‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 28 sur 30 · OBSERVATIONS PERSONNELLES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PERSONNELLES

1. G. À., 36 ans, domestique. Ulcère superficiel périphérique. 4 séances quotidiennes au zinc, Guérison avec taie miniao,

2. L. L., 76 ans. Ptérygion inflammé. Dérivation du ptérysion, implantation d'une rondelle cornéenne après trépanalion superlicielle de la cornée, Pas de prise du gref: fon. Ulcère se développe au niveau de la greffe. 20 séances au zinc. Guérison. La taie est relativement mince et moins étendue que n'était l’uleère.

3, L. E., 6r ans. Kératite neuro-paralytique. Anciennes taies réchauffées. Dépoli, anesthésie de la cornée. Tarsorräphie, lactothérapie, ionothérapie sans effet notable.

4. F. L., 4a ans, livreur, Alcoolique. Blessuüre par éclat de bois. Erosion infiltrée de la cornée vers 7 h. 3 séances au zine. Guérison. Petit point opaque.

3. S. K., domestique. Polonaise. Les deux yeux pris à la suite d’un eczéma de la face. O D deux petits ulcères centraux, O G infiltration massive centrale. Réaction intense. Ionisations, Après 2 séances, là malade est changée. Plus de photophobie ni de larmoiements intenses. Infiltrats résorbés en grande partie. Ulcères épithélisés. Acuité visuelle prise à ce moment : VOD 5/10, VOG 4/10. lonisation continuée. Après 8 séances : VOD 9/10, VOG 8/10. Macules très fines,

6. G. F., 39 ans, repasseuse. Erosions récidivantes. Traitée pour l'œil gauche dans un äutre service avec tous les moyens possibles, chauffages inclus, sans résultat. Envoyée dans le service du Docteur Cantonnet pour ionisations. Malade raconte qu'elle a été très améliorée après 2 séances. Guérie après 12. Revient pour l’œil droit. Ulcère en coup d’ongle marginal. 4près 2 séances, ne prend plus la fluorescéine. Interrompt le traitement pendant 3 jours. Revient avec nouvel ulcère. 6 séänces. Très améliorée Traitement continué.

7. S. A., 32 ans, mécanicien, Ulcérations marginales catarrhales de la grosseur d’une tête d’épingle. 6 séances. Guérison.

8. M. J., 34 ans, charbonnier. Ulcère central de la cornée. V=— 4/5 s. v, lonisation. 5 séances, Guérison. Macule etrémxement fine. V= 9/10 s. v.

9. P. E., 28 ans, employée. Erosions récidivantes. Etait trai- (ée par ionisations pour l'œil gauche, il y a 3 mois. Améliorée après la 2° séance. Guérie après 7 applications. Revient pour l'œil droit. Ulcération marginale étendue. 6 séances. Guérison sans taie.

À quoi est due l'efficacité si remarquable de l’ionothérapie dans les ulcères de la cornée ? Suivant Wirtz, il s'agissait surtout d’une action bactéricide directe des ions zinc : « Les ions zinc, en petites doses, excibent les fonctions de la cellule ; en doses plus

grandes, ils la paralysent, et la tuent finalement. Or, c’est un fait connu que les cellules du corps humain sont plus résitantes aux agents extérieurs que la plupart des microbes. Grâce à cette propriété, on peut avec l’ionisation, dont l'intensité peut être variée progressivement, paralyser ou tuer les germes en laissant cependant les tissus intacts ou même fortifiés dans leur vitalité. » Zur Nedden n’est pas de cet avis : la destruction directe des germes joue un rôle subordonné, c’est surtout la stimulation des agents de guérison naturels de l'organisme qui est ici le facteur important ; les antiseptiques sont peu effi-. caces dans les infection, et la valeur des ions zinc consiste en ce qu'ils sont des excitants extrêmement efficaces sans être nuisibles. Stocker croit à une action double : 1° bactéricide et 2° stimulante, trophique. Nous nous rallions à cette opinion.

On peut justement s'étonner qu'un agent thérapeutique d’un si haut intérêt ne se soit pas répandu en 25 ans, autant qu’il le mériterait. Suivant Schnyder, ce serait dû au caractère purement physico-chimique de la méthode. Mais, comme le remarque Birkhäuser, cette raison ne peut pas suffire pour enrayer le développement d’une méthode de laquelle on peut attendre toujours des succès certains. D'autant plus que le nouveau de la méthode

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peut être appris rapidement et n'offre pas plus de difficultés que, par exemple, une galvanocautérisation où une tonométrie, correctement effectuée. A côté de l’aversion pour un appareil électrique, c’est peut-être le manque de foi, le scepticisme qui constitue le principal obstacle. Mais il suffit d’avoir exécuté quelques essais personnels pour voir fuir tous ses préjugés. Cette méthode, compliquée en apparence, est extrêmement simple en réalité. Et celui qui l’aura essayée trouvera en elle rapidement le moyen le plus sûr pour le traitement des ulcères cornéens. La généralisation de l'emploi de l’ionothérapie n’est qu'une question de temps. Si ce modeste travail est destiné à y contribuer pour une très faible part, son but est atteint.

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