L'islamisme d'après le Coran l'enseignement doctrinal et la pratique
Il est tellement question en ce moment des musulmans de l’Inde, que je crois opportun de mettre au jour de nouveau mes anciennes publications sur la religion musulmane, afin qu’en en connaissant les principes et que, tout en déplorant l’aveuglement des sectateurs de Mahomet, on sache que leur religion n’offre pas les monstruosités que quelques personnes croient y voir.
Les pièces que j’ai réunies ici sont:
1° Doctrine et devoirs de la religion musulmane, tirés textuellement du Coran ;
2° Exposition de la foi musulmane, catéchisme sunnite traduit du turc;
3° Eucologe musulman, traduit de l’arabe et du persan ;
4° Religion musulmane dans l’Inde.
Mahomet naquit au sein du paganisme; mais, dès l’àge le plus tendre, il montra, avec beaucoup
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de génie, une grande horreur pour le vice, un ardent amour pour la vertu, une sincérité et une bonne foi peu communes, au point que ses compatriotes lui donnèrent le nom d’Amm, Y homme sûr > Dans les voyages qu’il fit en Syrie pour le commerce d’échanges auquel il se livrait, il fréquenta des chrétiens; il eut connaissance de leurs livres sacrés et put ainsi s'abreuver à la source de l’éternelle vérité. Dès lors son âme élevée, qui pliait en gémissant sous le joug de la superstition, se réveilla comme d’un songe; éclairé par la Bible, il jml se convaincre qu’il ne pouvait y avoir qu'une seule vraie religion (I ) dont les dogmes fondamentaux (l’existence d’un Dieu unique et la vie future) avaient été annoncés chez les différents peuples par des prophètes envoyés de Dieu (2). Jetant un regard sur l’Arabie, il la vit adonnée au culte le plus grossier, quoique les noms d’Abraham et d’ismaël, que ses habitants prononçaient quelque-? fois dans leurs prières, pût leur rappeler qu’ils avaient jadis reçu le dépôt sacré de la foi. Son
H) Voir sur Mahomet un jugement analogue par Kennedy, Truns. of lhe lilt. Soc. of Bombay, III, 302.
(2) Les musulmans, suivant ce système, donnent le nom de prophète à Zoroastre, à Manès, etc.
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ambition ne pouvait se contenter du rôle de missionnaire chrétien ; il voulut malheureusement devenir le fondateur d’une religion nouvelle. Après quinze années de méditations, il entreprend la conversion de son pays à ses idées. Sa prédication est couronnée du succès, et en quelques siècles la moitié du monde connaît la loi de Mahomet.
La religion musulmane est, après le bouddhisme et la religion chrétienne, qui est la seule vraie, une des religions le plus répandues (1). La moitié de l’Asie et de l’Afrique et une partie de l’Europe suivent la loi de Mahomet. Que dis-je? Un moment l’Europe entière fut sur le point de voir ses temples changés en mosquées, et il y a moins de quatre siècles que les musulmans occupaient encore des provinces d’un royaume limitrophe de la France. Cependant, on s’est formé de cette religion les idées les plus fausses. Durant plusieurs siècles, on a donné aux musulmans le nom de paiens, et le
(1) La religion musulmane s’étend depuis le cap Vert, à l'ouest, jusqu’aux côtes de la NouTeile-tiuinée, à l'est; depuis Mozambique, au sud, jusqu'à la Lithuanie, au nord. (11 y a en Lithuanie, sous le gouvernement russe, des Tartares mabométans établis depuis le XV* siècle.) On dit qu'il y a des musulmans parmi les nègres marrons ou insurgés indépendants de la colonie de Surinam.
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Tasse lui-même les a désignés sous ce nom dans son admirable poème (1).
Toutefois, « jamais peuple, » ainsi que l’observe fort bien un écrivain célèbre, « ne fut plus éloigné de ce que nous appelons improprement le paganisme et ne fut plus attaché, sans aucun mélange, à l’unité de Dieu. »
On a été plus loin: on a nommé les divinités qu’on a prétendu qu’ils adoraient : Vénus, Astarté, la Lune, Uranie, etc. On a même divinisé pour eux Sa/a et Merva, collines de la Mecque.
