SECONDE SECTION
AOTBOftS QVI SI SONT OOGUFÀS DB àECHBRCiUS M DÉTAIL
SUR DIFFÉRBIfTES QUESTIONS RELAT1VB8
À L*HISTOIBB DBS YAUDOIS.
Ttaiiéê le^As,
(U yl«|«it êmêm VaUêtmt : m rafportaat fénértUiMit tut ditnples ë« TiMo es L701 el à d'uiUret frotottoato du «otbo ^ , plulM qv'Aov
I. Rbthbm». « Goatra Taklenses : » Tel e»t h iUre abrégé qo'oa dooM habHaeUemeat à son ouvrage éorii en 135^. (Hee- ZOG : de origine et pHstino statu Waldensium , p* 8. ) £0 voici le tiim exact : « Summa de Gatharii et Leonistis, eeu Paupe- «rilms de Lagdono.» t-Oq le cite parfois de la manière suivante : « Fratris RETHsai Sachohi, ordiols Predicatoruin, Sum- « ma contra hsereticos : » ou bien : « Summa de Gath. et Léon. » — GaBTSEiijs, en insérant ce traité dans sa collection {Opéra ^ T. XII), a ajouté à ce titre : a Liber contra Waldenses haereticoa, « Bunc primnm intègre ex manuscripto codice editus. » — Ge traité a été publié par MAaréNE {Thésaurus novus anecdotorum. T. V, p. 1762.) alfkfius auctoris œtate exaratus. — Est-ce le lexte original ? — U provenait d'un manuscrit de Roacn.^D'ÀaoKirrEÉ {Collectio judiciorum de noms errorOms... T. I, p. 4^) la publié d'après un manuscrit de Caên; et Echard {Scriptares ordinis Pnsdioatorum^ T. I, p. 154) , d'après un manuscrit de Dublin.
— ^11 se trouve en outre dans la Bibliotheca medim et mfimœ la* tinitatù^ T. VI, p. 47 : (édition de Passaa) ; ainsi qae dans l«8 ouvrages suivants: BiUioih. maxima P. P. T. XXY, p. 264; Von-dei-Habdt, Rerum concUii Const. T. III; UssBa, de gramt' êima questùme, etc. — Flacii» Illtbigi», en a publié les m^ premiers chapitres : (Catal. test. veritaUa^ n« 267.) — Reynenu est qndquefois désigné sous le nom de Saooo ou de Sacdtomu, Il dit de lui-même : « ego Rinherus olim baBresiarcha « nunc « Dei gratiasacerdos... annis XVU conversatus sum cum eis.» (Note de Gibsblke, Hist. Eccles,, T. III, p. 598.) — G*est le {doi intéressant des auteurs mentionnés dans ce §. — Au cbi^. ID "de son ouvrage , intitulé : De caueis hœreseorum , il fait couf naître les Eglises dues aux hérétiques dont il parle; et il e& nomme 41, qui portent toutes des noms allemands ou valaques. ^ n donne plus loin, mais d'une manière générale, rindkatioo d'Eglises de Cathares, au nombre de 16. (Gaput XYI.) — n fiût, toutenlascombattant, un grand élogedes LéonistesetdesYaiidoii^ surtout en parlant de leur attachement pour la Bible, et da la pureté de leur vie. — U dit d'eux : « NuUum sanctum credunt «nisi Apostolos; nullum invocant nisi Deum solnm.... Legen* « das sanctorum non credunt ; miracula eorum subsannant * (c reliquias contemnunt.... dicunt quod omne peccatum sit mo^ l« taie et nuUumveniale.... et ita, Lombardiam intrantes, visi- « tant episcopos suos. » (Gap. V.) (Voir sur un PsEUDo-RBonauB, interpolateur de cet ouvrage : Goseler , De Rainerii SaaAm summa de Gatbaris et Leonistis, commentatio critica, Goettio* gae 1834, et dans Y Histoire Eccles, du même auteur, 4* édit. , T. Il, p. 613. ^ Léger a cru qu'il y avait eu deux écrivains da nom de Reynerus. {Histoire gén., pag. 170, note 2.) Son erreur provient, sans doute , de ce que notre auteur a été placé par Fréhérus au nombre des scriptores rerum Bohemicarum, — Je pense qu'on ne doit le citer qu'avec beaucoup de circonspection, comme autorité historique, à l'égard dos Vaudots du Piémont: et je m'en suis abstenu, dans ce dernier travail.
