‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 7 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les premières tentatives d'introduction de substances médicamenteuses dans le corps par voie électrique remontent au xvin siècle.

Bianchi, Privati, l'abbé Nollet ont voulu utiliser dans ce but l’effluve électrique obtenu avec une machine statique. La découverte de la pile par Volta permit à Rossi, en 1802, de tenter l'introduction dans l’économie du mercure, après destruction préalable de l’épiderme. Fabre-Palaprat obtient en 1833 des résultats remarquables dans le paludisme, par l’introduction de la quinine. Mais, ignorant la physique, il finit par mettre le médicament dans le liquide de la pile. En 1846, Klenke et Hessenstein traitent la scrofule par introduction d’iodure. Richardson, en 1859, obtient l’anesthésie locale par l’introduction de la morphine au pôle positif. Kunk, vers la même époque, intoxique des lapins avec la strychnine au pôle positif. Von Bruns démontre expérimentalenent la pénétration de l’iode en 1870.

En 1873, Munk décèle l’iode introduit dans les urines. Erb, en 1884, rapporte ces résultats. En 1885, Brondel propose le terme de diélectrolyse. Pendant toute cette époque, le transport était attribué à la cataphorèse, c’est-à-dire à l’entraînement en masse de la substance dans le sens du courant. Les travaux de Destot, Savy, Labatut, Jourdanet et Porte

prouvèrent que la pénétration se faisait surtout par électrolyse. Viennent ensuite, de 1900 jusqu’en 1912, les travaux faisant époque de Leduc de Nantes. Depuis 1913, Bourguignon fait une série de travaux importants (rythme d'élimination, diélectrolyse trans-cérébrale et trans-cérébro-médullaire).

Cet auteur propose de reprendre le terme de diélectrolyse proposé par Brondel.

En ophtalmologie, les premières recherches systématiques furent entreprises par- Schôler et Albrand, en 1894. Dahlfeld constate, en 1897, l’action plus énergique des myotiques et mydriatiques, introduits par électrolyse. Indiquons, à titre de curiosité, que Colombo, en 1901, essayait de transformer par l'électrolyse des cristaux de trisulfure d’antimoine, incrustés dans la cornée, en trichlorure, plus soluble. Le premier qui essaya d'introduire des médicaments dans l'œil à l’aide du courant électrique fut Kabat, qui traitait des affections rhumatismales des yeux. Mais ce sont les travaux de Krückmann qui sont le point de départ de l’ionisation oculaire. En 1908 el 1909 apparaissent les premiers travaux de Robert Wirtz. Les mêmes années, font leurs communications Ranesden et Hagemann. Les expériences fondamentales de Wirtz sont complétées, en 1910, par les recherches anatomo-pathologiques de Zahn. Lewis Jones communique ses résultats en 1910. Traquair en 1911. La même année, Lubowski relate ses cas d’ulcères, guéris par l’ionisation. En 1912, communications de Wirzenius et Calderaro. En 1913, publications de Sfocker. Le même auteur communi-

que, en 1916, les résultats obtenus par lui, à l’assem-

blée des ophtalmologistes suisses. À la même assemblée, De Speyer rapporte ses expériences. En 1919, paraît le travail de Schnyder. À partir de cette époque, les travaux se multiplient dans tous les pays. En France, ont appliqué, les premiers, l’ionisation, Morisot (Périgueux), Deschamps (Grenoble) et le Docteur Cantonnet, qui la pratique depuis 1922.

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