Introduction à la métaphysique
3. Essai..., rhap. ii. — Maticre et mémoire, cha,». iv. — Introduction à la métaphysique. — Évolution créatrice, chap. iv. — La perception du changement.
^. Introduction à la métaphysique. — Evolution créatrice y^assim VÉvolutioncréatrice{\\éi>omi^ ù M. Le Danlec dans la Revue du mois).
LES ANTITHÈSES DU BERGSONISME
possibilité des aspects multiples*. Et c'est pourquoi, tandis que l'intelligence aux clairs concepts, en sa compréhension calme, demeurait étrangère aux choses qu'elle maniait, l'intuition tendue et douloureuse, eilbrt de sympathie, saisit ou pressent, en la dilatation inventive et géniale de la durée personnelle, les durées personnelles qui ne lui sont plus étrangères ^. Des deux termes, l'un spatial et l'autre spirituel, de cette neuvième opposition en laquelle les précédentes se déterminent, c'est le terme spirituel et vital qui désigne la réalité. Mais, condensant en lui les résistances matérielles, le terme opposé rend irréductible dès lors cette neuvième antithèse.
Si l'intelligence s'oppose ainsi à l'intuition, c'est que le principe et l'usage de la connaissance conceptuelle diflerent par destination du principe et des services de la connaissance immédiate et intérieure. Le géométrisme naturel de la pensée est de nature pratique; et le caractère spatial de la pensée des choses dénote les besoins de l'action. C'est à la fabrication des outils que l'intelligence s'applique par essence ; et c'est en raison de cette visée que la logique intellectuelle, se prenant à ce qui résiste, constitue une géométrie des solides \ Et la perception consciente des corps, organisée déjà elle-même