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brigades de maréchaussée1, En même temps, sous l'impulsion de Grenier de Barmont, les assemblées interdites se multipliaient : les religionnaires se faisaienl baptiser <'t se mariaient entre eux, plus que jamais, en dépit des arrêts el «les ordonnances. Enrayée d'un côté, la propagande calviniste regagnait du terrain dans une autre partie de la généralité2. Comme les protestants de Languedoc el de Saintonge s'agitaient au même moment, le Pouvoir central pul redouter une révolte générale3.
Dès qu'il disposa de quelques troupes4, le gouvernement envoya des dragons pour rétablir l'ordre en Bassc-tJuieiine. Deux escadrons du régiment d'Egmonl vinrent en 1749 prendre quartier dans la région de Sainte-Foy, cependant qu'une taxe extraordinaire de 12.150 1. était imposée sur les religionnaires5. In peu plus tard, en 1753 et 1754, étant donnée l'agitation croissante, le régime des dragonnades parut devoir être étendu : « Il faudra agir, quand on sera en force, avait écrit le ministre à Tourny 6. » Les dragons eurent à opérer particulièrement dans la région de Clairac 7.
Tourny les y installa, avec le souci d'éviter les excès, tout en traitant assez durement les religionnaires. Clairac, à elle seule, eut à recevoir 4 compagnies du régiment d'IIarcourt, 2 à pied et "2 à cheval. Suivant l'ordre exprès du roi, tous les frais Furent imposés sur les nouveaux convertis. Ils eurent encore à fournir et à apporter à l'hôtel de ville le mobilier dont les officiers pouvaient avoir besoin. Le logement de l'État-major fut établi « dans
1. Le l'ait eut lieu, sans doute, au cours de I assemblée tenue clans la nuit du 12 au 13 juillet 1749, dans la paroisse de Saint-Seurin et ~ur le bord de la Dordo gne. vis à-vis le port de Pessac. Voira ce sujet la dépèche à Tourny du 30 juillet 1749, A. N.,0" 508, el l'arrêt d'attribution daté du même jour. A. X., E 2291.
2. Le Pouvoir central constate le fait, en même temps qu'il semble reconnaître son impuissance, dans une dépèche du 11 août 1750, adressée au procureur général du Parlement de Bordeaux. A. N . 0'509.
3. Voir, à ce sujet, les notes que d'Argenson consigne dans ses mémoire!, pour les dates suivantes : 24 octobre 1750, 31 mars 1753, 3 septembre 1753, 19 décembre 1753 et 28 février 1754. Le danger semble aller en croissant.
4. A la suite de la paix d'Aix-la-Chapelle. Cf. de Féliee. op. cit.. p. 52).