On est tombé dans des erreurs aussi étranges pour tout ce qui concerne leurs autres dogmes et les pratiques de leur culte (2).
Aujourd’hui, si l’on ne nomme plus les musul-
(t) Cela tient à ce qu'en Italie, où on connaît si bien les langues classiques et l'antiquité grecque et latine, on ignorait ce qui concerne les religions modernes, parce qu'il était formellement défendu de lire des livres hérétiques. Ainsi, on n’y connaissait pas la religion musulmane, et encore moins les différentes divisions du protestantisme. Pour publier le Coran, Maracci fut obligé de le réfuter et de le déchiqueter dans son travail.
(2) Reland, dans son ouvrage intitulé : De religione mohammedicd , s'est attaché à réfuter les fausses inculpations que l’on a accumulées contre l’islamisme et contre Mahomet. Mais j’avoue que Reland est trop indulgent et qu'il prend la défense de bien des choses que je crois difficile de pouvoir justifier. On pourrait peutêtre même lui reprocher un peu de partialité pour les musulmans.
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mans païens, et si l’on ne cite plus le nom de leurs divinités prétendues, du moins continue-t-on de les nommer adorateurs de Mahomet , et a-t-on toujours de leur religion à peu près les mêmes idées que l’on en avait.
Dans le dernier siècle, Voltaire a contribué à jeter du mépris sur l’islamisme, et surtout sur son auteur, par sa tragédie intitulée : Le Fanatisme ou Mahomet. Dans ce poème, Voltaire a représenté sous les traits d’un scélérat le législateur des Arabes, qui a substitué le culte d’un seul Dieu à l’idolâtrie grossière dans laquelle étaient plongés ses malheureux concitoyens; il n’a vu qu’un brigand dans le législateur qui a remplacé par des lois sages et sévères (1)
(1) On me ferait peut-être le même reproche de partialité que je viens de faire à Reland, si je n’exceptais de cet éloge de la sévérité musulmane l’article du mariage, car on sait que la religion de Mahomet permet d’aYoir jusqu’à quatre femmes, et même de cohabiter avec ses esclaves. La même impartialité qui me fait poser cette exception me commande aussi de dire que, malgré ces dispositions de la loi, la polygamie n’est pas chez les musulmans aussi commune qu’on pourrait le croire. D’abord il faut avoir une certaine aisance pour entretenir plus d'une femme, et quand on a cette aisance, il faut encore vaincre la répugnance qu'ont en général les parents de donner une fille à un homme déjà marié, ou qui ne leur promet pas de n’avoir qu’elle seule pour épouse. D’ailleurs, il n’est pas inutile de remarquer qu'en permettant la polygamie, Mahomet n’a fait que suivre l'usage établi dans tout l’Orient de temps immé-
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les coutumes barbares et sanguinaires des anciens Arabes (1).
« On ne trouve pas que Mahomet ait été noirci d'aucun vice, dit le célèbre W. Jones. Ses talents pour la guerre, ses vertus morales, sa sagacité, le mettent au niveau des Alexandre, des Solon et des Lycurgue; et si le Coran est de sa composition, comme cela parait démontré, on doit le mettre au rang des plus habiles rhétoriciens et des plus élégants poètes (2). »
Ne serait-ce point par antipathie pour les idées
morial ; il a même resserré cei usage dans des bornes plus élroiles. Les enfants que les musulmans ont de leurs esclaves sont légitimes.
