SCÈNE VII
Les mêmes , CÉCILE.
FANCHETTE
Je crois que monsieur Bertrand a raison ; laissons dire les sots et jouissons de notre bonheur.
céciLE.
Tu n’as pas vu M. Ernest, Fanchette ; maman le demandait tout à l’heure. *
INon , mademoiselle , il n’a pas encore paru.
CÉCILE
Quelle aimable soirée nous avons passée! Combien j étais heureuse , et quand je pense aux mots ch'annans que mon père a bien voulu me dire un moment avabt
que la fête commençât Je ne négligerai pas ses
avis; ce matin même je me confierai à ma mère.
FANCHETTE
Quel dommage qu’il y ait dans le monde des envieux
8o I/INTRIGANT MALADROIT,
qui clierclient à nous clingrincr.... Mais non , je ne dis
rien , je ne veux rien dire. ®
CÉCILE
Comment , tu ne veux rien dire ? De qui parles -tu? Quels sont ces envieux ? lu m’inquiètes.
FANCHETTK.
Eh mon Dieu ! mademoiselle , comme vous prenez les choses vivement ! Ce n’est rien , rien du tout. Je m’entends , il sulEt.
CÉCILE
Je t’en supplie , ma chère Fanchette , explique-toi , ne me cache rien, ou je vais me figurer plus de mal qu’il n’y en a peut-être.
FANCHETTE
Eh non ! ce sont de ces discours qu’il faut mépriser. Aller dire que M. Ernest fait les yeux doux à madame de Mirecourt !
CÉCILE
A madame d^ Mirecourt?
fanchette.
Et puis , on parlait de querelle , de dettes , que saisje, moi?
CÉCILE
Tu as raison. C’est aussi faux que méchant. Eh bien! tu vas te moquer de moi ,... c’est une faiblesse puérile dont je suis vraiment honteuse;... quand je l’ai entendu nommer madame de Mirecourt , malgré moi , je me suis sentie toute troublée.
FANCHETTE
En vérité! Écoutez donc, mademoiselle, il n’y aurait