Cette même observation s'applique plus fortement encore à la plupart des auteurs suivants. — Voir encore, sur les interpola-
— actions qa*a subies Touvrage de Reyneras , et pnur d'aatres détails, roavrage de M. ScHMmr sur les Cathares, (T. II, note XYI.)
0. a PiuGHDORF. Contra haeresin Waldensium. » (Publié par jretseros, T. XII, V partie; et dans la Bibl, max, Patrum: r. XXY, p. 278.) — Ce traité renferme 36 chapitres.) — Il y est «oonna qae les Vaudois font remonter lear origine jnsqu*aa ape Sylvestre. (§ I.) Plus loin : a dixit Christus : vos estis lux umdi; (§ X) et Tauteur reproche aux Vaudois de se cacher I XI) ; puis, il mentionne ainsi la réponse de Tun d*euz : « Non oasum esse talis iMcema publica , propter instantes persecumes, qma Tocant me hœreticum. » (§ XllI.) Cet auteur doit tre de la fin du quatorzième siècle; son style est en général oanvais, et plein d'expressions injurieuses.
« m. Eberhamo de Béthnne. (Eberhardus Bethunniensis.) Liber anti bœresis ; » publié sous le titre de Contra Valdenses, rietsems, T. XII ; Bibl. max. P. P. T. XXIV. •— « Ermengabd , Opotcolum contra haereticos qui dicunt et credunt mundum istam et oomia visibilia, non esse a Deo facta sed a Diabolo. » -(Se trouve dans Gretserus, T. XII.) Il n'y est question quMniidemment des Vaudois. L'éditeur dit lui-même : « Nec scio an taque contra Valdenses. » {Prœloquia.) Voir pour plus de déails sur ces auteurs, Scbmidt, hist. des Cathares, Tome II, iota XVI.
IV. GiETOBRUs, qui a édité les trois auteurs précédents, sous le itre de Trias contra Valdensium sectam, les a faut précéder d'un raitédont il était l'auteur : <c Prolegomena in scriptores contra 'Valdenses; »et après l'ouvrage de Pilichdorf, il donne « Refu- ( tatîo errorum quibus Waldenses distinentur, incerto auctorb. Gretieri opéra, édit. d'Ingolstadt. T. XII ; et Maxima Bibl. P. P. '. XXIV.)
V. Alain de l'Isle (Alanus dcinsulis), ou tout simplement 4aiii : « Adversus haereticos et Waldenses qui postea Albigenses dicti sunt. » Cité le plus souvent ainsi : Contra hœreticos >titemporis; et par dififérents auteurs, sous plusieurs autres 'très. — Il se trouve dans « Alani tbeologi insignis opus... Aners, 1654, fol. p. 199. —Les deux premiers livres de ce traité
ont été publiés séparément, à Fans, «n 1618, m-8, sousoe ti^ tre a Contra Yal^enses Jadeo6 et Pagunos ; » les dtux deniiera livres se trouvent sous un autre titre dans la BM, sûript deteroensium, Cologne 1656. — Yoir pour plus de détails, sar M auteur, son homonyme et ses ouvrages, dans Thistoire des Ga* tbares, parSehmidt, T. Il, note XYI.
Vf. « Bebhau dk Fontcàud (Bemardot de Fonte Gattdelf « Contra Yaklenses et Àrianos. o •<- Il est tràs pea parlé des V^mi» dois dans cet ouvrage. — « Yaldensss (âit41) dieti sunt ftirniram a valle deasa. » (PréUminaires.) -^ V(ddo n'est pas nommé dtas son ouvrage. Yjoyez aussi Histoire iiUércàte de f^wmty T. X¥, p. 85. L*autenr est du douzième siècls.
