‹ L'Israël des Alpes (volume 2)Chapitre 41 sur 48 · IV · texte numérisé non relu

IV

« Confession d'Angrogne ou de Farel; » rédigée dans un synode tenu à Angrogne le 12 septembre 1532. — C'est la date de Gilles (p. 21) et du manuscrit de Dublin, Clas. C. Tab. V. no 18, fol. 59; mais Léger dit le 12 décembre 1532, 'p. 95, et Perrin, le 12 septembre 1535. (p. 157.} — Cette confession fut conçue sous l'influence directe de Farel et de Saulnier, qui se trouvaient à la réunion synodale par laquelle elle fut adoptée. — Elle contient dix-sept articles très concis. — Elle nie le libre arbitre et établit la prédestination. — Je l'ai fait connaître avec plus de détails dans VIsraèl des Alpes, T. I. chap. VII. — Elle est donnée en entier, mais en traduction, par Perrin, p. 58; Léger, page 95; Moser, p. 319 et Hahn, p. 652. — Gilles en adoucit les termes dans son ouvrage, 'chap. V,) comme si l'opinion qui s'y trouve exprimée n'avait joui que d'uu triomphe temporaire dans les vallées.

« Confession des Magnats de Bohême : » • présentée, dit Léger « (p. 76) au roi de Bohême par ta sujets, les Vaudois, l'an 1535, « lesquels après une belle préface des Picards ou Vaudois... et « une autre... des Barons du pays, déduisent les causes pour « lesquelles ils avaient embrassé leur religion. »

Ce style confus et plein d'inexactitudes ne saurait répondre à une idée claire. — Cette confession n'est pas de 1535, puisque Mélanchton en parle dans une lettre datée de Witteinberg, en 1533 : (D'Argentré, T. I; voir aussi la brochure séparée qui contient cette pièce.) — Elle n'est pas non plus des Vaudois du Piémont. — Elle est précédée d'une préface des Magnats de Bohême, sur les raisons qui les ont portés à embrasser la réforrnation: 'et non la religion des Vaudois, comme cherche à l'insinuer Léger par sa phrase ambiguë.) Vient ensuite une lettre de Luther sur les Picards, que Léger appelle le s susdits Vaudois (p. 104) ; et un éloge de cette lettre par Wesembecius. — Cette confession de foi contient vingt articles très étendus. Elle est en latin et a été rapportée isolément par Léger, p. 96-104

et Hahn, p. 654-665. (Léger, à la p. 111, cite encore, pour être des Vaudois, deux confessions de foi adressées par des réfugiés français, en 1532 et en 1538, au marquis de Brandebourg )

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