PIECE LXVII UALLIANCE RÉPUBLICAINE
Circulaire N" 1 « Paris, le 29 décembre 1870,
« Citoyen,
«( Diverses sociétés républicaines se sont formées à Paris, toutes ayant pour but la défense nationale, la guerre à outrance, jusqu'à expulsion de l'ennemi du sol français, et le salut de la République.
« Ces sociétés, — auxcjuelles appariiennent ou se rattachent les membres do YnlliancG rûpublicfiinc, — contribueront à former ces légions do la démocratie qui auront à fonder déiinitivement la République, après avoir contribué à sauver la France.
« Mais cette œuvre de reconstitution du grand parti républicain
l'csterait incomplète, pour ne pas dire stérile, si lés départements,
négligeant d'user comme Paris du droit de réunion et d'association,
,n*y prenaient pas une part active et aussi générale que le permettent
l'invasion et la guerre.
« Donner le signal de cette reconstitution dans les départements; allier les groupes épars des associations politiques ; rattacher les extrémités au centre, et réciproquement le centre aux extrémités : tel est le but que se sont proposé les fondateurs de F alliance républicaine.
a Par ces motifs, nous vous demandons votre concours et celui de vos amis, pour la création, dans votre département, de sociétés politiques, qui pourront entrer en rapport ou s'aflilier avec /Wliance républicaine, dans les conditions do l'article i**" de son règlement, ainsi conçu :
a La société pourra se mettre en rapport, par affiliation ou autre- « ment, avec toutes sociétés ou clubs, à Paris, dans les départe- « ments et à l'étranger, en leur laissant d'ailleurs la plénitude de € leur initiative et de leur indépendance, et conséquemment de leur c responsabilité, sous la seule réserve de leur redrer raÙtllation c dans le cas où cela deviendrait pour elle un devoir. »
« De cette disposition et de diverses résolutions votées par la soeiété, il-résnMe ees deux choses :
« 4» Que FaUianee républicaine peu! entrer on rapport d^nne manière permanente, on s^ allier pour des questions et dos cas déterminés, avec toutes sociétés républicaines, quelle que soit leur dénomî* nation;
« 2<» Que r alliance rcpublicaino peut s*afIîlior des sociétés-sœnrs, prenant la dénomination, à savoir : alliance républicaine du département de... de la ville de... etc., etc.
a Nons estimons que cette dernière combinaison doit être adoptée de préférence dans les départements, et surtout dans ceux où il n'existe pas encore de sociétés politiques. — Elle offre l'avantage incontestable de l'unité de nom et do programme.
« Nous vous adressons donc, ci-joint, le programme de F alliance républicainey et nous espérons que vous en adopterez les principes.
« Sans doute, tant que Paris no sera pas débloqué, il sera bien difficile et même impossible d'aiTiver à un groupement général; mais des résultats partiels peuvent ùtre obtenus dès a présent, et il importo beaucoup do créer dès aujourd'hui, partout où cela sera possible, des sociétés qui n'aient qu'à se rattacher à falliancc républicaine centrale^ api-ès la levée du siège de Pains.
« Les événements peuvent nous surprendre I soyons prêts I
c Comme Paris, les dèplirtements se sont levés spontanément pour sauver le pays.
« Les hommes valides combattent vaillamment pour le saint de la France.
<c Notre premier devoir était et est toujours de pousser de tous nos efforts à la levée en masse •
« Mais cela ne suffit pas : — fondons en même temps ces assises inébranlables a la Republique française^ dcmocratiquo, une et indivisible,
c Salut et fraternité I « Le membre de la commission administrative déléguée
« TURPIN. p