‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 8 sur 190 · CONDITIONS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA FABRICATION DU PAPIER · texte numérisé non relu

CONDITIONS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA FABRICATION DU PAPIER

Les principaux éléments de l’industrie papetière sont : a) Les pâtes à papier ; b) La charge, talcs français et kaolin qui vient surtout d'Angleterre ; c) Le collage, nécessitant colophane, soude et sulfate d’alumine ; d) Le charbon, à raison de 109 à 150 kilos par 100 kilos de papier ; e) La main d'œuvre.

Nous n’insisterons pas sur ces différents éléments. : Nous nous contenterons d’ajouter une remarque concernant l’importance

de la machine à papier dans la fabrication, et comme élément constitutif du prix de revient : amortissement et entretien.

La machine à papier (ou à carton) constitue l'élément majeur de toute installation de fabrication.

Imposante, elle ne l’est pas seulement par ses dimensions, maïs aussi par

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le capital qu’elle représente, de valeur variable suivant l'entreprise, mais toujours proportionnellement considérable.

Le tableau suivant (1) indique l’évolution de puissance des machines et leur rendement actuel.

Capacité de production des machines à fabriquer le papier

Capacité par 24h.

Genre de machines Année Largeur (en kgs) Machine de papier à impression ...... 1872 15 -3.000-4.000 - jose CR At 1900 2,6 20.000 DE PALIN Re 1914 3,5 40.000 — — EE 1925 5 80.000 Machine de papier à emballage ...... 1929 5,6-6 120.000-140.000 Machine "de pabien fin Neue MEL ar 1929 3,2 40.000 — RE OR A EE tone 1929 2 15.000 Machine de papier-soie .............. 1929 3,2 30.000 — A A RE EP A EE 19297512 4.000 Machine de papier à cigarettes ........ 1929 2 1.800 Machine à carton ..... CRETE Me 1929 2 30.000-35.000

Ce tableau souligne le développement de la capacité de production du papier (papier journal notamment), au cours des dernières années en fonction de l’importance de l'outillage.

Des machines allant jusqu’à 7 m. 30 de largeur ont été utilisées depuis au Canada et les chiffres maxima indiqués ci-dessus sont déjà dépassés.

En France, cependant, la valeur de l’outillage est très variable. Bien des éléments anciens subsistent encore dans les usines de papier. Ils ont subi des perfectionnements qui en permettent encore l’utilisation industrielle, mais nuisent à la rationalisation, et, par conséquent, au prix de revient.

La France ne fabrique d’ailleurs à peu près pas de matériel papetier. Les machines actuellement utilisées dans les installations sont toutes de provenance étrangère : Etats-Unis, Angleterre, Belgique, Allemagne.

Les papetiers français se sont fournis en majeure partie de matériel allemand pour des raisons diverses, au premier plan desquelles il faut mettre les contrats conclus au titre des prestations en nature, au lendemain de la guerre, précisément au moment où les usines françaises éprouvaient le besoin de moderniser leur outillage. Ils ont facilité le placement des machines spéciales à la fabrication du papier journal.

D'autre part, la rapidité d’exécution et la compression des prix dues à la spécialisation de l’Allemagne dans tout ce qui est industrie mécanique ont aussi favorisé ces importations.

Des usines puissantes se sont ainsi créées ces dernières années, pour la fabrication du papier journal. Elles utilisent un matériel tout à fait moderne, permettant l’économie de main-d'œuvre et l’abaissement du prix de revient.

(1) Tableau relevé dans Die deutsche Zellstoff-Holzschliff-Papier und Pappen industrie 1931 E.S. Mittler und Sohn. Berlin, p. 79.

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