‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 66 sur 81 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les mêmes , CÉCILE.

FANCHETTE

Je crois que monsieur Bertrand a raison ; laissons dire les sots et jouissons de notre bonheur.

céciLE.

Tu n’as pas vu M. Ernest, Fanchette ; maman le demandait tout à l’heure. *

INon , mademoiselle , il n’a pas encore paru.

CÉCILE

Quelle aimable soirée nous avons passée! Combien j étais heureuse , et quand je pense aux mots ch'annans que mon père a bien voulu me dire un moment avabt

que la fête commençât Je ne négligerai pas ses

avis; ce matin même je me confierai à ma mère.

FANCHETTE

Quel dommage qu’il y ait dans le monde des envieux

8o I/INTRIGANT MALADROIT,

qui clierclient à nous clingrincr.... Mais non , je ne dis

rien , je ne veux rien dire. ®

CÉCILE

Comment , tu ne veux rien dire ? De qui parles -tu? Quels sont ces envieux ? lu m’inquiètes.

FANCHETTK.

Eh mon Dieu ! mademoiselle , comme vous prenez les choses vivement ! Ce n’est rien , rien du tout. Je m’entends , il sulEt.

CÉCILE

Je t’en supplie , ma chère Fanchette , explique-toi , ne me cache rien, ou je vais me figurer plus de mal qu’il n’y en a peut-être.

FANCHETTE

Eh non ! ce sont de ces discours qu’il faut mépriser. Aller dire que M. Ernest fait les yeux doux à madame de Mirecourt !

CÉCILE

A madame d^ Mirecourt?

fanchette.

Et puis , on parlait de querelle , de dettes , que saisje, moi?

CÉCILE

Tu as raison. C’est aussi faux que méchant. Eh bien! tu vas te moquer de moi ,... c’est une faiblesse puérile dont je suis vraiment honteuse;... quand je l’ai entendu nommer madame de Mirecourt , malgré moi , je me suis sentie toute troublée.

FANCHETTE

En vérité! Écoutez donc, mademoiselle, il n’y aurait

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