(t) Les Arabes païens considéraient les femmes comme la propriété de leurs maris, et bien loin de leur donner aucune part dans l’héritage de leurs époux, ils en disposaient contre leur consentement. Ils enterraient leurs tilles toutes vivantes, lorsqu'ils craignaient d’être réduits & la pauvreté en pourvoyant à leur entretien, etc. Us regardaient la naissance d’une fille comme un malheur, et leur mort comme un grand bonheur. Us avaient aussi coutume de faire vœu que s’il leur naissait un certain nombre de garçons, ils en offriraient un en sacrifice aux idoles, sacrifice qu’ils accomplissaient exactement. Voyez, pour l'ancienne religion des Arabes, les observations historiques et critiques de Sale sur le mahométisme, observations qui se trouvent à la tête de sa traduction anglaise du Coran, ou en français au commencement de la traduction de ce livre par du Ryer, édition d’Amsterdam, 1775.
(2) Dissertation sur la poésie orientale. (Jones’s Works, t. XII, p. 298.)
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religieuses que le philosophe de Ferney aurait fait sa tragédie (1)? On pourrait hésitera répondre si l’on ne connaissait pas les vers qu’il adressa à La Noue, auteur de la tragédie de Mahomet II, en lui envoyant celle de Mahomet le prophète (2).
Néanmoins, je ne prétends point me faire ici le champion du législateur des Arabes, ni le défenseur de la religion qu’il a établie.
Je prétends encore moins faire la plus légère comparaison entre le christianisme et l’islamisme (3), entre l'Évangile et le Coran. Comment, en effet, tout autre argument à part, pouvoir coinparer le christianisme propagé, dans les premiers siècles, par la seule voix de la conviction, à l’isla-
(1) Voltaire, dans sa lettre au roi de Crusse, datée du 20 janvier 1742, avoue que le fait historique sur lequel repose sa tragédie est faux. « Je sais, dit-il, que Mahomet n’a pas tramé précisément l'espèce de trahison qui fait le sujet de cette tragédie. »
(2) Les voici :
Mon cher La Noue, illustre père De l'invincible Mahomet,
Soyez le parrain d'un cadet
Qui, sans vous, n’est point fait pour plaire.
Votre fils est un conquérant;
Le mien a l’honneur d’étre apôtre.
Prêtre, fripon, dévot, brigand :
Qu'il soit le ehapelain du vôtre.
(3) Le mot islamisme signifie proprement résignation a Dieu, et musulman , résigne à Dieu.
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misme prêché les armes à la main? « L’Évangile, lit-on avec plaisir dans Bayle, prêché par des gens sans nom, sans étude, sans éloquence, cruellement persécutés et destitués de tous les appuis humains, ne laissa pas de s’établir, en peu de temps, par toute la terre. C’est un fait que personne ne peut nier, et qui prouve clairement que c’esl l’ouvrage de Dieu. » (Dirt. hist. et cril., art. Mahomet.)
Le Coran est le dépositaire de celte loi. Mahomet l’annonça par portions détachées, toutes écrites d’un style vivant et animé, toutes empreintes de cette éloquence persuasive qui sait entraîner les cœurs. Ces fragments furent réunis en corps d’ouvrage après la mort du prophète ; mais on négligea de les disposer selon l’ordre du temps où ils avaient paru (1), et, au lieu de procéder avec critique et goût, on se borna presque à rapprocher les versets qui sont terminés par une même rime, en plaçant d’abord les plus clairs, puis ceux qui le sont moins, et dans les dernières pages ceux qui présentent un sens obscur. Dans ce confus assein-
(1) Ainsi, par exemple, les cinq premiers versets du chapitre xcvt sont les premiers qui furent révélét à Mahomet.
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blage, les préceptes religieux, moraux et civils, les narrations bibliques, les traditions arabes, les allusions aux événements du temps, les versets abrogés, les abrogeants, tout se trouve pêle-mêle, au milieu de répétitions sans nombre. Si ces défauts ne sauraient obscurcir dans l’original les beautés de pensées, que le charme et l’harmonie du style font ressortir, il n’en est pas de même dans nos pâles traductions. Aussi le Coran est-il généralement inconnu à ceux qui ne sont pas à même de le lire en arabe, presque personne ne pouvant soutenir la fatigante lecture des versions européennes.
