‹ L'Internationale et le jacobinisme au ban de l'EuropeChapitre 145 sur 159 · B. MALON · texte numérisé non relu

B. MALON

Autre lettre du même au même.

« Fonrchambanlt, le 19 a^ril 1870.

« Mon cher Combault,

« La grève est perdue. Tu verras tous les détails sur la Marseil- Jaise, et je n*ai que le temps de te parler dû F Internationale. Com^ bien faudra^Uil avoir fondé de sections en province pour mériter une couronne civique ? S*il n\en faut avoir fondé que vingts f espère la gagner.

a Voici, en attendant, ce qu'il y a de fait : Sections nombreuses fondées au Greuzot, à Fourchambault ; correspondances ouvertes avec des groupes démocratiques de Moulins, Nevers, Guérigny, Gosne, Beaune, Dijon, Ghâlon, Tournus, Gueugnon, Torteron et Glamecy, et ce n'est qu'un début. Vidée de f Internationale prend comme une traînée de poudre. Ces vieux déportés de décembre me serrent la main en pleurant, et ils se dévouent corps et âme à Finternationale, qui est pour eux une véritable révélation. Dans quinze jours ou trois semaines, tu verras les résultats. Et vous autres, à Paris, qu'avez'vous fait? Tu. m'enverras, j'espère, des détails poste pour poste, etc.

• Signé : B. MALON. »

Page 1