LES MAL CONVERTIES MISES AU COUVENT APRÈS AVOIR ABJURÉ
Mme BIVELAT,
mises aux Nouvelles Catholiques après avoir fait abjuration à la date du 1 er février 1687.
Mme CARON, "
retenue aux Nouvelles Catholiques après avoir fait sa réunion. (Voir sa lettre à la Reynie, p. 70.)
Mlle CHARLES,
sœur du pasteur de Châtellerault, mise aux Nouvelles Catholiques avant la Révocation, figure sur la liste du 23 juillet 1685, avec cette mention : « Par deux fois aux N. G. ; » une liste de 1686 dit qu'elle « à encore besoin d'instruction, » et celle du 1 er février 1687 nous apprend qu'elle n'avait pas encore communié. Elle fut remise à Madame Catillon, nouvelle convertie, le 26 avril 1688. (Voir l'Appendice III, p. 280.)
Marie DUGAS,
transférée du couvent des Filles-Dieu, rue Saint-Denis, aux Nouvelles Catholiques, figure comme « réunie » sur la liste du 23 juillet 1685. Elle fut arrêtée le fl mai
suivant, dans le coche de Joigny, emmenant à l'étranger Marguerite et Bénédicte de Jaucourt, filles du marquis de Villarnoul, âgées l'une de treize, l'autre de trois ans; elle fut remise au couvent le 26 mai.
Mme PAUL,
femme du conseiller au parlement, mise aux Nouvelles Catholiques avant la Révocation, figure déjà sur* la liste du 23 juillet 1685; elle en sortit le 20 mai suivant pour être rendue à son mari. Arrêtée de nouveau le 11 juillet 1687, elle retourne aux Nouvelles Catholiques, et en sort une seconde fois aussi mal convertie que la première; car elle fut encore arrêtée le 8 mai 1690 et envoyée au château de Loches, où gardée « très-étroitement» par ordre, elle ne faiblit qu'au bout de trois ans.
Mlles DE PÏERRE-BUFFIÈRE et CHAMBON,
mises aux Nouvelles Catholiques, le 26 avril 1686, bien qu'elles déclarent « avoir fait ci-devant » abjuration.
Mlles PRÉVOST (PROVOST?)
sœurs, mises aux Nouvelles Catholiques le 7 juillet 1687; l'une y avait déjà été enfermée en 1686; une liste de cette date porte : « Ce serait exposer cette fille que de la rendre à ses parents mauvais catholiques. »