‹ L'intuition bergsonienne [microform]Chapitre 10 sur 35 · Essai..., cliap. n. — Évolution créatrice, chap. i · texte numérisé non relu

Essai..., cliap. n. — Évolution créatrice, chap. i

Second. — Intuil.

|g L'INTtiTION BERGSONIENNE

chologlques, c'est par opposition à l'espace, où se produisent les mouvements et résident les causes objectives, que Ton désignera la qualité des états moyens; c'est encore par opposition à l'espace, où s'étendent et se propagent les contractions organiques, que Ton indiquera la qualité des états violents et superficiels ; c'est enfin par opposition à l'espace, auquel, selon l'apparence commune, leur prétendue grandeur n'offre rien d'analogue, que l'on suggérera, en leur coloration mobile, les transformations qualitatives des états profonds'. Et comme, dans les trois cas, il s'agit, en somme, d'une multiplicité et d'une organisation des états psychologiques, le problème de la multiplicité mélodique ne peut donc se résoudre que par la définition d'une forme de l'existence opposée à la forme spatiale. Mais si, par cette forme de l'existence, c'est bien la continuité mélodique et le souvenir grossissant des nuances conscientes que l'on veut exprimer, c'est donc à la forme même du devenir conscient que l'on a atVaire, et c'est enfin la durée vivante et fluidement diversifiée que l'on opposera à l'espace solidement homogène et dépourvu de mémoire*. Cette distinction exigera, d'ailleurs un nouveau travail dialectique, puiscju'il faudra dégager l'intuition pure de la durée de l'image spatiale qui la dénature, montrer que seule l'expérience intérieure de la durée

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