Mais ce qui prouve en faveur de cet établissement, c'est qu'il a fourni des sujets distingués à l'École polytechnique, où viennent d'être admis tous ceux des boursiers qui se sont présentés au dernier concours.

Il renferme, en outre, un nombre considérable de jeunes gens appliqués et laborieux.

Son utilité est d'ailleurs tellement reconnue, que, conformément aux décrets précités, on a fait nommer aux bourses vacantes et que, par là, on a encore ouvert une ressource, pour l'éducation de leurs enfants, aux citoyens peu fortunés et qui ont bien mérité de la patrie.

ÉCOLE DE LIANOOURT

Les trois écoles dites de la Montagne, de Popincourt et du Prieuré Martin-des-Ghajnps, réunies au ci-devant château de Liancourt, par la loi du 20 prairial an III, ont formé un établissement ouvert aux enfants des victimes de l'explosion de Grenelle, à ceux des Corses et des Colons réfugiés, enfin aux fils des nombreux défenseurs de la patrie.

Cet essai d'une éducation républicaine, agricole et scientifique a beaucoup souffert et souffre encore par les difficultés des approvisionnements et le partage des dépenses et de la surveillance entre deux quartiers différents du ministère.

Il faut corriger cette incohérence préjudiciable par uuc organisation simple et centrale.

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