‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 59 sur 81 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

(GUSTAVE , ERjSEST.

GUSTAVE, à part.

Pourvu qu’il u’ait pas cl;angé de dessein !

E U N E S T , sans voir Gustave.

Que vont-ils dire en lisant la lettre que j’ai laissée sur mon Inireau ?... Je dois partir... par honneur, par reconuaissanee , par amour même -, oui , j’y mets une espèce (è’orgueü.

GUSTAVE, s’approchant d'Erneit.

La voiture sera prèle dans un instant; ils dorment tous encore. I.a fête a été poussée si avant dans la nuit ! Elle était parfaitement ordonnée. Voici les lettres de recommandation que je vous ai promises. Elles sont pour des hommes puîssans actifs, zélés. A mon retour , j’achèvciai l’ouvrage de ces bons amis.

ERNEST

Je ne seis si je me trompe •, mais il m’a semblé que e.ctlc nuit , pendant la fête , M. et IM'"*’. Bouneval me regardaient d’un air inquiet , contraint , et presque mécontent.

GUSTAVE

Ah ! vous l’avez remarqué ?

ERNEST

Je pars ; mais ne croyez pas que ce soient vos discours qui me déterminent; nia résolution est puisée dans mes propres senti mens , dans mou propre courage.

GUSTAVE

Je me félicite qu’on ne puisse attribuer votre conduite à aucune influence étrangère, surtout à la mienne. Je ne m’y prête qu’à regret ; c’est vous qui voulez partir, et moi vous y voyant décidé... par obligeance , par complaisance , je vous ai -pressé d’accepter ma voiture. . , . ( percevant Griffàrd. ) Eh ! tenez , voilà ’homme qui doit vous conduire.

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