RÉÉDUCATION DU RÉFLEXE RESPIRATOIRE
L’entraînement volontaire ne peut rien sur les réflexes respiratoires; les mouvements respiratoires volontaires ne créent pas un état propre à activer le centre bulbaire.
Au contraire, on pourrait même soutenir qu’ils causent un état opposé à celui qui, physiologiquement, excite le jeu des réflexes respiratoires. Nous savons qu’au repos une hyperventilation importante et soutenue occasionne un chasse de CO2, une alcalose gazeuse qui, loin de stimuler le centre respiratoire, le déprime jusqu’à l’apnée secondaire dans les cas un peu sévères.
L'exercice musculaire, par contre, semble être le procédé de choix. Il cause une stimulation physiologique de la ventilation, et un tel entraînement redonnera peu à peu au centre respiratoire l’habitude, perdue, de répondre aux modifications physico-chimiques du sang, tendant vers l’acidose.
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Malheureusement, nous avons vu antérieurement que l’exercice mettait en cause la fatigue musculaire et l’état de la circulation.
De plus, l’exercice musculaire peut amener certains troubles du métabolisme chez les individus atteints d'insuffisance respiratoire.
MM. Goiffon et Chanvois ont montré dans de tels cas l’augmentation anormale des acides organiques dans l’urine.
Comme méthode d’exploration de la valeur fonctionnelle de la ventilation, nous avons préféré demander à la respiration en espace clos de provoquer une augmentation de la ventilation comme le ferait l’exercice musculaire, mais sans avoir à tenir compte de Pétat de la musculature et de la circulation.
Au cours de l’entraînement de l'insuffisance réflexe de la ventilation pulmonaire, nous appliquerons un procédé analogue, proposé par M. Goiffon.