B. V, cabinet de- titres, pièces originales, t. exix
I Dispositions mutuelles et testamentaires du président et de la présidente, en date du 30 mars 1709, A. P.. étude Delestre. 5. Ibidem,
I \\ I M Ml M II I
des requ«Hes puis intendanl ft Pau II appartenait surtout à la troisième, M I ilherine, iiinsi i|ii au fils cadet, » i . - maintenu
■ I acci oltre la prospérité de In maison
En matière d'unions matrimoniales, li Président se pi / peu, semble-t-il, d'assortir [ menls
Il songe plulùl ier des lorlunes, <-i il continue ainsi la
rir de ses opérations Jeune encore, Marie Catherine Vub< épouse, '-h 1 7*20, Louis François de Médnvj I ■ Ljendri du l 'i < sidenl esl affligé de •"••''• ans, el il - . dans les plaisirs mais
il a le grade de capitaine d el il deviendra chef d'es
dre ; il esl en outre le frère du marquis de Grancey, •■! frère d'un maréchal il porte le nom illustre des Médavj il doil hériter de
leur forti el enfin c'esl le Uégenl (iui l<- uni m. uni- Le ma
m de Louis, conclu un an plus tard, esl encore une excellente lire Le père de l'épousée, Jean Cherouvrier dcstîrassii -
in roi, inspecteur général de la Marine en I • ••!
• veur général des domaines <\<- celle province II esl très n iln- : c'esl comme un compère d'I rbain Auberl. Il ;i beaucoup amassé el beaucoup réalisé : il esl baron, il a terres cl seigneurii m Champagne el en Vnjou.
//. — Le Marquisat
Entre toutes les opérations heureuses qui préparaienl l'avène nemenl des Vuberl, la principale lui . sans conlesle, l'acquisition du marquisat II > avail dans ce domaine nomme le berceau d'une dynastie
• •n va è I • » i ( r 1 1 \ par Vernon I n courrier vous attend, qui rap pelle encore l'ancienne diligence. Le conducteur i gardé la pa
I lt \ cabinel rlet ( i \i\ Il semble qu'il failli
I Madeleim
pour laquelle I ri.. un Hubert »enl •■" I70t>, une donation au cnuvenl
congrégation .1.- Nolre-Il A. I>.. I
lion.
n cabinel des litres, pièces orii \t\
I \ I' l'Iiilippi' du<
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tience indéfinie du paysan soumis au travail de la lerre. [1 s'étonne qu'on soil pressé... < In n'a pas d'heure pour arriver h Tour- 1 1 \ . La l'alaise crayeuse du Vexin normand se dresse au-dessus de la Seine parsemée d'Ilots boisés. < m aborde l'escarpemenl par une dépression enlr'ouverle comme une entaille. Un étrange promontoire de calcaire gris blanc, au profil de citadelle, commande l'entrée de la forêt. Dans ce pays, le bois n'esl pas moins abondant que la pierre1. Les sapinettes régnent sur les sommets. Plus bas, les espèces se mélangenl sur 1rs glaises des pentes : les ormes el les chênes puissants, les bouleaux argentés, les hêtres, très hauts sur leur fûl lisse, émergenl d'un sous-bois touffu presque inextricable de fougère, de lierre, de clématite el de chèvrefeuille odorant. On aperçoit quelques pommiers égarés dans cette végétation spontanée et sauvage. A mesure que la roule monte, le feuillage s'éclaircit, l'ombre se dissout dans la clarté ; une surprise vous attend au bord de la forêt : c'esl la sensation inattendue de l'espace, de l'horizon qui s'ouvre tout à coup-. • •n a dans 1rs yeux, maintenant, de vastes plaines de cultures, ridées ou bosselées par endroits, le « Vexin bossu », comme ou l'appelle, entre le Vexin d'Etrepagny, plateforme à peine ondulée, el le Vexin français d'au delà de l'Epie, plus accidenté, plus arrosé, plus pittoresque. — Le courrier va vite, toujours plus vite; on ne regrette pas d'échapper à l'étreinte de la forêt. On passe entre une haie de pommiers, en vue de Tilly, le pays des Corneille. Lesvillag.es ne sont pas très distants les uns des autres; ils s'allongent au bord des routes et rayonnent en étoile autour des carrefours. A part quelques grandes termes qui font penser à celles de Picardie, la plupart des maisons sont petites, blotties sous leur toit de chaume ; quelques-unes en torchis ont l'air d'être très vieilles, peut-être contemporaines du personnage que nous éludions. Nous voilà au cœur du marquisat de Tourny. Le château est assez bien campé sur sa hutte de sable; il a perdu ses quatre tours, mais le cadre est resté le même, avec la cour d'honneur dessinée en hémicycle, et le parc ajouré de clairières. dessinées comme des appartements de verdure.
