‹ L'Internationale; documents et souvenirsChapitre 254 sur 314 · Cet!e initiale liésignc Malon. Voir ci-dessus p · texte numérisé non relu

Cet!e initiale liésignc Malon. Voir ci-dessus p

2. Lh brochure RésoLuiions dea délégués de la Conférence a remplacé le verhe décrète, (|u'on lit dans le texte donné par l'Efjuiité, et qui décelait trop crûment l'esprit dont nos adversaires étaient animés, par le verbe décide.

rence diffèrent de celles «l'iiii Congrès général. Il s'agit d'affirmer hautement le principe de l'autonomie des fédérations, et de protester contre tout acte émanant soit d'un Conseil général, soit d'une Conférence, soit d'un Congrès, qui porterait atteinte à cette autonomie, parce qu'un acte pareil est, à nos yeux, destructif des bases mêmes de l'Association internationale. Il nous est donc absolument indifférent d'avoir les textes juridiques pour nous ou contre nous, puisque notre protestation se fonde sur le droit naturel ; et que c'est au nom du droit naturel et inaliénable que possède tout groupe d hommes de s'organiser de la manière qui lui convient, que nous avons levé les premiers, après la Conférence de Londres, la bannière de l'insurrection contrôle parti autoritaire.

Mais il y a, dans cet arrêt rendu contre nous, des faussetés matérielles que nous ne pouvons pas laisser passer sans les indiquer.

On y prétend que «le citoyen R., à différentes reprises, a sollicité le Conseil général, au nom de ce Comité (notre Comité fédéral), de prendre une résolution définitive sur cette question ». — C'est faux.

On y prétend que « c'est le Comité fédéral des branches dissidentes des Montagnes qui, par l'intermédiaire du citoyen R., a demandé la convocation d'une Conférence pour juger définitivement ce différend ». — C'est faux.

On y prétend que « depuis l'admission du citoyen R. au Conseil général, les demandes du Comité susdit ont toujours été communiquées au Conseil général par l'intei^médiaire du citoyen R., et jamais par le secrétaire correspondant pour la Suisse». — C'est faux.

On y prétend que, « au nom du Comité susdit, le citoyen R. avait demandé de référer le différend d'abord au Conseil général, et puis, sur le refus du Conseil général, à une Conférence ». — C'est faux.

Jamais le citoyen R. n'a reçu aucun mandat quelconque du Comité fédéral de la Fédération romande des Montagnes. Nous l'aftirmons de la façon la plus catégorique.

Donc jamais le citoyen R. n'a pu faire aucune démarche quelconque auprès du Conseil général au nom de ce Comité.

Jamais le citoyen R. n'a eu à communiquer aucune demande de ce Comité au Conseil général.

Deux lettres seulement ont été écrites par le Comité des Montagnes au Conseil général: la première en avril i8jo. la seconde en août 1871. Ces lettres ont été toutes deux adressées au citoyen H. Jung; secrétaire correspondant pour la Suisse '.

On voit que le mensonge ne coûte rien à la coterie Marx.

Plus loin, il est dit, dans un antre considérant, (ju' « il est impossible d'admettre que le Comité susdit ait seulement été informé le 4 septembre de la convocation de la Conférence, atteiulu que, déjà au courant du mois d'août, il avait offert au citoyen M. de l'envoyer commo délégué à la Conférence ».

Il est certain qu(^ ce n'est [)as le 4 septend)re seulement que notre Comité fédéral a appris. iiulii'ecteintMit, la convocation de la Confé-rence. et qu'en effet nous en avions ét(' informés déjà au mois d'août.

1 . Une Ipltro ilc notre Cninili- fiilciMl ;i <'tc Iraiisniisc [);ir rinlcriui'di.iir.' de l!(il)in, coJlc (In 4 spptemlir(> ISTI ; m, lis (•(Uli' li'ltro i'l;iil adrcssoo a la (Muifircnro, non au Conseil général.

ai4 l/lNIRUNATIO.NAI.E

I*(M'soniu; n'a jamais in-éU-ndu le coiili'aii'c, cl il rlail iiuililc iW, se donner l'air de nous en (air(î la dénionsli'ation. Le mol aiijourd'/iiii, dans la lettre de notre; (Comité Cédéi-al, ne sii^nilie ))as nécessairement ce Jour même : il faut comprcndi'C bien mal le iranc^ais pour l'enlendi-e dans ce sens.

L'accusation portée contre le Proffrès et la Solidarilé est absolument mensongère en ce ((ui concerne le [)remi(;r de ces deux journaux. Nous avons déjà dit ({ue, pendant tout le cours de sa publication, le Progrès n'a [)arlé que trois Ibis du Conseil général, (ît chafjue t'ois d'une manière amicale... Ajoutons (jue le Progrès avant déjà cessé de paraîti-e avant le Congres de la Chaux-de-Fonds d'avril 18^0, c'est-à-dire avant la scission de la Fédération romande ', il serait ridicule de notre part de réfuter sérieusement les gens qui prétendraient que le Progrès a discuté cette question devant le public bourgeois.

Quant à la Solidarité, il est évident qu'elle devait discuter cette question là; elle ne pouvait s'en abstenir, les choses en étaient arrivées à un point où la publicité était devenue indispensable. D'ailleurs, comment ose-ton faire un crime à la Solidarité d'une polémique dont l Egalité lui avait donné l'exemple ? Nous avons repi'oduit plus haut les principaux articles des deux journaux après la scission : on a pu juger suffisamment quel est celui des deux dont l'attitude a été la plus convenable, et qui a cherché sincèrement la conciliation ; et nous sommes certains que les lecteurs impartiaux renverront à V Egalité de i8;70 le blâme que le Conseil généi'al a voulu iniliger au P/'o^ /'es et à la Solidarité.

La conclusion des interminables considérants de ce jugement dérisoire, c'est un arrêt formulé ainsi :

« La Conférence décrète que la Fédération des Montagnes se nommera Fédération jurassienne . »

Ici nous nous abstenons de tout commentaire. Les meneurs de la Conférence se croyaient si sûrs du triomphe de leur despotisme, qu'ils ne prenaient plus la peine de masquer leur insolence ; elle éclatait jusque dans la rédaction de leurs ukases. L'autonomie des fédérations était audacieusement souflletée.

Les internationaux des Montagnes jurassiennes allaient relever le gant.

Outre les dix-sept résolutions imprimées, il y en avait d'autres qui ne furent pas publiées, et au sujet desquelles on lit la note suivante à la lin de la brochure Résolutions des délégués de la Conférence :

Note. — Les résolutions de la Conférence qui ne sont pas destinées à la publicité seront communiquées avix Conseils fédéraux des divers pays par les secrétaires correspondants du Conseil général.

Ces résolutions-là nous sont, naturellement, demeurées inconnues. 1. Son dernier numéro esl rlu 2 avril 1870.

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