RÉGULARITÉ DU GRAPHIQUE OBTENU PENDANT L'ÉPREUVE
L’accroissement de l'amplitude et l'accélération des mouvements respiratoires se font simultanément et le graphique dessine cette progression régulière de la ventilation.
En fait cette régularité ne se manifes‘: vraiment que lorsque l’amplitude maxima a été atteinte. La soif d’air impérieuse qu’éprouve alors le sujet l’oblige a conserver le plus longtemps possible l’amplitude de ses mouvements respiratoires.
Il est en outre incapable de l’augmenter si peu que ce soit, comme si ses mouvements étaient limités par une butée.
Cette butée est physiologique et non pas anatomique puisque la C. V. R. est toujours inférieure au coffre anatomique de la capacité vitale volontaire.
La capacité vitale réflexe est bien une grandeur fixe au cours d’une épreuve chez le même sujet, indépendante de sa volonté.
Au contraire, au début de l’épreuve, la C. V. R. n’étant pas encore atteinte, le sujet peut volontairement modifier son attitude, s’accommoder à cette soif
d’air naissante. Il en résulte un tracé plus ou moins régulier, avec des paliers successifs.
Mais bientôt seul le réflexe respiratoire commande aux mouvements et le tracé se régularise. :
Chez certains sujets chez lesquels l'épreuve se prolonge, ou chez des asthéniques, il se produit parfois des oscillations plus ou moins périodiques, même dans la seconde partie de l’épreuve, lorsque leur besoin respiratoire est extrême et que la C. V. R. est atteinte.
Ces oscillations offrent certaines analogies avec le rythme de Scheyne Stokes, que produit l’anoxémie et également la fatigue.
Intercalant une résistance légère dans la tuyauterie du spiromètre et faisant ainsi intervenir la fatigue chez un sujet normal, nous avons obtenu, comme le montre les graphiques, des tracés voisins.