L'ASTHME PROVOQUE UN ÉTAT D'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE RÉFLEXE
Dupasquier (de St-Honoré) a montré récemment avec la méthode d’hyperpnée provoquée en espace clos, que les asthmatiques étaient souvent atteints d'insuffisance respiratoire réflexe, conservant une,capacité vitale volontaire normale avec une capacité vitale réflexe déficiente. Ce caractère les distinguerait des emphysémateux qui, au contraire, manifesteraient une diminution de leur capacité vitale volontaire et de leur capacité vitale réflexe, Le trouble de
la ventilation des asthmatiques serait donc physiologique, ils serait anatomique chez les emphyséma-
DURÉE EXCEPTIONNELLE DE L'ÉPREUVE CHEZ CERTAINS SUJETS. — IMPORTANCE DE L'ANGOISSE DYSPNÉIQUE SUR LA RÉGULATION DES MOUVEMENTS RESPIRATOIRES
Certains sujets nous ont montré un phénomène curieux qui est le signe d’une défaillance particulière du réflexe respiratoire. à 3
Les sujets chez lesquels nous avons constaté jusqu’à présent une insuffisance -réflexe de Ja ventilation, éprouvaient un besoin intense de respirer largement, une soif d’air qu’ils ne pouvaient satisfaire et qui ne se manifestait que par une trop faible ampliation des. mouvements respiratoires; ces sujets éprouvaient l’a-
vertissement de « l'angoisse dyspnéique >» comme les
Sujets normaux. ;
Ils étaient comparables à des individus ne sachant pas nager ou à peiné et qui sentiraient qu'ils s’asphyxient sans pouvoir faire les mouvements nécessaires.
Au contraire, certains individus, moins nombreux, souvent des asthéniques, des asthmatiques, voire des cardiaques, tout en ne développant qu’une insuffisante €. V. R., prolongeaient la durée de Fépreuve, sans : effort ni sensation pénible, non plus | 8 à 10, mais pendant 18, 20 et 251
Let EMA étant le même que tel d’ur sujet normal, il faut donc admettre que ces individus capables de se contenter d’une atmosphère ciose de
7 litres pendant plus de vingt minutes, ont une résistance anormale à l’asphyxie. :
Cette résistance est due à l'absence des phénomènes | avertisseurs de ERSpEyRLe tels que l’angoisse dysp- | néique. die Ils sont comme des individus qui se noieraient sans s’en rendre compte, parce qu’ils ne suffoqueraient : | pas en s’asphyxiant. rEAS | Nous voyons par ce phénomène curieux la part qui doit être réservée à la sensation même du besoin respiratoire, à la soif d’air, qui est la seule protection F3 contre l’asphyxie. A Ces cas de dissociation entre l’asphyxie objective et 1j” l'absence de-sensations subjectives sont facilement 7 mis en évidence dans l’épreuve de respiration en es-
pace clos, par son excessive durée.
hrs IX ; L’ENTRAINEMENT RESPIRATOIRE
anatomique ou à une insuffisance réflexe. Dans le pre- … mier cas, il faut surtout tendre à développer la capacitale volontaire, dont la diminution apporte un obstacle à l’ampliation pulmonaire; dans le second, cest le centre respiratoire lui-même qu’il faut stimuler afin d'accroître lutilisation ‘de la capacité vitale volontaire par la capacité vitale réflexe.