« YII. MoNETA. Adversus catharos «t Yaldensee, » Uft 1mm YoL in-foL, édité par Riehmius h Roms^ en 1748* '->L*édi«e»a fait précéder Touvrage d'une introduction sur la via «t les écrits de cet auteur, qui vivait au commencement da XIII« 8. «t As deux dissertations : la Ira de Catharis; la 9e de Valdmuihii. H est dit au § I : « Yaldensium nomen non peooliare aKe^jns «sect», aiut hsereseos, sed commune omnium a seoalolS»*... «nec desunt qui sic dictos (Yaldenses) velint, a voce ilallea, « Valden.»
YlII. Erisinns si BonBONifE (Stephanus de Bella Yilla). <rDe « septem donis spiritus sancti. » — Publié dans d'ÀRGEimÉ, Col-' lectiojudie. de nons erroribus. T. I, p. S5-91 . — Yoif également EcHARO. T. I, p. 184-196. —-Un manuscrit des Septem doHa se trouve à Paris, à la biblioth. de la Sorbonne^ sous le no 938. « H^eé « narratio, dit Herzog, majoris momenti esse videtur, cum quod « Stephanus ipse vidit virum cum Waldo societate oonjune- « tum... denique quod multorum WeUdensium confessioaes, ut « inquisitor ipse audiit. (Cap. I, p. 3.)
IX. « YvoNETUs. Tractatus de hseresi pauperum de Lugduno, » cité aussi, « Contra hsereses Yaldenses, libri quatuor : » Se Vmvn dans Martène. Thet, Anecdot. T. V, fol. 17'< 8.
X. GuuK) de Perpiniaco , « Surama de hseresibus et earum confutationibus ; » Paris, chez Josse Badius, 1S28, fol. L'autear de cet ouvrage est Guide de Perpignan, Carme, évêqae d'Elae
vers 1343. Il parle des Vaadois, à partir du recto du feuillet 79, et se borne à citer leurs doctrines et à les réfuter. (Note due à M. Schmidt.)
XI. et Claude Goussart. Valdensium et quornmdam alio- « rom errorum expositio. Lutetis, 1548. — » Index errorum Val' densiunif où se trouve : « Disputatio in ter catholicum et Paterinum heereticum , » remontant à la fin du treizième siècle. Inséré dans Martène et Durand , Thés. nov. anecdot T. Y , f. 17B5 et saiy. Voir sur ce sujet Scbmidt HisU des Cathares , T. n, p. 311.
Xn. « Gwdterus Mafes, archidiacre d*Oxford, qui vit et entendait les disciples de Yaldo, au concile de Latran, en 1179 ; a écrit une courte dissertation : Desecta Valdesiorum; inséré dans Usra : « De christianae Ecclesiae , successione et statu Historica explanatio. Londini, 1687. »
XHI. « Claude Goussord : Valdensium ac quorumdam alioram errores, praecipuas, ac pêne omneS; quae nunc vigent, bse- TBM eontinentes. » Paris, chez Thomas Richard, 1548, in-8''. Ce livre était dirigé contre les Luthériens. La réfutation des doctrines yandoises, commence folio 41. Ges doctrines sont tifées mot à mot du catalogue rédigé par Yvonetus (ci, no IX). Ce catalogue est reproduit à partir du folio 126, sous le faux titre de Valdensium errorum catalogus, stve summa Fratris Memefii. CSoussord dit qu'il a tiré ce morceau d*un ancien manuerit; oe MSG. contenait probablement la somme de Reynerus, jeta la ndte le catalogue d'Yvonetus; de là Terreur. (Note due ! à M. Schmidt.)
XIY. Claude Setssel, « Adversus Yaldenses disputationes. » |!ii4», 1547 , un beau volume en gothique. — Cet ouvrage a |nrvi de base à un grand nombre de dissertations ; entre au- : « La doctrine des Yaudois , dressée par Glaude Seyssel
•Ofanide Goussart, théologiens de Paris, avec notes dressées Jean Gappel; » Sedan, 1618, in-8o. — Seyssel, fut arche-
ifw de Tarin.
ïhisês académies.