1. Raymond Bordeaux, La Normandie illustrée, t. I. p. 25. .'. Jules Sion, les paysans de la Normandie 'orientale, p. 90.
I marquisat m - - seulement un
domaine ovail une histoire '
i »n parle île ["ourn} nvunl Itoltou I ;i poMliou prend uiie réelle importance, du jour "ù l'Epie devienl Ironlii lilc du
Irai lé di St-Clair La pn i<lise de l'ourtn du
\ siècle Le prei r seigneur du lieu esl mentionne eu I1
I . premier chnleau esl délruil enlre 100* , i I Uni i relève sous les auspices de Cadoc, sire de i. iil ipi laine
Philippe V \ lin du u\ gneuric de
rournv, lief '!<• haubert à pleines armes rlienl, pu
Pierre de Villaines, futur roi d'Yvelol. partie à lîuillauu vosleau, licencié es l"i- Le roi <l Angleterre la conlisque un
ucnl Bile ensuite a la lamille d'Assy, en 1-107 el en
1...''.' 1 la mais les Pellevé rournj a sa place dans les annales
.1 Henri l\ Quelques jours avanl la bataille <\ Ivry, le duc de Monlpensier \ séjourne ave* 700 à 800 hommes au cours des 0|
rations du siège île Itoucn, Henri I \ ) établi I lui même s |uarli< 1
éral Biron, puis Dammarlin j revienncnl ensuite. D< eux, les Gascons laissent de mauvais souvenirs mi dit qu'ils coupent la plupart des blés, seigles, pois, fèves el autres grains qu ils enlèvent les chevaux, qu'ils pillent les maisons. La paix une fois rétablie, les Pellevé travaillent h la restauration du domaine
lui li',77. la seigneurie de rournj passe a I» inique de Monlforl
En It'i^'i. elle esl érigé* en marquisat, au profil des de Monlforl, avant de l'être au profil des Hubert
Elle comprend a celle époque, ''ii plus d'un domaine non fielTi .
un assez grand nombre de fiefs. Le domaine non fieffé c porte.
outre le château el la cour d'honneur, le jardin potager, l<- pai terre flanqué d un bois le bas pré, la ferme avec colombier, grauf écurie, vacherie, bergerie, le verger, la grande coui banale avec deux pressoirs banaux, en tout I" icres, auxquelles 230 s'ajoutent pour les terres en labour, les prés el les bois
Les liefs principaux sont les suivants le liefdc Requiecourl les liefs annexes de Chaumonl <•! de Marne de Villers, le fiel d< laignes avec 87 acres, le fief des Chats avei fiO le fief du Faj
I M \ P., P [lésai I. ii.-.iu île I y, \ v
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1(1 UNI IMiW I lui l!\l
le Fossé avec 88, le fief de la Théroudière avec3, le fief à là Itcine, le fief du Gril, le fief de la Bardoùillère, les fiefs de Heubécourl el Coupigny; un quart de fief étendu sur quatre paroisses; le fief du l»>is Gautier, le fief de Pressagny, le fief d'Adam de la Hoc le fief de Robert de \ illers, le fief de la veuve de Charles de Tilly. le fief de Vigof '. Un dictionnaire de 1711 parie de 17 fiefs nobles el de 6 en roture '-'.
L'étendue précise de ce domaine est difficile à déterminer. Il déborde la paroisse de Tourny. 11 comporte des enclaves dans toute la partie occidentale du Vexin bossu, dans les paroisses de Requiécourl et de Marcouville, île Cahaignes, de Tilly, de Pressagnj l'Orgueilleux, de Pressagny l'Isle, de Heubécourt. Il descend même au bord de la Seine, jusqu'à Vernonnet. Les achats d'1 rbain Hubert l'étendenl sans cesse, en direction île Tilly. de Pressagny el de Vernon .
La diversité des ressources du marquisat se ressent «le la iliflerence des sites. Les raisins mûrissent aux espaliers de Pressagny, sur 1rs pentes ensoleillées à l'abri du nord, tandis que les céréales régnent sur le plateau, au grand vent qui les ondule; le chanvre esl assez bien cultivé; les pommiers à cidre sont chez eux: la Corel de Vernon donne le bois : l'entablement du plateau fournil la pierre. C'est une belle campagne et un bon pays.
Tourny, chef-lieu du marquisat, esl moins qu'une ville. On y compte à peine 700 habitants. I ne seule industrie y prospère, • •elle de la toile ;. Les paysans s'y donnent rendez-vous pour les foires, mais le bétail manque parfois. Certain jour où il manquait tout à fait, le seigneur, ayant bridé deux de ses chiens, les lil conduire à la foire pour sauver au moins l'honneur du marché; depuis lors, par dérision, les paysans des villages voisins appelèrent « brideux de chiens » les gens de leur capitale 4.
A défaut d'un chef-lieu important, le seigneur de Tourny peut se targuer d'une certaine omnipotence.
Jusqu'au début du xvnr siècle, la seigneurie de Tourny a
1. A. P., P. Desabie château de Tourny, aveu de 1692, par Charles de Pellevé. el aveu de 1701, par Urbain Aubert. Chronique manuscrite de l'abbé Baudot.