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DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

L'inversion de l'aorte doit être différenciée des au-

tres anomalies aortiques, de certaines malformations

cardiaques, des tumeurs du médiastin développées à droite (Schinz) et des goitres.

Dans la dextrocardie congénitale l'aorte. est située

à droite.du tractus trachéo-œæsophagien mais la situa-

tion droite du cœur impose le diagnostic.

Dans le rétrécissement congénital de l’isthme de

2° Sur le syndrome : dysphagie, dyspnée avec

REA Fe

- l'aorte le bouton aortique peut faire défaut (aorte en cheminée) et l'aorte ascendante peut être proéminente

sinulant l'inversion aortique. Ce diagnostic sera

tranché par l'existence des signes propres au rétré-

cissement (bruits cardiaques, double bouton aortique de MM. Lian et Marchal, érosions costales de Raïlsbach et Doc) et par l'absence des sienes inner Sion aortique : refofulement de l’œsophage, modification de l’aspect des bronches, etc.

Les anévrismes du tronc artériel DL céphali-: que peuvent simuler l’image d’un bouton aortique inversé, Ils ne provoquent aucun des signes propres à l'inversion aortique et le diagnostic n offre aucune difficulté. G

La dilatation du tronc innominé veireux droit peut aussi prêter à confusion, mais ici encore l’aspect de l’œæsophage et de Nine tranche le diagnostic.

Dans certains cas d’inversion aortique examinés en position frontale, l'aorte descendante est si convexe et déborde tellement à droite qu’elle empiète sur la clarté pulmonaire et simule une dilatation ou un anévrisme de l’aorte ascendante. Pour établir le diagnosie il faut recourir aux positions obliques que dissocient cette image vasculaire.

Quelquefois l’aorte inversée est suffisamment dilatée pour que son image ressemble à celle d’un anévrisme de la crosse aortique normale et même à un soître plongeant. La confusion est d'autant plus pos-

sible que eliniquement il peut y avoir des signes de compression des organes médiastinaux : dysphagie, dysphonie pouvant aller jusqu'à l’aphonie complète. Le diagnostic est un peu délicat, car quoique exceplionnellement les goitres peuvent dévier le tractus trachéo-csophagien vers la gauche quand ils se développement à droite. Néanmoins, on arrive au diagnostic par une interprétation exacte des signes. Déjà

le laryngoscope montre que s'il y a dysphonie ou

aphonie, la corde paralysée est la droite et non la gauche comme dans les cas d’anévrisme de l'aorte en position normale, la radiologie confirme ce diagnostic en mettant en évidence le refoulement vers la gauche de l’œsophage et l’inversion des bronches. Pour ce qui est des goitres, le diagnostic se basera : sur la pulsatilité de la tumeur, sur sa situation latéro et rétro-œsophagienne, sur l’inversion des bronches, et le fait que cette tumeur se continue avec l'aorte ascendante et l'aorte descendante.

Dans la littérature médicale, nous avons trouvé quelques exemples d'erreur de diagnostic plus où moins graves. *

Aïnsi Bedford et Parkinson rapportent l'observation d'un malade de 63 ans souffrant depuis deux ans de dysphagie et dysphonie chez qui l’examen somatique ne révéla qu'une paralysie de la corde vocale droite. L'examen radiologique montra une ombre très opaque située dans le médiastin supérieur derrière la

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trachée et qu'on interpréta comme un goitre plongeant. Médiastinotomie exploratrice. La tumeur fut reconnue comme étant l'aorte. Plus tard dans un service de cardiologie on porta radiologiquement le diagnostic d’inversion de l’aorte.

Dans une autre observation de Pat Lévrat et.

Guichard on diagnostiqua chez un tuberculeux avéré une adénopathie médiastine. L'autopsie montra qu'il s'agissait de l'aorte inversée.

Chez un de nos malades aussi, un radiologue avait fait le diagnostic d’anévrisme du tronc artériel brachio-céphalique. ,

Pour ce qui est du diagnostic des malformations cardiaques associées à l’inversion, on doit tenir présents à l'esprit :

1° Que l’inversion coexiste dans la majorité des cas avec d'autres malformations congénitales du cœur {maladies bleues surtout) et que sa constatation doit faire rechercher attentivement celles-ci;

2° Que cliniquement la constatation de l’inversion peut aider au diagnostic de ces maladies et contribuer à en préciser le substratum. C’est ainsi que pour une communication interventriculaire sans cyanose Ja constatation d’une aorte inversée montrera qu'il ne s’agit pas d’une maladie de Roger mais d’un complexe d’Eisenmenger;

3° Que dans une maladie bleue avérée la constataton de l'inversion tend à faire ranger le cas dans le

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