‹ L'islamisme d'après le Coran l'enseignement doctrinal et la pratiqueChapitre 106 sur 112 · LAL · texte numérisé non relu

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« Baba Làl était un derviche (également Hindou) qui habitait Dhianpur, dans la province de Lahore. 11 s’énonçait avec éloquence et facilité, et employait ce talent à développer les principes immuables de l’unité de Dieu et à expliquer les autres attributs divins. Aussi accouraiton auprès de lui et éprouvait-on un plaisir inouï à

(t) Souverain de Dehli, de la dynastie afgane ou pathane des l.odi, lequel régna de 1 488 & 1516.

(2) Vers en deux hémistiches ou distique. Dohra est le synonyme hindi de bail en arabe. II. -II. Wilson a donné la traduction de plusieurs vers de Kabir dans l’excellent mémoire sur les sectes des Hindous, tome XVI» des Recherche » asiatiques. (Voir l’article Kabir dans mon Hist. de la littér. hind.)

(3) Araisch-i tnahfil, p. 95.

(4) Ayeen Akbery, 11, 16.

l’entendre. Il a laissé un grand nombre de vers himloustanis sur les matières religieuses, vers que beaucoup de gens lisent régulièrement comme une tâche journalière. La dévotion à ce saint personnage est très-répandue, tant parmi les gens distingués que parmi le peuple. On dit que Dara Schikoh, fds aîné de Schah Jahan et frère d’Aurang-zeb, voyait souvent Baba Lâl, et qu’ils s’entretenaient ensemble des choses de Dieu. Effectivement, le munschi Chandarban Schah Jaliani a écrit en persan un ouvrage qui contient les conservations pieuses de ces grands personnages (1). »

De même que Kabir, Baba Lâl est considéré comme fondateur d’une secte hindoue qui porte son nom, c’està-dire celle des Baba lâlis (2).

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