SCENE XL JOLIVET, PIEDLÉGER
A merveille !.. Ainsi donc tout le fardeau des affaires retombe sur ce petit malheureux... qui est le seul exact.... le seul studieux !.. voilà le modèle de la clértcalure , l'espoir de la bazoche... Spes altéra Trojœ ! Est il laborieux' Dep as pjii'U est là!.. il n'a pas cessé un instant... quelle têîe d'étude!...
piedléger, fredonnant entre ses dents.
Le ciel vous donna ces attraits , Et j'en rends grâce à la nature....
Il travaille en chantant.... ça le distrait,
PIEDLÉGER, se croyant seul \ et frappant vivement sur son papier.
Oui, Suzon, vous m'aimerez, Ou bien , morbleu , vous direz ,
Vous 'liiez,
Tous direz....
Tra , la , b , la, la , la.
C'est ce\a.
( Prenant un ton de femme. )
ISorij non . je ne puis vous entendre ; JVachevez pas î
JOLTVET.
Qu'est-ce donc que cette manière de grossoyer?
PIEDLÉGER.
J'aurais dû donner cela au Gymnase.
AlR : On di.! que je suis sans malice.
Quel succès aurait eu ma pièce !
Que l'ingénue a de finesse !
Oui , c'était u'un euet certain , Surtout pour Madame Pcrrin.
joliyet, s approchant.
Mais quel est donc ce nouveau style ?
pieux' il griffonne un vaudeville!
je emis même , ô die s iré\ Qu'il t'écrit sur papier timbré.'
PIEDLÉGER.
Mais j1 n lorhjrp nu Vaudeville.... par exemple il est impossible qu'on ne reçoive pas celle ci... ils en reçoivent tant d'autres. Eh mon dieu! Ton m'attend à onze heures... au cornue de leciure... Lûtes donc , M. Jolivet... si vous vouliez garder l'étude....
Eh bien, par exemple....
p;edleger.
Voyez vous... c'est pour une affaire qui ne peut pas se remettre.... je lirai liès-vîte. ( Cherchant son chapeau) Oh! ils me recevront, j en ?.uis sur... moi qui vais tous les jours causer au loyer.... qui ce son encore vais voir Monsieur sans gêne.... ils doivent faire quelque chose pour moi... Eh bien, et mon manuscrit (/'atiuchaut avec une ficelle ), d'ailleurs je n'en serais pas embarrasse.... je le donnerais au Variétés pour mademoiselle Pauline... Adieu, M. Jolivet... je m'en rapporte à vous ? ( Il sort,)