ACTE II, SCÈNE XI. 5y
BONNEVAL
Le fait est qu’Ernest est amoureux de Cécile.
M”' BONNE VAL
Que c’est monsieur qui l’a découvert.
BOTJR VILLE.
' Laissez donc , je le savais avant lui.
BONNEVAL
Tu le savais ?
Pourquoi ne m’en avez-vous rien dit ?
BOURVILLE
Il n’y avait pas de danger puisqu’Ernest lui-méme l’ignorait.
BONNEVAL
Il l’ignorait ?
BOURVILLE
Et Cécile , aime-t-elle Ernest ?
GUSTAVE
Ah î ponvez-vous croire....
BOURVILLE
Oui , oui, elle l’aime ou elle l’aimera , j’en réponds.
' BONNEVAL
Que me conseilles-tu ? i
M"* BONNEVAL
Oui , que nous conseillez-vous ?
GUSTAVE. ’
Parlez ; l’avis d’un homme comme vous est d’un • grand poids.
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> BOÜRVILLF.
Monsieur , vous me faites beaucoup d’honneur , et je vais le donner en consricnce. Il est certain que suivant les idées reçues , vous feriez une folie de lui don- ' ner votre fille.
GUSTAVE
Ah ! c’est le mot •, une folie, {^yi part.) Bon ! Enfin en voilà un raisonnable.