‹ L'instruction publiques en France: observations sur la situation de l'instruction publique enChapitre 2 sur 7 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Je dois dire au lecteur quelle circonstance m'a conduit à écrire ces Observations.

J'achevais de corriger les épreuves du livre que j'ai consacré à l'histoire de lord Beaconsfield et de son temps, lorsque le hasard d'une conversation me fit connaître le concours ouvert par M. Isaac Péreire, quelque temps avant sa mort, sur diverses questions d'économie sociale. Une assez longue absence de Paris et les recherches qui avaient absorbé toute mon attention me l'avaient laissé ignorer. Un ami me procura le programme des sujets mis au concours. Le second était relatif au meilleur système d'instruction publique et soulevait les questions de la gratuité et de l'obligation.

Deux semaines à peine me séparaient du terme assigné aux concurrents ; mais le sujet était de ceux sur lesquels ma pensée s'était le plus souvent et le plus sérieusement arrêtée. Je me sentis entraîné à prendre la plume, et je jetai rapidement mes idées sur le papier, moins dans le but de prendre une part

n AVANT-PROPOS.

tardive au concours que d'exposer et de défendre des convictions déjà anciennes dans mon esprit.

Je dois rendre hommage à l'impartialité de la commission d'examen. Mon mémoire heurtait les opinions que la plupart de ses membres professent sur la législation de renseignement. Néanmoins, elle a bien voulu accorder à cette œuvre hâtive et incomplète une des récompenses dont elle disposait.

Bien que la commission, par une déclaration publique, ait décliné expressément toute solidarité d'opinions avec les œuvres qu'elle avait distinguées, j'ai pensé qu'il y avait, pour les auteurs, une obligation morale de publier leurs mémoires tels qu'ils avaient été soumis àson examen. Autrement, j'aurais essayé de rendre ce petit écrit plus digne du public.

En me décidant, néanmoins, à le livrer à l'impression et en renonçant au voile d'un pseudonyme, j'obéis au devoir qui, dans les temps troublés que nous traversons^ me parait s'imposer aux bons citoyens, celui de rendre témoignage à ce qu'ils croient être la vérité.

Septembre 18 •

EN FRANGE

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