‹ L'Intoxication FongiqueChapitre 35 sur 54 · PRES · texte numérisé non relu

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gardent leur intelligence jusqu’au dernier moment; d’autres, au contraire, tombent dans une prostration et un état de stupeur dont on ne peut les tirer; d’autres, enfin, deviennent délirants. Quoi qu’il en soit, le cœur ne tarde pas à céder, le malade tombe dans le collapsus et meurt le troisième, quatrième, cinquième ou sixième jour en hypothermie (Stéphen CHAUVET).

Parfois, mais exceptionnellement, on peut voir la guérison survenir; en pareil cas, l’amélioration est extrêmement lente, et la convalescence interminable.

Il existe un grand nombre de formes cliniques, car, en réalité, 1l n’y a pas deux cas qui se ressemblent. On a décrit :

19 La forme algide cholériforme, rappelant la véritable attaque de choléra, toujours suivie de mort;

20 La forme adynamique. Le malade est pris brusquement d’une fatigue extrême. Il ne peut faire aucun mouvement. Quelques convulsions, parfois des efforts pour vomir tirent le malade de son assoupissement.

On a décrit également des formes stupéfiantes, léthargiques, méningiliques, comateuses, convulsives et hypnotiques.

Les formes hémorrhagiques, toujours très graves, sont fréquentes : elles sont caractérisées par des épistaxis, des hémoptysies, des hématémèses, du mælena, du purpura. Le sang de ces malades présente toujours un retard de la coagulation, il est très fluide.

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