Pour que l’on pût apprécier cet ouvrage célèbre et les véritables principes d’une religion qui compte tant de sectateurs, j’avais formé le dessein de publier une traduction du Coran dans l’ordre chronologique des matières; mais, après y avoir réfléchi, j’ai cru que j’atteindrais plus aisément le but que je me proposais en ne donnant que les fragments qui ont trait à la doctrine religieuse prêchée par Mahomet. En effet, il est inutile à la généralité des lecteurs de connaître la partie historique du Coran. Mahomet ne se piquait point d’être historien ; il s’est borné à répéter, avec les traditions de ses compatriotes, les récits de la Bible développés
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par les traditions juives ou chrétiennes. Son seul but était d’éclairer les hommes sur la religion universelle annoncée par les prophètes, et de les engager à sortir des épaisses ténèbres que l’ignorance avait entassées autour d’eux. Quant à ce qui, dans le Coran, a trait à l’époque où vivait Mahomet, c’est dans l’histoire du Prophète qu’il doit trouver sa place, et non dans un ouvrage du genre de celui-ci.
Je me suis simplement servi pour ces extraits de la traduction de Savary, bien qu’elle ne mérite pas toujours une aveugle confiance, celle de M. Kazimirski n’ayant pas encore paru quand j'ai fait ce travail.
On m’accusera peut-être d’avoir présenté le livre sacré des musulmans sous un jour favorable, en faisant un choix des passages les plus remarquables, et de ceux qui se rapprochent le plus de nos idées. J’avoue qu’effectivement, comme il y a un grand nombre de répétitions dans le Coran, j’ai choisi, sur plusieurs versets qui expriment le même sens, celui qui m’a paru le meilleur, comme aussi j'ai dû élaguer ceux que les musulmans eux-mêmes nomment obscurs. Je ne me suis pas cependant fait une loi de ne point laisser subsister de répéti-
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tions; plusieurs étaient nécessaires, et ceux qui connaissent le Coran savent qu’il aurait été impossible de les éviter entièrement.
Le Riçâlé-i Berkevi, ou petit traité par Berkevi (1), que j’ai intitulé : Exposition de la foi musulmane , et dont j’offre aujourd’hui la traduction (2), n’est autre chose qu’un catéchisme à l’usage des Turcs. Il est chez eux très-estimé et très-répandu; on en a fait plusieurs éditions à Scutari, une à Casan en 1806, et une en vers turcs. Cazi-Zadé Islambouii Ahmed ben-Mohammed Amin en a donné un commentaire (in-4° de 352 pages) qui, ainsi que le catéchisme, est en turc, et qui est également imprimé à Scutari (3). 11 est
{1) Feu de Hammer a critiqué cette manière d’écrire le nom de notre auteur (Jahrbücher der literatur, dernier trimestre de 1821, p. 8). Il a prétendu & tort qu’il faut écrire Birgilu. A la vérité, on appelle ainsi vulgairement cet auteur, avec la syllabe patronymique turque; mais dans son ouvrage et dans le commentaire qu’on en a donné, j’ai toujours vu ce nom écrit Berkevi, avec le yé patronymique arabe.
(2) Elle a été reproduite en norvégien par mon savant ami, H. Holmboe.
(3) Le traité de Berkevi et le commentaire d’ Ahmed se trouvent indiqués dans le catalogue des manuscrits de la Bibliothèque impériale de Vienne (Mmes de FOr. t t. V, p 286). L’orientaliste qui a fait ce catalogue a constamment écrit en latin Beregli au lieu de Berkevi, que d’Herbelot écrit Bareali.
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intitulé: La perle précieuse cl’ Ahmed, (nom du commentateur) (1) ou Commentaire du petit traité de Berkevi. Je m’en suis utilement servi, car l’on rencontre souvent de l’obscurité dans le texte. L’auteur, natif de Birgbi, en Natolie (2), auprès de la montagne de ce nom, l’ancienne Hypaepa (Hammer, Jarhbücher der literalur , 4 e trim. de 1827, p. 3), mourut de la peste à l’âge de cinquante-cinq ans, en 981 de l'hégire (1573-74). Il est auteur d’un grand nombre d’ouvrages de philologie et de théologie dont on peut voir la liste dans la continuation de la biographie des savants ottomans de Tachkeuprizadé, par Attaï, avec l’histoire détaillée de sa vie.
