‹ L'irrigation, ses conditions géographiques, ses modes et son organisation dans la Péninsule Ibérique et dans l'Afrique du NordChapitre 8 sur 58 · DES JOURS DE PLUIE · texte numérisé non relu

DES JOURS DE PLUIE

des hauteurs annuelles de pluies

en millimètres

par an

Stations espagnoles de l'Atlantique

(N.-W. et N.):

La Guardia, Pontevedra

Santiago. . . . .

Saint- Sébastien (San Sébastian). .

Bilbao

Au Centre (au pied de la Sierra

de Guadarrama) :

L'Escurial (El Escorial)

Stations méditerranéennes (W. et S.):

Valence (Valencia)

Mâlaga

Grenade (Granada)

Alicante.

4qi

Garthagènc (Gartagena)

Murcie (Murcia)

(xki

Almerîa. .

3io

Les pluies sur le versant atlantique ont la régularité, la continuité et souvent la finesse qui distinguent les pluies de toute l'Europe occidentale. Par contre, sur le versant méditerranéen, les pluies sont en rapport avec ces changements brusques de température, de pression et de direction du vent dont nous avons déjà parlé. Les phénomènes de condensation se produisent avec une brusquerie, une rapidité et une violence qui doivent en modifier complètement l'effet géographique. Il s'ensuit que les pluies sont torrentielles là même où elles sont très peu fréquentes. A Alicante où il ne pleut que 4o jours par

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an les pluies sont parfois terribles. Dans une journée de 1882, il tomba en certains points de la côte 200 millimètres d'eau, alors cpie dans tout le reste de l'année il n'en était tombé que 12/1. Le 1 1 septembre 1891, on mesura à Almeria une ebute de pluie de om,i583 en une licurc et demie. A Gibraltar, le a5 novembre 182G, en 2C beures, il tomba o'",8382. Ces pluies produisent ces désastreuses inondations, dont les récits nous arrivent avec une navrante périodicité ; sous l'effet de ces averses violentes, les cours d'eau se transforment en torrents, les ponts sont enlevés, les villages détruits1. Pour ne parler que du seul Scgura qui arrose la plaine de Murcie, rappelons les inondations terribles de i65i, de 1733, de 1826, de juin 1877, de mai 188/i, etc. De 171G à 186/i on compte sur le Segura, le Jucar et le Turia 2 4 grandes inondations.

Il nous est difficile d'indiquer avec une rigoureuse précision à quel degré est irrégulier le débit de la plupart des cours d'eau espagnols ; les jaugeages exécutés ne sont ni très nombreux, ni très métbodiques ; les jaugeages n'ont été faits qu'au moment de l'étiage ; et si le débit minimum de l'étiage est à coup sûr l'une des données les plus utiles au point de vue agricole, des mesures faites en une seule saison de l'année ne nous fournissent pas les documents de comparaison que nous soubaiterions. De plus, on possède très peu de séries d'observations hydrométriques coordonnées, c'est-à-dire faites en un même point pendant une période de plusieurs années. Le livre récent d'Horacio Bentabol y Ureta, Las Aguas de Es pana (tqoo), ne nous a pas apporté les renseignements que nous espérions. Dans son ouvrage, plus ancien, Llaurado avait rassemblé avec beaucoup de patience les résultats des principaux jaugeages exécutés,

1 Dk Botella y de Hohnos, Inundacioncs y sequias cri las provincias espanolas • le Levante, Bol. Soc. goo^,. Madrid, \, p. 7 ri suiv., p. 81 et suiv. — Horacio Bentaisol y Ureta, Las Aguas de Espaiïa, j>. 10-20. — Theob. Fischer, Die !!>< • rischc Halbinsel, p. 058.

.'?■> PENINSULE IBERIQUE

mais il les avait disséminés, les mentionnant à l'occasion de chacun des bassins fluviaux. Parmi ces données dispersées, nous avons choisi un petit nombre de chiffres qui fussent comparables, et qui pussent exprimer par quels extrêmes passent quelques-uns des cours d'eau dont nous parlerons plus loin :

Irrégularité du débit de quelques cours d'eau espagnols.

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