SCÈNE IX
FRONTIN, DUBIANGE,écrWant.
FRONTIN
Nous voilà pour le coup revenus de Bretagne ,
Et loin des vains plaisirs fixés.... a la campagne !
(Tibàine.}
BUBIANGE, s'ttterrompaiit.
Acheter une terre! et je n'ai pas d'argent :
Il est vrai que la tante a pris l'engagement Pour sa nièce et pour moi de faire celte avance , Si je voulais enfin souscrire à l'alliance.... Ces femmes ! on ne peut jamais se raviser Avec elles; il faut sur-le-champ.... épouser.
FRONTIIf.
Pauvre tante ! j'ai cru , moi , l'avoir fiancée. Par son âge, monsieur, songez qu'elle est pressée, Que nous le sommes , nous , par vos chers créanciers ^ (Gens fort polis, d'ailleurs, ainsi que leurs huissiers,) Que dire à tout ce monde à présent ?
DUBIANGE.
Rien; d'attendre.
FRONTIN
C'est là votre monnaie, on ne veut plus la prendre. Usuriers , amoureuse en l'arrière saison , Ces gens n'attendept pas, monsieur, et pour raison; Surtout madame Orsante ; attendre ! ah , mon cher maître! C'est pour elle le mot le plus choquant peut-être. Un mot qu'il faut proscrire, et la chose, une horreur Qui lui crispe les nerfs et lui perce le cœur.
D tJ B I A N 6 E , à Im-méme.
Que faire? quand je puis, au sein de l'opulence, Satisfaire mes goûts , d'où vient que je balance ?
FRONTIN
Oui, dites-moi pourquoi.^
DUBIANGE, se levant brusquement.
Quel embarras maudit!
Belmas de son côté (car tout me contredit)