‹ L'intendant TournyChapitre 195 sur 198 · Mabille, op. cit., p · texte numérisé non relu

Mabille, op. cit., p

8. 7llii enfants trouvés de Bordeaux étaient placés chez des nourrices. Voici maintenant un exemple concernant les enfants des campagnes. Le curé de Bourgsur-Dordogne adresse une supplique au sujet de deux orphelins, l'un de 7 ans. l'autre de bj mois. L'intendant renvoie la requête au juge royal de Bourg, •• à l'effet de constater par un procès-verbal l'état 'les enfants en question et de pourvoir, par

I \->l-l \\. I II.

1 li question du placement des eurunls était iiiliniuiciil délit

ijniii.1 les enfants placés m 'aienl chez leurs nourrices, ■

dernières nr;iti<i(iaieiil des sulistilulions pour continuel de recevoir I indemnité allouée Les curés, appelés îi fournir des certificats,

le laissaient Ir per, ou bien se faisaient coinplici - croyant

[aire une nclion charitable '. Les i rrices no prenaienl pas

toujours -"in des enfants qu on leur eonliuil . onlrole - impo

sait, une surveillance constante paraissait nécessain

L'inlendanl \ pourvu! de -<>n mieux en donnanl commission à un sieur Malineau de se transporter dans les différentes parois! "ti les enfants étaienl placés. Le sieur Malineau devail se faire présenter les enfants el conduire ù leur sujel des enquêtes, en - adjoignant, au besoin, deux cavaliers de la maréchaussée \u\ en fants qu il aurait reconnus pour être les pupilles du roi, il meltrail autour du cou • une corde en boyau arrêtée aux deux bouts par

une balle de pi b aplatie, sur laquelle on lirail : Enfanta trou

roule confusion deviendrait par là impossible, el les seuls pupilles du roi resteraient ;i la charge du I résoi

Le sieur Malineau opéra surtout dans les em irons de Bordeaux. Pour I Vgi laia I n\ fut aidé dans sa tache par un vrai bienfaiteur de l'enfance, !<• sieur Miraben, qui s'intitulait le I' pitoyable des enfants trouvés <l Vgen Le sieur Miraben plaçait les enfants; il s'enquérail par lui-même, au cours de fréquentes visites, de la façon dont on les nourrissait h dont on les entre tenait

L'exemple que donnait Miraben til tant d'impression 9ur l'ru >lai pi il a empressa ■! attirer sur lui I attention de I intendant :|.

• . nourriture el •< l'entretien d< 16 mois, en le remettant .1 la

irgera sui le pied le moin deux que raire se

poui 'Mi les frais mois laine du Roi

Le juge de Bourg conclul un marché bui le pied deî i 10 - par mois rrudaine, I . > i » r 1 1 > écrit, trouve le prix exorbitant, autant que le inarquio lui même, Il approuve cependant e marché si oi peul pa» mieux faire \ I) (jir < llll

■ 'I lll.ll 17 H

I \ n de Tourny. A. I).. 0 C 1094 novein

lue I

\ I1 inviei I7i>. minute d'ui 'donnai le rourn)

corrigée pai lui.

\ D Gir.. C 1111,39 levriei 1741, I • une à Tours I rudaine

ire qu'il va l'œm re de Miraben s'èlendi

III i IM i:\nw l r»E BORDEAUX

Le marquis lil ;'i sou Lour l'éloge de Miraben : te Je pense comme vous. Monsieur, que cel établissement élanl 1res bon, doil être favorisé de toul ce qui peut servira l'étendre, maison j parviendra difficilement, faute de trouver dans les différentes villes où il pourrai) avoir lieu des personnes aussi zélées el aussi actives pour l'objel que l'esl le sieur Miraben '. »

S'il n'eul pas le bonheur de rencontrer, ni de former d'autres « Pères pitoyables », le marquis assura du moins le sieur Miraben de sa protection el de son concours,' dans la mesure où. les règlements le lui permirent. Il n'accepta pas de laisser, à la charge du Trésor, les enfants en âge de travailler el ses secrétaires rectifièrent à ce propos 1rs états que Miraben lil parvenir à l'intendant2; mais il soutint ouvertement le « Père pitoyable », il prit sa défense contre ses ennemis, en le représentant comme étant investi d'une mission officielle, et il ne lui marchanda ni leséxemptions ni les moins-imposés. Au moment de la lamine. Tourny augmenta la rétribution des personnes chargées de l'entretien des enfants, et les lit bénéficier de distributions de riz :.

Sans se piquer de philanthropie, l'intendant, aidé de ses subdélégués, des Communautés et de quelques rares bienfaiteurs, remportait ainsi des succès importants dans la lutte contre les misères.

1. A. D., Gir., <'. 1111. lettre de Tourny à Trudaine, 15 mars 1714.

2. Parmi les enfant- assistés clans I Agenais. il s'en trouvait de 18 à 19 ans; "i au-dessus de 12 ans. ils ne devaient plus être à la charge du roi. Tel est le sens des observations du secrétaire de l'intendance, A. D.,Gir., C 1111, 30 décembre 1751, lettre au sieur Miraben.

'.i. Voir pour toute- ces grâces accordées par Tourny au sieur Miraben, les I eUres où l'intendant en informe Trudaine. A. D. . Gir.. C 1 1 II, ir> mars et 31 juillet 1741. A. II.. Gir., G 23, 12 avril 174S. — Cf. Mabille. op. cit., p. 174.

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