‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 107 sur 190 · LE POINT DE VUE DE LA FORET · texte numérisé non relu

LE POINT DE VUE DE LA FORET

Que veut la forêt française ? Profiter du débouché offert par la papeterie française et vendre son bois à des cours rémunérateurs pour le producteur forestier.

C’est vers ce but unique que tendent, par des voies différentes, les efforts des principaux représentants de la forêt : Direction des Eaux et Forêts, Comité d’Entente de la Forêt Française, Fédération Nationale du Bois.

La Direction des Eaux et Forêts préconise la revalorisation des produits forestiers par le soutien de l’industrie des pâtes et par l’octroi de subventions de reboisement.

Le Comité d'Entente de la Forêt Française, qui groupe le Comité des Forêts, les Associations des communes forestières et les groupements régionaux, réclame, avant toute autre mesure, l’abaissement des frais de transport des bois.

La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants forestiers scieurs et industriels du bois, ou Fédération Nationale du Bois, voit la solution du problème dans la distribution de subventions diverses accordées à la Forêt, notamment pour permettre le reboisement et l’amélioration de l’exploitation des massifs forestiers.

Nous avons déjà examiné la question de l’abaissement des tarifs de transport, nous n’y reviendrons pas. Quant à la demande de subventions à la Forêt, la thèse de la Direction des Eaux et Forêts rejoint, sur ce point, celle de la Fédération Nationale du Bois. Leur but est d’obtenir le financement, du moins en partie, par l’industrie papetière, du programme de reboisement que nous avons également examiné déjà.

Comment la Direction des Eaux et Forêts concoit-elle la revalorisation des produits forestiers ?

L'industrie des pâtes à base de bois français serait stimulée par la distribution de primes, les recettes nécessaires étant assurées pat la perception de taxes sur les pâtes importées.

La Direction des Eaux et Forêts verrait même avec faveur la création d'usines nouvelles, notamment de pâtes « genre Kraft », qui utiliseraient sur place les réserves de bois du massif landais.

Elle avait élaboré le projet de décret-loi, que nous avons analysé plus haut, présenté par le Ministère de l'Agriculture le 30 octobre, et qui donnait satisfaction à la Forêt française.

Nous en rappelons brièvement les principaux termes :

— Licences pour les bois.

— Taxes à l'importation sur les bois et sur les pâtes :

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— Primes aux pâtes vendues,

— Taxes encaissées et primes payées par l'Agriculture, — Commission siégeant à l'Agriculture.

Ce projet devait coûter 200.000 francs au papier journal.

Après le rejet par le gouvernement de ce décret-loi, la Direction des Eaux et Forêts établit et fit approuver par le ministre de l'Agriculture le 29 novembre 1935 un projet de fonds commun des celluloses, alimenté par des taxes sur les pâtes importées, et répartissant, sous forme de primes à la Forêt et aux Pâtes, les taxes perçues.

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