Les traités les plus complets de la religion musulmane embrassent le dogme, le culte et la morale; mais il y en a qui ne renferment que le
(1) Et non point, comme a traduit le rédacteur du catalogue des manuscrits orientaux de la Bibliothèque de Vienne (loc. cit.) : Corolla margaritarum laudabilis, et encore moins, comme a traduit feu Bianchi (Notice sur le premier ouvrage d’anatomie et de médecine imprimé en turc à Constantinople, etc.) : Commentaires trisestimés sur la religion, par Beregli.
(2) Sur la gravure qui se trouve en tête de l’ancienne traduction française (dont j’ignorais l’existence, et qui ne me fut signalée par mon ami, le baron de Montbrel, que lorsque ma traduction était imprimée), on le dit natif de Philadelphie.
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dogme et le culte, d’autres le dogme seulement. Quelques-uns enfin s’attachent au dogme et à la morale, et passent légèrement sur le culte. C’est dans cette dernière classe que le traité de notre auteur doit être rangé.
En effet, Berkevi parle du dogme d’une manière assez étendue: il y consacre les six premiers chapitres de son ouvrage; mais il indique h peine les devoirs du culte. Il est vrai que l’auteur entre dans des d itails minutieux au sujet des ablutions et des règles touchant la prière, détails qu’il a joints à son traité sous le litre d'appendice.
En terminant son Riçdlé , Mohammed Elberkevi entre aussi dans les détails les plus circonstanciés sur ce qu’il désire que l’on observe à sa mort. J’ai omis ces détails peu intéressants pour nous.
Quant à la partie morale, elle se trouve renfermée dans le septième chapitre ; mais elle est mêlée à des choses qui tiennent au dogme et au culte. Elle est assez étendue; toutefois, l’auteur a négligé de parler de plusieurs articles, comme de l’interdiction des images, de celle des vases d’or et d’argent, etc. J’ai divisé en sections ce dernier chapitre, pour y mettre plus d’ordre.
Le traité dont je publie la traduction n’a rien de
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commun avec un ouvrage allemand intitulé : Birgkilu risale, oder Elementarbuch der Muhammedanischen Glaubcnslehren. L'Exposition que je donne au public est traduite du turc de Mohammed ben- Pir Ali Elberkevi; celle de l’auteur allemand l’est de l’arabe de Nejmuddin Omar Nesselî. L’ouvrage de Nejmuddin est bien plus court que celui de Berkevi. Il ne traite ni du culte (il faut en excepter la prière), ni de la morale. Il ne renferme en tout que cinquante-huit articles fort succincts, mais que l’interprète allemand a eu soin d’accompagner de la traduction du commentaire de Sad-Uddin Teftazani et de notes intéressantes.
L’Eucologe musulman sunnite , qui suit la série des textes du Coran que je publie, a été imprimé en arabe et en persan à Calcutta, sous le titre de Ilidayulool Islam (1). C’est sur ce double texte que j’ai fait ma traduction. Pour rendre plus complet ce recueil de prières musulmanes, j’y ai ajouté quelques autres prières extraites du Tableau de l'empire ottoman de M. d’Ohsson et le chapelet musulman qui jusqu’ici n’avait paru en français que d’une manière plus qu’imparfaite, dans la
(1) Hindoostance press, 1804, in- 8°.
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mauvaise traduction du bon ouvrage italien sur la Littérature turque , par Toderini. Je pense qu’on me saura gré d’avoir fait connaître les prières tant publiques que particulières du culte musulman. C’était un complément nécessaire et de \' Exposition de la docirine du Coran et du Catéchisme musulman sunnite.
QUI, D'APRÈS l’opinion des docteurs musulmans, SE RAPPORTENT A MAÜOMET OU A SA MISSION