‹ L'Insuffisance réflexe de la Ventilation PulmonaireChapitre 30 sur 62 · NT · texte numérisé non relu

NT

Nous voyons ensuite cette amplitude maxima se maintenir sensiblement égale à elle-même, tandis que la fréquence continue à augmenter.

Parfois la fin de l’épreuve est annoncée par une rapide diminution de l’amplitude, indiquant que la résistance du sujet est vaincue.

INTERPRÉTATION DU PNEUMOGRAMME

Le pneumogramme obtenu au cours de l’épreuve d’hyperpnée provoquée en espace clos comporte divers éléments mesurables.

Tout d’abord avant l’épreuve nous avons mesuré la capacité vitale d’Hutchinson comme avec un spiromètre ordinaire. ù

Cette mesure nous donne le volume maximum que la ventilation peut mobiliser; non seulement elle nous fournit par elle-même des renseignements particulièrement intéressants sur l’état anatomique du « coffre >» pulmonaire, mais de sa comparaison avec un autre élément du graphique nous tirerons des déductions importantes sur la valeur fonctionnelle de la ventilation.

Pendant l’épreuve proprement dite nous constatons que le volume de la ventilation s’est considérablement accru et ceci à la fois par l’ampliation et la rapidité

des mouvements respiratoires.

AD

L'AMPLITUDE MAXIMA DES MOUVEMENTS RESPIRATOIRES MESURE LA CAPACITÉ VITALE RÉFLEXE

Le développement de l’amplitude des mouvements respiratoires se fait plus ou moins régulièrement jusqu’à l'établissement d’un palier qui se maintient pendant quelques minutes avant la fin de l’épreuve et du graphique. |

Cette amplitude maxima de la ventilation présente à nos yeux un intérêt essentiel. Elle mesure la capacité pulmonaire la plus grande que le sujet est capable de mobiliser lorsqu'il est soumis aux sollicitations d’un besoin respiratoire extrême.

Avec M. Goiffon nous l’appelons capacité vitale réflexe pour l’opposer à la capacité vitale d’Hutchinson qui est développée dans des conditions expérimentales, sous l’incitation de la volonté.

Cette capacité vitale d’Hutchinson que M. Goiffon a appelée capacité vitale volontaire, reste la grandeur anatomique dans laquelle la capacité vitale réflexe peut se développer.

Théoriquement on peut concevoir que la C. V. R. égale la C. V. V. c’est-à-dire que la ventilation maxima provoquée soit par l'excitation volontaire, soit par le mécanisme des réflexes respiratoires puisse avoir la même mesure.

Or, et c’est là un fait important, nous verrons plus loin que la C. V. V. reste toujours plus grande que la CNER:

Non seulement la respiration réflexe ne peut at-

teindre l’amplitude que la volonté peut artificiellement développer, mais de plus le rapport entre ces deux grandeurs est variable suivant les individus, certains étant capables d'utiliser en grande partie . leurs possibilités anatomiques, d’autres au contraire ne le faisant qu’à un bien moindre degré.

CNE Le rapport = mesure ce coefficient d’utilisa- CN Ne

tion qui nous permettra d'établir des catégories de types respiratoires différents.

Page 1