B.UGÈNE
Que m'importe?
Je ne souffrirai point qu'un caprice te porte  faire le malheur.... .
BUBIÂNGÈ.
Son malheur , je t'entends !
Elle t'a dévoilé ses secrets sentimens.
EUGÈNE
Non ; mais il est des torts enfin dont une femme Nourrit le souvenir qui survit à sa flamme.
Ce serait pour cela que sans temporiser, Morbleu , ppur la punir, je voudrais l'épouser. Mais , non , elle n'a point oublié, je l'espère. Mes droits; ils sont sacrés , je les tiens de son père :
EUGENE
Tu les as tous perdus par ta faute.
DUBIANGE.
Qui , moi ?
Lorsque depuis deux ans je lui garde ma foi*
EUGENE
Oui , fort bien !
DUBIANGE.
Je n attends à présent que sa tante.
( A lui-même. )
Après m' avoir trahi, souffrir qu'on me supplante!
EU G £ N E y «petcevant la tante.
Ah ciel ! je suis perdu !