‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 64 sur 81 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

Madame de Mirccoui t , la seule femme un peu coqueue à dix lieues tà la ronde ; eh bien ?

GUSTAV E

Eli bien! elle attirait tous les regards. N’a-l-on pas voulu me soutenir qu’elle cherchait surtSiU ceux de M. Ernest , et que notre jeune commis u’était pas insensible à scs agaceries?

FANCHETTE

Ah ! quel mensonge !

GUSTAVE

Moi , qui connais son amour délicat et discret pour mademoiselle Bonueval , vous sentez avec quelle chaleur j’ai démenti une pareille calomnie ? Eh bien ! elle avait circulé dans le bal. Ce jeune homme qui'dansait avec tant de prétentions , et qu’ou dit très-bien avec celte dame de Mireeoui t

BERTRA.ND.

M. de Florbel? c’est le fat du canton.

♦ GUSTAVE

Je ne sais quel officieux personnage est venu me dire qu’il cherchait Ernest pour lui faire une querelle.

FANCHETTE

Ah ! mon Dieu !

GUSTAVE

Il n’y a rien à craindre. Je l’ai calmé en causant tout doucement avec lui. ^vant que je lui parlasse , il se

plaignait, m’a-t-on dit, prétendant qu’Ernest était son obligé ; qu’il lui devait de l'argent apparemment. C’est faux , ai-je répondu , M. Ernest n’a pas de dettes.

FANCHETTE

Non cèrtainement , il n’en a pas.

GUSTAVE

Il ne faut pas du tout que cela vous alarme , mademoiselle Fanchette. Ce sont de ces propos auxquels on ne doit pas faire attention. Quant à moi, qui ne connais M. Ernest que depuis deux jours , et qui l’estime déjà beaucoup . je ne cesserai pas d’être son défenseur. Oui, je le déclare.... J’ai promis à mon cher cousin , qu’aujourd’hui même j’écrirais à Paris , et je cours m’acquitter de ma promesse. ( A part. ) Voilà les premiers mots jetés , lais.sons-les germer. (Haut.) Sans adieu, mes chers amis- , modèles des bons et fidèles domestiques.

( Il sort. )

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