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Au point de vue de la quantité relative d’iode que contiennent les eaux des ‘fleuves, M. Chatin admet que la Seine, la Tamise, la Loire, le New-River, l’Elbe, l’Oder, la Neva, la Charente, l'Indre, la Meuse, l'Yonne, la Vesle, la Loire, la Somme, l'Oise et l'Allier contiennent une quantité à peu près égale d'iode.
Au contraire le Rhin, Le Danube, le Rhône, l’Isère, le Drac, la Meurthe, te Doubs, l’Adour, la Haute-Garonne, le Gave de Pau, le Gave de Cauterets, la Romanche, la Sarre, la Haute-Marne, la Haute-Saône, le Tarn, le Tet et le Gers sont plus ou moins dépourvus d’iode.
MarcHanD qui s'est occupé lui aussi de la présence de l'iode dans les eaux douces a trouvé dé l’iode et du brôme dans les eaux du Rhône, de la Dordogne, dela Seine en amont et en aval de Paris, de la Garonne, de la Loire, du Loiret, de la Marne, du Nil et enfin dans toutes les eaux naturelles des arrondissements du Havre et d’Yvetot.
Reprenant les travaux de ses devanciers et employant une méthode absolument différente, M. le professeur Ar- MAND GAUTIER est arrivé à des résultats qui confirment ceux de Marcnanp et de M. Cnarex.
Ayant dosé l’iode dans cinq ou six litres d’eau de Seine prise en amont de Juvisy et d’eau de Marne puisée au-dessus de Joinville, il a trouvé :
Eau de Seine . . :. . Iode total-par litre 0, mgr. 005
Eau de Marne. . . . 0, mer. 0081
Cet iode total se décompose à son tour en deux parties :
Eau de Seine Eau de Marne lode des êtres organisés. 0, mgr. 0025 0, mgr. 0020 lodessolnble ct, AO mer. 0025 0, mgr. 0011
Ces eaux contiennent donc une très faible quantité d’iode en partie soluble : 5 milligrammes par tonne d’eau de Seine, et 3 milligrammes par tonne d’eau de Marne : ce sont là des cluffres qui concordent sensiblement avec ceux qui se trouvent dans le tableau précédent où sont résumés les travaux de M. Cuarin.
Quelque faibles qu’elles soient, ces quantités de 5 milligrammes et de 3 milligrammes d’iode par tonne n’en représentent pas moins un poids énorme de cet élément Jorsqu’on tient compte de la masse d’eau que roule ces rivières. La Seine ayant à Juvisy un débit moyen de 80 mètres cubes à la seconde, c’est 34 kgr. 16 d’iode qu’elle fournit par 24 heures. La Marne, pour un débit moyen de 20 mètres cubes, fournit donc au total 39 kgr 80, ou sensiblement 40 kilogrammes d’iode qui s’écoulent chaque
jour sous les ponts de Paris.