I. DimuiBBDs (Jaan-Coiini^. « EodtpU ^nWwrtwm, ar thodoiin lutberaiiœ testit «t 1001». • Argent. (Mrptkovv)^ 1668; iii4*. — Publié eùaaim par HifTiunc» cvag w
IL EAvn (Jean-Ghristo{^). « Oiatio 4» Wildwwiwn flIlPi rograisat «t peraecutioiitbiu. » Aldtort; 1686; ia«4% / •> m. Gilles SiBAucB (JSgidtt Stnucbii). « Mqol^tia WiHifr oo-theologlcaâeyalâeDiibBi. » WiiitaB»; 1^4^^ topUPHH partie a para ea 1659, la deuziâme, e» 4668» . ri*
lY. WnKMFUfii» (Piarre-VmiiWià» « De VnIrtawftnfiW* 8*oooope surtoot de leor origiDe et de leon doofaiini.wril pramiàre partie de aee tbâiee a m pobtiée à Bâte m llH^k detudème» ea 1700 ; ia-4n
y. HouiâT (Tan den). « De Vaklentinwi» Bahempwwn^W» ravoram ûde et rçligione. » lo-io. (Xigoaire la date et le lli d^impression.)
VI. KiEsuNG (Kieslingtts). « JMssertatio bietorico-tbeokigicai de variis Waldensiam verltatis testiam nominibos et sectis. 1 îïï'io ; léna, 1739.
VIL Jas. a Disputatio academica, de Yaidensiiva leoU» al> Albigensibus recte distiugueûda. » Lyon, 1834 ; in-i» , d'enviroft 150 pages. Excellent travail* -r- Parmi les moderaies, j*ai<âté ailleurs, ReTNAUDIN, PETlAIf, BiJTIE, ROXAH, etC.
YIIL MATERBorp, Kritiecb^ BeleactnngdesUrsprtigii mdtfff namen der Waldenser, 1834, in-^So.
IX. WElHinuTjia (Elle). « Dissertatiobiitorica» de vieWI^ dinibus et fatis Waldensium. » Witebergœ, 1690 ; iiL-4«» ^'1
X. Wesembecius (Pierre). « Oratio de Waldensibui et Al^' gensibus cbristianis, ab annol588. » léna, 1608; réimpriafei Leypzig par Menger en 1610, et reproduite par Càm^rvrMi» à 11
fia de son ouvrage. {Historica narratio, etc., Heidelberg, sans date sur le Utre, mais portant celle de 1605 à la ûd de la préface).
XL Hnaod. « De origiae et prietino statu Waldensiam, se* cvadum aatiquissima eomm scripta» cum libris catholicorum fiiHdem «vi collata. » Halle, 1849 ; in-i» de 44 pages. — Oavragv de mérite et d'érudition, intéressant surtout par le parallAle %» 8*y trouve, entre les doctrines des Cathares et celles des Y«nlaÎB« (Cap. IU« p. 7.) — Cet ouvrage est basé sur une idée fiteonde ; la con^^nuson des livres vaudois avec les écrits catholiquea contemporains. Mais elle n'a pas reçu tout le développenaat dont ^le serait susceptible, par suite du petit nombre de «nroe* Jusqu'id publiées. — L'ouvrage de M. Uerzog est di- Haé ea huit chapitres, traitant : l. Des livres catholiques et mndoiB «n général; p. 8-5. n. Si les livres vaudois ont été qoaDiis des auteurs catholiques; p. 5-7. lll. Foi chrétienne des Veadûie; p. 7-13. YI. Leur foi catholique; p. ia-16. Les chapitrée y, YI et YII, renferment Texamen de divers points de doctrine propres aux Yaudois. YlII. De Tépoque où la nobla Uynrow a dû être écrite , des autres livres vaudois et du nom de YaUo. — L*auteur, trèa distingué, de cette thèse pense que les Vaudtts ne descendent que de Yaldo«
AtîTEURS DIVERS.
