‹ L'intendant TournyChapitre 149 sur 198 · A. 1) Gil 1 1 I octobre 1716, ordonnance de I nj · texte numérisé non relu

A. 1) Gil 1 1 I octobre 1716, ordonnance de I nj

8 \ h Gii < 1 'iH novembre 1746 ordonnai le fourny.

pas, où il

344 l'intendant de bordeaux

Le> <■ détenteurs de chanvre •>, comme nos modernes accapareurs, refusèrent de vendre leur chanvre au cours de la taxe : ils invoquaient peut-être les dires des suli-délégués qui auraient admis une hausse1. Comme le sieur Violette se trouvait aiii^i arrête'' dans ses achats., Tourny ne |iut s'empêcher de prendre une nouvelle ordonnance'-'. Deux mois plus lard, l'entrepreneur ayant presque achevé de remplir son mandat, l'intendant rendit au commerce sa liberté ::.

///. — La question des Poudres. '

Tourny en usa pareillement pour la question plus importante encore des poudres et salpêtres. C'est là qu'on voit le mieux à quelles mesures exceptionnelles il a recours, quand il s'agit du ravitaillement de l'armée en temps de guerre. Ces mesures ont été depuis lors reprises bien des Ibis.

En 17 4<i. l'armée et la marine manquaient de poudre. Dans une lettre du 17 septembre 1746, le contrôleur général jetait le cri d'alarme : <• Il est absolument nécessaire, écrivait-il, d'augmenter en France la récolte du salpêtre, qui a été très négligée '. » Dix jours plus tard, Tourny lui répondait : « J'ai prévenu vos intentions », et à l'appui de celle affirmation péremptoire, il lui faisait parvenir tout un dossier composé des principales ordonnances qu'il avait rendues sur la matière ''. Les mesures prises avaient produit les meilleurs résultats. Le sieur Charles Primard. adjudi-

I . Dans sa lettre à Maurepas. clalée du 31 octobre 1746. Tourny rend compte au ministre de lavis exprimé par ses subdélégués, A. D., Gir., C 1663.

•.?. Peut-être le prix lixé par Tourny était il trop peu élevé. En tout cas. l'ordonnance du '.'*.• décembre 1740 prescrit la déclaration des stocks sous peine de confiscation et l'interdiction de vendre à d'autres qu'aux commissaires du sieur Violette. C'est le système de la réquisition, A. Eh, Gir., C 1663, 29 décembre 1746, ordonnance de Tourny.

3. A 11.. Gir., C J et C 1663,23 lévrier 1747, ordonnance de Tourny levant les prohibitions sur le commerce des chanvres.

I. Nous avons l'ait paraître, sur ce sujet, un article intitule', Tourny el la question <les poudres. Revue philomalique de Bordeaux, 1917, p. 49, sqq. Nous en reprenons ici l'essentiel.

5. A. Ir. (lir., ('.'.'171. 17 septembre 174ii, lettre de Macnaull à Tourny.

G. A, D., Gir.. C "2171,27 septembre 174'i. lettre de Tourny à Machault.

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Le personnel îles |i 1res M -.. ssail de certains pri

vilèges l'uiinij les confirma el les pi l'abord par un acle

dalé du 3 janvier 1711 el surloul pai nde ordonnance du

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gens 'l<- guerre il- l'urenl ei Ire déclan - i xempls (!«• Lu telle.

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publiques Les propriélaircs des maisons qu il- occupaicnl ne pouvaient leur donner congé sans la permission ex de I 'inleudanl : leurs instruments de travail ne pouvaient être -;ii-i- -<>uaucun prétexte, lin vue d'encourager leurs enfants ;'i devenir poudriers .i leur I Tournj leur promit l'exeniplion de la nul:

il leur suffirait, pour être exempts, de venir travailler aux poudres pendant i • - « • i — mois1 Beaucoup profilèrent de l'aubaine; certains -.■ firent un malin plaisir '!<■ tourner !>• règlement, ils se contenté rent de venir travailler pendant les Irois mois qui précédaient le tirage au sort, el le lendemain, ils quittaient le travail, sans plus de façon. On les dénonça, el l'intendant prit contre eux i\r> me

res sévères li les obligea à redevenir ouvriers pendant six i -.

