SCÈNE VI
MADAME DE MEÜLAN, HENRI
HENni.
Vous paraissez troublée, Madame ?
MADAME DE UEULAN.
Je vous demande pardon de cette émotion!..’. Ah! il y a des hommes qui vous font payer cruellement quelques minutes d’étourderie... et quelle lâcheté! Celui qui m’adresse cette lettre sait que je suis seule, sans défense... Si quelque chose
[ •cuvait me donner la preuve que j’ai été bien inspirée en 'écartant... c’est bien ce qu’il m’écrit... A mai!... de telles choses... parce que j’ai été loyale... Excusez-moi, Monsieur, mais malgré moi les larmes me gagnent et...
Elle ta met à pleurer.
HENBI.
Madame, si l’amitié donnait quelques droits, je vous deman* derais... '
MADAME DE MEULAN
Vous?... Eh bien!.,. Lisez'...
HENRI, liiaot.
« Je ne me tiens pas pour battu et je ne suis pas content. >• (Parlaoi.) Qui donc a signé ces drôleries ?... M. de Charny ! MADAME DE MEULAN, te Icraut.
Vous le connaissez?
HENRI
Fort' peu... on m’avait dit que c’était un homme du monde... Des sarcasmes... presque des menaces... Ahl çàmais!... il y a donc eu de bien grands changements à Paris pour qu’un homme bien né se permette... quoi?... de telles insolences à une femme parce qu’on lui a fait la cour ?
MADAME DE MEULAN
Il n’a aucun droit de m’en adresser... Quand j’ai rencontré M. de Charny, j’ai pu être étourdie, mais toujours sincère ;