L LTOius. « Waldensia: id est conservatio verse Êcclesiœ demon- . aiiieta ax eonfiessionibus, cum Taboritarum, an te ducentos ferme L iMKMf tmn Bobémorum. etc. » Rotterdam, 1616, 2 vol. in-8o. (Le ■jfaasl<te6 volume est intitulé : Wêldemium^ Tomus secundus^ rlkO -— Povr les rapports de TEglise vaudoiae avec celles de Bo- ^ fcè PM » voir encore: Eewalt^ « Doctrine ancienne -et moderne im Frirai Behémiens et Moraves : » (à la p. 660, il reproduit le tHédûtne nuidoie intitulé; Interrogations mmwrs, — Lminns :
<c De disciplina ecclesiastica , moribus et institutionibus Fratnim Bohemîcorum. » Amst. 1660. — CSommenius : « Hist. Ecclesiae Fratrum Bohem ; (se trouve dans Struvius : Scriptores rerwn germanicarum). » — Esrom Rudiger . « Narratiuncala de Ecclesiis Frat. in Bohemia. » — Gamerarius : « Historicanarratio de fratrum orthodox. ecclesiis in Bohemia. » Heildelberg, 1606. — Un ouvrage plus rare est: <c Historica persécution um Eodesise Bohemicœ... ab anno 894, ad an. 1682; » in-13, imprimé en 1648. Il parle des Yaudois au chap. XX, § 5. — D^antres auteurs encore : JEtxeas Stlvius, (plus tard Pape, sous le nom de Pie n : de 1458 à 1464.) Dubravius (évéque d'Olmatz), SnAio- KT , ScHULZB, TrrTLE, Hensel, Andréa, etc., ont écrit différents ouvrages sur TEglise de Bohême. — Parmi les modernes, on doit citer M. Bost. « Histoire ancienne et moderne des fràrei de Bohême et de Moravie. » Genève, 1831, 2 vol. in-8o. Il parie des Yaudois, T. II. L. 3. (Il a composé pour eux la mnsitiaede plusieurs chants nationaux, destinés à rappeler les prindpaox événements de leur histoire.)
II. FuEssuN (Jean Conrad) , « De gemina , Albigensimn et Yaldensium distinctione. » Inséré dans Nova Miscelanea de Leyp- f zie, T. X, p. 3. — FuEssELiN a écrit : « Histoire des sectes et des ]» hérésies dans le moyen âge » (en allemand), Francfort et Leip- ' zig, 1770 ; 3 vol. in-8o. Il y parle des Yaudois d'une manière fort étendue.
III. Pour Thistoire des Albigeois : « Guillaume de Put Lau- RENS (de Podio Laurentii) Historia negotii Fran-jorum adversus Aibigenses; » inséré dans Ducheme j scriptores historiae Francorum, T. V , p. 666 et dans plusieurs collections plus récentes : L'auteur était chapelain du comte de Toulouse, et secrétaire de révoque de cette ville. — Pierre de Vaucernay, Historia Albigensium ; cet ouvrage a été traduit en Français. — D* extraits en prose, du poëme languedocien publié par M. Fa se trouvent dans V Histoire générale du Languedoc, T. UI, ves, no 1, et dans le recueil du MSG. de la France, T. XIX.** Chaufepié dans son Dictionnaire historique et critiquey cite nfl \\ MSG. intitulé : « Ge qui fut fait par les Inquisiteurs contre les ^
AlUgeols, dôpDis le SI janvier 1821, jusqu'au 24 octobre 1319. (Lettre J, p. 80 et 81.) Ce MSG. a été publié par Livborch, à la suite de son Historia Inquisitionis. — Eniin et principalement ScBHiDT ; Histoire des Albigeois ou Cathares (indiqué dans le n° II, 8 m de Cette section). — La question des rapports des Yaudois avec les Albigeois est loin d'être éclaircie. Ces rapports eux-mêmes sont fort hypothétiques. (Voif , sur ce sujet, d'autres ouvrages cMs dans le no XXI de ce § ; et aux nos XV et XYI de la section m, dé cette bibliographie. — On pourrait joindre à cette bttnehe d'études, celle des PéirobrusienSy avec lesquels les Yaudûis ont éa des rapports plus probables, puisque Pierre de Bi'ays était originaire du Val-Louise. — Voir le P. ÀLBtiitt, Histoire eoHéHasH^ rTSmbrun, T. I, p. 56. — HsctER, Diêpatationes de PetfàbruHanis, Leypzig, 1721. HAïusiaiEiiG, Otia iàcra: (La thèse X est Intîtalée : Valdensés Petro de Valdo antiqUiot'eâ.) HiâllDiB, Vie de saint Bernard (en Allemand), etc.