Pau le de quoi, ils seraient censés fuyards delà milice, el déclarés milicien- de droil au lieu H place de ceux qui les auront fail arrêter ' La plupart sans doute revinrent au travail, el de cetle .H l.i m. un M œu\ re lui abondante.

En même temps, les matières premières étaient réqui ilionnées, comme le chanvre de lout à l'heure Les maisons durent s'ouvrir aux chercheurs de salpêtre; Tournj n'admit d'exceplion que puni les couvents. Les terrains vagues furent livrés a l'exploitation des sa I poiriers Les architectes ou entrepreneurs eurent ;'i les avertir

avant de i ncer toute dé lilion. Pour éviter l'inconvénient

des visites domiciliaires, les propriétaires auraient pu être tentés

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de soudoyer les employés de l'adjudicataire; l'ordonnance du 22 janvier 1746 prévoil le cas: elle inlerdil formellement aux chercheurs de salpêtre de se laisser acheter

Le huis de bourdaine étant indispensable à la fabrication des poudres, les vanniers perdenl le droil dru employer; il ne doit servir qu'au sieur Primard : ■• Ordonnons, écril Tourny, à ceux quj oui de ces bois en âge d'être exploités, de faire les coupes donl ils seronl requis par les c nis ou préposés. el de les leur vendre au prix fixé '. •>

Dans les cas de nécessité, tous les moyens de transport sonl réservés pour le service des poudres. Les maires, jurais, consuls el syndics des villes, bourgs el paroisses sont chargés d'y tenir la main, sous le contrôle des subdélégués. Les charretiers ne peuvent exiger que le prix ordinaire; les contrevenants sonl passibles « d'amendes arbitraires, selon l'exigence des cas2. »

Il n'est pas jusqu'au coins d'eau du moulin à poudre, la jalle de Saint-Médard, que Tourny ne réquisitionne ; en amont comme en aval, les propriétaires riverains seront tenus de faire « nettoyer et curer le canal de la dite jalle 3. »

L'adjudica'aire des poudres se sent très fort ; il réclame sans cesse, et il obtient toujours de nouveaux avantages. L'intendant se garde bien de les lui marchander. Dans son ordonnance de janvier 1746, non seulement il interdit la manutention du salpêtre à quiconque n'a pas l'autorisation de Primard, mais encore il le dispense d'acquitter les droits ordinaires perçus par les Fermiers. Le jour vient où devenu maître absolu du marché, le fabricant abuse de sa situation : il autorise des malfaçons pour diminuer le prix de revient et il vend la poudre, d'autre part, le plus cher possible. En vue de réprimer ces abus, dès le 4 mai 1744, Tourny propose au contrôleur général des mesures sévères contre le directeur des poudres. La qualité du produit ne doit pas diminuer

1. A. !>., Gir., C 1 et i; VI 74, 27 avril I7J7, ordonnance de Tourny prise en exécution de différents arrêts du Conseil, qui réservent le bois de bourdaine pour la fourniture des poudres.

2. A. 0 , Gir., C I el •'. 2174, Ht mai 1746, ordonnance de Tourny rendue à la demande du sieur Primard, qui se plaint de ne pas trouver des bouviers, à prix d'argent, pour le transport de tous matériaux utiles à son industrie.

3. A. H., Gir . C4 et (. '.'177. :iu aout 1746, ordonnance de Tourny rendue encore sur requête de Primard.

jue la production aug nie En conséquence, !••>•

m. iln ri- ijui enlrcul dans la composition de la poudre seront battues, non pas seulement pendant douze heures, mais, comme par le passé, \iiiLrl tpi durant. Le prix de vente est

lixé mu' fois pour toutes. I. intendant songe môme ■> donm prescriptions un elTel rétroactif: le fabricant esl menacé d'avoii rembourser l'excédent (ju'il u perçu sans autorisation préalabh

Plus lard, pour donner aux capitaines de navire le maximum de commodités, Tournj demande el obtient l'établissement d'un nouveau magasin à | Ire, sur la rive droite, celle de Bassons

Appelé i connaître de louli ncernanl les

poudres, chargé du direct do leur fabrication, l'intendant

s'acquitte de son rôle avec un zèle el une clairvoyance qui ne laissent rien ■> désirer.

