‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 13 sur 81 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

grande affaire pour nous 5 il faut que tout soit bien, que M. et M'"'. Bonneval soient contens; il est bien convenu, Bertrand, que c’est toi qui te mets à la tète des ouvriers et de leurs femmes. Vous , mademoiselle Fanchette, vous vous char gez de conduire les jeunes garçons et les jeunes filles. Où en sommes-nous de nos couplets ?

FANCHETTE

Nous les savons."

ERMEST.

Mais il faudrait les répéter.

FANCHETTE

Avant le déjeuner, dans ce pavillon, tandis que monsieur va jaser avec son jardinier, et que madame va faire sa seconde visite dans les ateliers ; vous ferez le tour par la grande porte , vous viendrez à cette grille , vous tousserez pour m’avertir , je serai aux aguets , et j’amènerai mademoiselle.

BERTRAND

Bien , bien , jeunes gens *, arrangez tous vos petits mystères , et puissiez-vous n’avoir jamais à vous cacher du monde pour de plus mauvaises actions.

FANCHETTE

Faut-il en parler à M. Gustave?

Oh ! non ; il voudrait y mettre du sien : c’est le cousin de monsieur. Je ne suis pas fâché qu’il soit venu ; mais enfin , c’est nous , et non pas lui , qui fêlons monsieur Bonneval. Tout est convenu ; séparons-nous.

FANCHETTE

Justement, j’entends monsieur.

> BERTRAND

Je vais meure le eouvert pour le déjeuner- ERNEST.

Je retourne à ma caisse. ' >-

FANCHETTE

Et moi , je rejoins mademoiselle.

( Ils sorteat tous les trois par trois côtes difierens. )

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