IV. Alux. « Some remarks upon the ecclesiastical history ol thB aUdent ohurches of Piémont. London, 1690 ; » in-4o. — Wihbt, mentioiine une deuxième édition, publiée en 1692. (AemorqfÊBê iur Vhiêtoire ecclésiastique des anciennes Eglises du Piémomt,) — Cet ouvrage n'a pas, à proprement parler, de valeur lilBtoriqae. Son but est de prouver la descendance apostolique des Vaodois. Ce qui le rend précieux, est^surtout la reproduction dsi tNls anciens manuscrits vaudois, qu'Allix a publiés à la 9n^éB son volume. — Ces manuscrits se trouvaient autrefois à Gimbridge, et se sont retrouvés récemment à Dublin. (Bibl. col. Trin. Glas. G. Tab. 4, no XVIII, vol. VIII et IX.) — Léger ava^ donné la traduction de l'un d'entre eux. II, p. 21. Basnage, (T. II, p. 1440) et Perrin, (p. 133 et 185) parlent des deux au- I. — Voir aussi : La barque de l'Eglise pour les amis de la (Ouvrage allemand.) Zurich 1794, à la p. 210.
Sa¥lessis Mornât. « Mysterium iniquitatis seu historia Itns : » parie des Vaudois aux pages 304, 406, 458, etc. ^ Ce livre a eaMUDOnp d'éditions, celle que je cite est de Gori-^ iWàiWtiiki poorftËt iJoindre VBiHoria papatus^ pstr
Heidegger, qui parle des Yaudois à la^^e 415. — Flacius Illtricus, a aussi écrit Historia de primatu Papœ^ où il est parlé des Yaudois, § 267, p. 630-660. Son Catalogus iestium veritatis: Strasbourg, 1562, et Francfort, 1666, avec notes et suppléments, à la fin duquel est imprimé Touvrage précédent, renferme aussi beaucoup de choses sur les Yaudois.
YI. Kœcher, « Histoire catéchétique des Yaudois, des Frères de Bohême... etc. » (En allemand) léna, 1768. — Les Yaudois n'interviennent dans cet ouvrage que par la reproduction de leur excellent petit catéchisme, en langue romane, intitulé /n/errogations menors : déjà publié par Perrin, p. 157 ; Léger, p. 58; Monastier, t. Up. 297; Hahn, p. 673-679; et publié, àpart, à Edimbourg, en 1836. — L'original se trouve dans \e&MantiscnU Vau» dois de Dublin : Bibl. col. Trin. Glas. G. Tab. Y. no XXII, foL 284 verso à 292. — Joindre à cet ouvrage, Duplex confessio Val* densium. Imprimé en 1512, in fol. (Ouvrage que je n'ai jamais vu.)
YII. Van-Breenn : « Mémoires apologétiques sur les Yaudois, avec un appendice, depuis 1642 jusqu'à 1655. » (En Hollandais.) Amsterdam, 1663. — Rapprocher de ce travail un ouvrage moderne, allemand, intitulé : « Le gouvernement ecclésiastique des communautés vaudoises du Piémont, par Weiss, pasteur et secrétaire du Synode de Zurich. (^Die kirchenverfassung der Piemontessicben... etc.) Zurich, 1834 ; in-8o de YUI et 76 pages*
VIII. Du Glercq (Jaques), « Mémoires sur la Yaudoiserie d*Ar-ras. )> Imprimés dans la collection des Ghroniques de BucHOir. Paris, Verdière: 1826, in-8o. T. XXXIX. — Le titre de ces mémoires est beaucoup plus long. La première partie commence ainsi : « D'une femme nommée Demiselle, laquelle fut prinse, en la ville de Douay, comme Vauldoise, et amenée prisonnièis
en la cité d'Arras etc. » Du Glercq est le continuateur
MoNSTRELET. Il y a dans sa chronique des détails curieux. style est naïf; mais le sujet qu'il traite est fort étranger à ThiS' toire des Yaudois du Piémont. — On peut mettre.sur la même ligne, à ce dernier égard, le mémoire de M. BotnaoBL oi : Notiot
suc i^9 sorciers Vmidois , ingéré dans le T. YIII de la biblio tbèqne de TEcole de Chartes.
