INTRODUCTION
dan? la période reliijieii>e, etd'aulre pari ce senlimcit de dépendance n'est pas accompagné d'une réaction moins vive dans la science que dans la reîii-non : lo savant et le croyant travaillent également à s'aiïi-anchi»", mais par des moyens différents. Faul-il donc se contenter ici d'une (jéfini'ion tout extérieure et négative et dire avec M. Dai-mesteter : « La religion embras-e tout le savoir et tout le pouvoir non scientifique' »? Un savoir non scientifique n'a guère de sens, et quant au pouvoir non scientifique, il faudrait le distinguer d'une manière positive du pouvi'ir que confère la science : or, si l'on s'en tient aux faits, le pouvoir de la religion c'est celui qu'on n'a réellement pas, tandis que le pouvoir de la science e~t celui qu'on po-sède et qu'on prouve. — On pourrait, il est vrai, faire intervenir dans ladéfinilion Vidée 6e croyance pour l'oi poser hlacerfitude scientifique; mais le savant, lui au«--i. a ses croyances, ses préférences pour telle ou telle hypothèse cosmologique, qui pourtant ne sont pas pro]»remcnt des croyances religieuses. La «foi» religieuse et morale, telle qu'elle s'affiime aujourd'hui en prétendant s'opposer à r« hypothèse » scientifique, est une forme ultime et très com|)lexe du sentiment religieux, que nous examinerons plus tard, mai- qui ne peut rien nous révéler sur sa |)rimiLive origine.
Selon nous, c'est toujours au point de vue social qu'il en faut revenir. Le sentiment religieux commence là où le déterminisme mécanique paraît faire |»lace dans
Voir un compte-rendu dps Prolp'gomènes de M. Albert Réville, par M. Dannesieter, Revue phtlosop/tique, septième année, t. I, p. 76.