‹ L'intendant TournyChapitre 89 sur 198 · I ., , : son issiblc pour le rendre habitable I · texte numérisé non relu

I ., , : son issiblc pour le rendre habitable I

iralions, qu'il lit établii jnil un prix élevé; Orr\

quand méin qu'il ne dépassail pas le slriel miniiuuui I

m. r- travaux furent entrepris dès 17 11 I ne grande porte hère lui placée en avant du cbtUcau, du côté du «

elle lut flanquée de deux pavillons donl l'un devait scr\ ii • I orangerie '.

Le vieux manoir coin nça bientôt ù reprendre vie. L'intendant

nui iries li ii î t chevaux de ca aux et bien

il fil faire, spécialement pour Madame I Intendante, une berline toute neuve, doublée <!-• velours cram<

i\ de re< donner des

fêlea I plions allernèrenl avec les c -cris qu'il aimait

fort \ ours, les invités furent si nombreux, à I lu

tendance que les murailles du pauvre château s'en trouvèrent comme ébranlées C'était miracle, écrit l'intendant, qu'elles

se souten chaque occasion debeaucoup de monde

Il . — Les Impressions de l'Arrioée.

Au bout de quelques mois de séjour, l'intendant se trouva installé <'n pied, dans ses fonctions nouvelles. Il commençait à

i |im\ ince, non seulement par les rapports de ses sub donnés, mais aussi par les tournées que lui-même avait faites. Il i entré en contact avec la noblesse et la haute bourgeoisie. Reçu dès le 9 janviei 17 H ■> l'Académie de Bordeaux, il y

- i côté de Montesquieu, de I évêq I Vgen, • •! de l'élite des

parlementaires II se mil alors - es impressions.

Ce qui le frappe surtout •> Bordeaux, ce sont les effets déplo râbles '!<• la guerre Le port, si \.i-i>-, esl presque \ î « i • - : le commi

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220 l'intkndant m: bordeaux

esl ;i ii x abois; h' vin ne se vend pas; la misère esl grande; l'opéra est désert. « l'oint de jeux, poinl de bals, poinl d'assemblées, poinl de soupers '. » L'œuvre de Tournj sera de ranimer (•«•Ile grande ville presque morle.

L'intendant se seul déjà des velléités d'agir, d'intervenir : niais il esl intimidé par la présence <ln Parlement et par les grands pouvoirs attribués à la Jurade bordelaise. Il comprend qu'il ne sera pas le seul maître à Bordeaux . « Les .jurais, écrit-il, sont les magistrats sur les soins el la vigilance desquels y roule toute la police, avec le jugement . en première instance, des affaires civiles el criminelles '-'. » Pour mettre ces jurais de son côté, Tourny leur offrira de rebâtir leur ville.

En attendant, il se plaîl à passer en revue les portes, les places et les rues. 11 n'attend même pas la fin de sa première année d'exercice pour signaler aux trésoriers de France les défauts de leur administration : la voirie est trop négligée ; le pavage esl mal fait, les pavés sont trop petits et mal joints. Les rues sont mal alignées et le faubourg des Chartrons en est tout enlaidi 'J. Tout esta refaire, à Bordeaux, et la même œuvre est à entreprendre dans les autres centres importants de la Généralité.

La riche matière pour une intendance : des désastres à réparer, des villes à rebâtir, sans parler des finances à contrôler, des comptes à épurer et de tous les autres détails intéressants que peut comporter le service du roi, dans une province aussi grande. Tourny voyait se développer devant lui, toutes les promesses de son œuvre, et il en éprouvait déjà la plus grande fierté. Influencé par cette impression première, il ira, toujours répétant : « Ma (iénéralilé passait pour être de premier ordre 4. »

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