IX. PiATSOLus : « De ritis, sectis et dogmatibus omnium hœr^oomm. » Cologne, 1569. fol. Peu de chose. — Engelhardt, Dissertations sur divers points (Vhist, Ecclés. (En allemand.) La question des Yaudois s'y trouve incidemment traitée. — Un autre oaTrage allemand, intitulé : Chroniques universelles, renferme plus de détails. Voir la cinquième partie, page 179;
■ T. IV, p. 47; T. VIII, p. 611 ; T. XI, p. 7, 12, 838; T. XIX. page 695. — Voir aussi, les Centuries de Magdebourg : (ouvrage ktin), centurie X et cent. XII, ch. 18 ; etc.
X. Ds Pakamo : « De origine, oilicio et progressu sanct» Inqaîsitionis. » Madrid, 1598; Anvers 1619, in-fol. — Y joindre: Enmicus, Directorium Inquisitorum^ Rome, 1570: (il parle des Vandois à la p. 282) ; et Doctrine de modo procedendi contra
, * hœreticos; inséré dans Martènb, Thés, Anecdotorum : T. Y. p. 1795; ainsi que Forma quaiiter hœretici hœreticant hœreticos^ inséré dans Thésaurus novarum Anecdotorum, T. Y, 1776; et Idber sententiarum Inquisitionis Tolosanœ, publié par Loiborch. Enfin, le chap. I du Liv. II de Perrin, p. 106 et chap. III, p. 182. .
XI. Elie Benoit : « Histoire de TEdit de Nantes; » Delft, 1693-5, 5 vol. in-4o, traduit en hollandais, Amsterdam 1696, IqL — RuLmÂBis, « Eclaircissements historiques sur les causes de
' là révocation de TEdit de Nantes, et sur Tétat du protestantisme
' .^^IH France, depuis Louis XI Y jusqu'à nos jours, » sans lieu éCïm-
' j TOri on, 1788, 2 vol in-8o; etBEBNABD, Explication de VEdit
âê Nantes; ^\\x& La politique du clergé de France, Amsterdam,
1682, 1 vol. in-32, où il est parlé des Yaudois à la p. 152 ; et
». le» soupirs de la France esclave : (ouvrage devenu rare), avec
^Xev derniers effbrts de l'innocence affligée : Ville-Franche, 1682,
Kl .voL in-32, de 236 et 212 pages.
^^ XH. a Voix de pleurs et de lamentations. » Imprimé à Ville- Ftanche, l-an MDCLX, petit in-4o de 402 pages. — Le chap. I de la deuxième partie (p. 178), est relatif aux Yaudois. — Voir dans llsraSl des Alpet, lea tonrces da chap. VIII, T. II. JJe. dois
Im
cet opuscule rare à M. le docteur Long, de Die, auteur d'un Mémoire sur les Allobroges^ couronné par TAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, et je saisis cette occasion de lui en témoigner publiquement ma reconnaissance.)
XIII. On pourrait rapprocher de cet ouvrage le Chant de deuil ^ ou élégie sur les massacres de 1655 : eu allemand^ Bibliothèque de Berne; et une pièce de vers intitulée : a Le cantique des Val- « lées du Piémont, sur les actes funestes de leurs massacres et « de leur paix, » se rapportant aussi aux événements de 16&5, et imprimé à la fin de « Lettre des protestants du Piémont, & « Mylord, Protecteur d'Angleterre, » sans date ni lieu d'impression. — Enfin, (c L'huile découlant du rocher, ou consolations « adressées à nos frères des Vallées, exilés. » Impr. en 1688.
