‹ L'islamisme d'après le Coran l'enseignement doctrinal et la pratiqueChapitre 33 sur 112 · DE LA MORT · texte numérisé non relu

DE LA MORT

* Dieu donne la vie et la mort, ni, 149. 11 vous a donné la vie, il vous l’ôtera, xvi, 72. L’homme ne meurt que par la volonté de Dieu, ni, 138. Tout fils d’Adam doit payer le tribut au trépas. Nous vous éprouverons par l’infortune et par la prospérité, et vous reviendrez à nous, xxi, 36. Le terme de la vie est fixé. Nul ne saurait le prévenir, ni le différer d’un instant, vu, 32. La vie du monde est semblable à la pluie que nous faisons tomber des nuages. Elle pénètre dans la terre pour féconder le germe des plantes qui servent de nourriture aux hommes et aux animaux. Les plantes croissent, la terre s’embellit de leur parure, et ses habitants comptent sur de nouvelles richesses. Alors, soit dans l’ombre de la nuit, soit à la clarté du jour, nous envoyons la désolation, et les moissons ont disparu, comme si la veille elles n’avaient pas enrichi les campagnes, x, 25.

Les jouissances du monde sont passagères ; la vie future est le vrai bien pour ceux qui craignent Dieu. Là, personne ne sera trompé. En quelque lieu que vous soyez, la mort vous surprendra. Les tours élevées (1)

(t ) Pallida mors tequo puisai pede pauperum labernas, Regumque turres. (Horace, Od., I, 4.)

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ne vous défendront point contre ses coups, iv, 79, 80. Tous les hommes subiront la mort, ni, 181. Vous revenez à nous dépouillés de tout, tels que nous vous créâmes... Ils ne paraissent point, ces intercesseurs que vous égaliez au Tout-Puissant. La protection que vous attendiez d’eux s’est évanouie, vi, 94.

Ils t’interrogeront sur l’âme. Dis-leur : Dieu s’en est réservé la connaissance (1). 11 nous a laissé bien peu de lumières, xvii, 87. A la mort, l’Ame est portée devant l’Éternel, lxxv, 30.

Ne croyez pas que ceux qui ont succombé dans le combat (2) soient morts ; au contraire, ils vivent et reçoivent leur nourriture des mains du Tout-Puissant. Enivrés de joie, comblés des grâces du Seigneur, ils se réjouissent de ce que ceux qui marchent sur leurs traces, et qui ne les ont pas encore atteints, seront à l’abri des frayeurs et des peines, ni, 162, 163.

(t) Beidawi (cité par feu de Sacv, journal As., x, 3M) interprète ainsi ce passage du Coran : < Il s’agit ici de l'esprit qui viviiie et anime l’homme ; on veut dire qu’il est du nombre des choses créées qui sont produites sans matière préexistante, et sans tirer leur naissance d’une substance primitive comme les membres du corps de l’homme; ou bien on veut dire qu’il a existé par l'ordre de Dieu, et qu’il a commencé d’étre parce que Dieu l’a formé, eu supposant que l’objet de la question soit de s’informer de son éternité ou de sa production ; ou bien enfin cela signifie que c’est une des choses dont Dieu s’est réservé la connaissance, a (3) Mahomet parle ici du combat d’Ahed. Voyez la Vie de Mahomet, par Savary.

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