Il . — Etapes et Quartiers.

Nous n'avons pas Irouvé jusqu'ici que l'intendant s'occupât de l'armée régulière proprement dile, recrutée par voied engagements. Klle passe sous son contrôle, lorsque les régiments traversent la généralité ou s'j installent en quartier.

I .;i Basse-Guienne reçoit, à certains moments, plusieurs régiments h la fois, notamment le régiment Dauphin- Dragons, le régiment de cavalerie d'Aquitaine, le régiment < i * - Bigorre, les dragons de La Perronaye el les dragons de Languedoc Les 16 ou 17 compagnies de ebaque régiment -<>nl répartie à raison de une ;i quatre par dite, suivant l'importance du lieu

I a. D il) du l mai IT11 el réponse du contrôleur

- comptables du sieur Bacon, direcleui mde - i icnt 'l un ■ ii oite de

r un mén septembre 1717. dans les documents non cla

des - plans de ci 1 1 1 .•■ i^ . ■ - 1 1 1 dans la li

du i lonseil daté du 1 1 décembre l • I > ■ ■ décide le déplacement ilu dépi ludres dans I des

Vrchives nationales •■! iscril dans les registres de délibé

Icnux, BU registre il in.

III, documents de m li •■< juin t

848 i in i i.M>\N i di; uohijkai \

Les communautés onlà pourvoir les troupes d'un l.ogement,de bois, de lits, de linge, de chevaux, de voilures, etc.. L'intendant est appelé ■i exercer sa surveillance poui que les troupes ne manquenl de rien.

Le service des Étapes fonctionne sous son contrôle. En 1746, il l'ail procéder à l'adjudication tant de bouche que de fourrages v i|r>liiit'-s aux régiments qui passeronl l'année suivante dans la généralité '. » Deux ans plus tard, il prend deux ordonnances, l!une interdisanl aux habitants des lieux d'étapes d'aller au-devanl des convois de troupes 2, l'autre autorisant les étapiers à substituer, dans la rai ion des chevaux, le seigle à l'avoine :.

La voilure des troupes doil être à la charge des communautés. Tourny demande aux paroisses des élals exacts de leurs bœufs el de leurschevaux, et il les commande;') lourde rôle pour le transport des équipages des troupes '. Les maîtres des bœufs et des chevaux sont lenus de supporter celle corvée el ils doivent se contenter de la rétribution que les officiers veulent bien leur verser ". Ils ont la même obligation, si, en leur qualité debourgeois, ils onl à loger les troupes 6.

Pour le logement des soldais, les communautés peuvent ou bien les répartir entre les habitants, ou bien leur attribuer un certain nombre de maisons vides où ils son! comme casernes. Le logement chez l'habitant est imposé par l'intendant dans le~cas des dragonnades. Le logement en caserne est mieux agréé des communautés. Certaines villes, comme Périgueux, onl des casernes permanentes, et des magasins de fourrages el d'armement ; l'intendant se préoccupe de les faire agrandir, ou, s'il y a lieu, de les faire

1. A. G-, Sainte-Foy, EL" 2, 11 octobre 174ii, ordonnance de Tourny concernant l'organisation des étapes. La ration prévue pour le fantassin est de 24 onces de pain cuit et rassis, entre bis et blanc. 1 pinte de vin, mesure de Paris, et du cru du lieu, 1 livre de viande, bœuf, veau ou mouton, au choix de l'étapier. La ration prévue pour le cheval est de 20 livres de foin, 1 boisseau d'avoine, mesure de Paris.

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