‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 105 sur 190 · PATES BLANCHIES · texte numérisé non relu

PATES BLANCHIES

CRIÉONSMU TE TAN PF 5 30 » 5.000 t.

Alfa, vendues ...... 1207 SOS 60 » 3.500 t.

— consommées .. 12 $ LOS 40 » 2.500 t. 85.000 t. Autres, vendues .... 12 >» 25 » 50 » 12.000 € (pour la pa-

Bois français :

peterie seule) Consommées ....,. a PANRES 10 » 35 >» 4,500 t.

En outre, la remise en route d’une au moins des deux usines au bisulfite à base de bois français arrêtées depuis plusieurs années, la construction d’une nouvelle usine de 15.000 tonnes de pâtes Kraft dans les Landes, une augmentation de 50 % des pâtes d’alfa et de châtaignier seraient encouragées. |

L'attribution de la prime serait subordonnée à un prix minimum d’achat du bois et le taux des primes serait revisé en cas de variations appréciables des cours du bois ou de la pâte sur le marché mondial.

En ce qui concerne les bois : écartant délibérément l'institution d’un droit de douane ou l'établissement d’un contingentement (1), le Comité proposait qu’une partie des crédits libérés par la suppression de la prime au papier journal soit attribuée à la Forêt Française sous forme de subvention à la Direction générale des Eaux et Forêts, d’une part, à une caisse de compensation, d’autre part. Ka

Cette première subvention, qui pourrait être de 10 à 12 millions, serait utilisée pour aménagements de massifs forestiers en vue de la production du bois de papeterie.

La seconde, de 2 à 3 millions, serait répartie entre les producteurs forestiers pour amener leurs bois dans les râperies à parité avec les bois étran-

gers — compte tenu des frais de transport (2) plus ou moins élevés et des.

différences de qualité.

Une variante pouvait d’ailleurs consister en la distribution de cette sub-

vention par la Caisse des Celluloses, sous forme de primes destinées aux

pâtes mécaniques à partir des bois français.

En ce qui concerne le papier journal : le Comité proposait le retour au droit commun en matière douanière. L’application aux papiers de presse du droit de 65 fr. arrêterait les importations (3) et assurerait aux usines françaises un surcroît de production de 47.000 tonnes, grâce auquel elles auraient accepté de prendre à leur charge la totalité de la prime. La Presse continuerait donc de bénéficier sans intervention budgétaire du prix pratiqué sous le régime antérieur. |

Pour finir, le Comité appelait l'attention sur l’interdépendance étroite qui existe entre les solutions qu’il apportait aux trois problèmes du bois, des pâtes et du papier journal. |

Le plan proposé, en effet, constituait un tout dont une partie ne pouvait être arbitrairement modifiée sans entraîner la ruine de l’ensemble.

Nous verrons dans les chapitres suivants les points de ce programme qui ont été retenus dans l'élaboration du nouveau régime en vigueur à partir du 22 avril 1936.

(1) De telles interventions auraient entraîné des représailles certaines de la part des pays nordiques, dont eussent pâti, pour commencer, nos exportations de vins et eaux-de-vie.

(2) En même temps, serait demandé aux réseaux de chemins de fer un aménagement des tarifs de transport.

(8) Cette suppression des importations présentait le minimum d’inconvénients au point de vue des accords commerciaux en raison de l'importance relativement faible des importations actuelles de papier journal, de leur répartition entre un grand nombre de pays, de la compensation partielle à faire valoir aux pays nordiques dans les importations de bois et de pâtes servant à fabriquer en France le papier journal précédemment importé.

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