‹ L'Internationale; documents et souvenirsChapitre 50 sur 314 · Diogène du G (l(^ceinbre iSiTl · texte numérisé non relu

Diogène du G (l(^ceinbre iSiTl

2 Organe du parli radical à la Cliaux-de-Fonds.

3. Le National visait les mombris du gouvernement neuehiUeiois, vieux radicaux de 1848, que ses r^'dacleurs étaient inipatii-nls de nMnpIaeer.

4. L'avocat Au^'usle Cornaz, qui, en t8().'), avait fait un ni()n\ent partie de l'Internationale, était, avec Numa I)ro7, (alors rédacteur du .^dlional suisso, et quchpies autres politiciens subalternes, à la léte d'une frai'lion du parti radical ncucli;Uel<>is que nous appelions la « coterie »; ses amis et lui étaient de simples ambitieux, (jui désiraient des places, et qui ont (ini par en obtenir. Ce sont eux (|ui avaient rédigé le paniplilet anonyme dont il est parlé- |)lus haut, et i|ui i-lail intilulf l Ituliscivl.

6o l' I.XTEK NATION A LK

Vous ne pai'vicndi-ez ])as à leur faire croire, à ces patriotes, à ces radicaux bon teint (car il y a des radicaux postiches), (|ue nous sommes leurs ennemis, que nous cherchons à les dénigrer.

Ils savent (jue cela n'est pas vrai, et que nous ne lormons (pi'une seule famille.

Cependant il y a une nuance entre eux et nous. Des questions qui nous préoccu[)ent vivement les laissent indill'érents. Ils trouvent (jue nous allons un peu vite, nous trouvons qu'ils commencent à ralentiile pas. Nous sommtîs socialistes, ils ne sont que démoci-ates.

D'où vient cette nuance ?

lion Dieu ! c'est qu'ilssontles vieux et que nous sommes les jeunes.

Mais, tout vieux qu'ils soient, nous sommes fiers d'être leurs fils. Si nous ne marchons plus du même i)as, nos cu'urs du moins battent toujours à l'unisson ; et envers ces dignes vétérans de la cause du progrès, notre langage sera toujours celui du respect, jamais celui de l'injure.

Et eux aussi, ils ne nous renient pas, et nous sommes sûrs qu'ils ne nous voudraient pas autrement. Comme nous sommes aujourd'hui, ardents, enthousiastes, téméraires quelquefois, ainsi étaient-ils en i8'3i et en 1848. Et s'ils nous disent souvent : « Mais doucement ! doucement donc ! » ils ajoutent tout bas en souriant : « Je reconnais mon sang chez ces enfants-là ! »

Oui, nous sommes la jeunesse radicale.

Chose l'emarquable, et signe des temps : le National a beau battre la grosse caisse, il ne fait pas de disciples parmi les jeunes gens. Nous étions une trentaine ensemble sur les bancs du collège : les uns, parmi ces camarades d'études, sont devenus des cléricaux, des ai'istocrates, les autres des socialistes ; mais aucun ne s'est rangé sous le drapeau de la coterie.

On peut déjà augurer qu'il en sera de même de la génération qui a quinze ans aujourd'hui : une moitié sera socialiste, l'autre moitié sera cléricale.

Mais le Xational restera isolé, et ne réussira jamais à rallier dans la jeunesse des reci-ues de quelque valeur, parce qu'il ne représente rien que l'ambition personnelle de quelques hommes sans principes.

Le mouvement révisionniste zuricois '.

Le National suisse a une singulière fai^on d'apprécier la politique en dehors de notre canton.

Il a parlé samedi du mouvement révisionniste zuricois comme d'un mouvemeut radical. Ne jouons pas sur les mots. Le parti révisionniste zuricois, qui ne s'attendait guère à recevoir les éloges du National, est une manifestation du même esprit de réforme, de rénovation, de rajeunissement, qui s'est introduit dans le canton de Genève par la création du journal la Liberté \ et chez nous par les efforts de la démocratie sociale.

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