XIY. Ratkouard : « Choix de poésies originales des TroulMi- « dours, » Paris, 1816, 6 vol. in-8o. — Dans le T. II, il place au nombre des Monuments primitifs de la langue romane, ou plutôt comme étant les seuls monuments primitifs de cette langue, la nobla Leyczon qu'il doone toat entière, et les anciens poèmes vaudois, dont il ne cite que des fragments. — Eabk^ les a publiés en entier de la p. 560 à la page 604, de son Bist, des Vaudois et des sectes collatérales (allemand), Stuttgard 1847; un vol. in-8o de 8Î2 p. avec carte. — Millot, dans VHist littérairedes troubadours, parle également des Vaudois au T. II, p. 4Î. Voir aussi Pakàndw, Annales de Bourgogne, Livre II, pages Î47, etc.
XV. BosBUET : « Histoire des variations des Eglises protestantes... (nombreuses éditions.) Livre XI, § G et suivants, s'occape des Vaudois. Il met en doute rexistence de leurs anciens manuscrits, qui avaient alors disparu, et qui depuis se sont retrouvés à Dublin et ailleurs. — Cet ouvrage est plein d'érudition, et généralement d'une grande exactitude dans les détails; ce qui ne l'empêche pas de donner une très fausse idée des Eglises protestantes et en particulier des Réformateurs : car, des détails choisis çà et là, déplacés, et agencés dans un ordre nouveau, ne font pas plus connaître l'ensemble d'où ils ont été tirés, qu'un mea- \Àe construit en chêne , ae donnerait une idée de Tarbre. —
Boeeuet part de ce principe que la vérité est une, et il ne le prouve pas; Gelse, était parti du même principe, pour combattre le christianisme. — Il existe plusieurs réfutations de cet ouvrage, une des plus remarquables est: « Introductio in memorabilia « EcdesiasticsB historia sacra. » Halle, 1745; chez Weisman.
XVI. Hbbing : « Mémoires pour servir à rhistoire des réfor- € mes » (en allemand); il y est question des Yaudois de la p. 19 à la p. i6. — « Histoire générale des Jésuites, depuis l'origine « de cet ordre jusqu'à nos jours. » Zurich, 1789 (même langue). Voir, T. I, p. W6 et suiv. —Autre Histoire des Jésuites, par Wolp, anasi en allemand ; parle des Yaudois T. I, p. 223. — Voir de plus : Mbnabd : Hist. de la ville de Nimes,,, 1750, in-4o, Preuves T. I, p. 78.
XVn. Marnix de sainte Aldegonde : <c Tableau des dififérends « de la religion ; » imprimé à La Rochelle, en 1601, deux vol. in-8o. — Cet ouvrage est fréquemment cité par Perrin ; il a peu d^mportance sous le rapport historique ; mais il est écrit avec beanooup d*énergie, entremêlée parfois d'une sorte de plaisanterie amôre, qui lui donne un caractère d'originalité tout particulier. — L'auteur du reste, ne se contenta pas d'écrire ; il combattit encore, les armes à la main, pour la cause du protestantisme. — Son ouvrage est devenu rare.
XYm. RucHAT. « Histoire de la Réformation en Suisse, où Ton c^t tout ce qui s'est passé de plus remarquable, depuis Tan jÈJ)^ JBsqu'à l'an 1556... » Genève, MDGGXXVIII, 6 vol. in-8o. ^vLa suite de cet ouvrage, qui existait en manuscrit, a été pu- Ulée de 1835 à 1838. —Il y est fait mention, avec détails, de Tambassade envoyée par les Yaudois aux Réformateui*s en 1530. — Yoir T. n. p. 330 et T. III, p. 175. — Dans la nouvelle édition : appendice, p. 556. — Yoir aussi a l'Histoire de la confédé- « ration Suisse, » par Jean de Muller, continuée par Hottin- 9ÉM^ Yuilliemin ET MoNNARD. Aiusi que Flathe : « Geschichte der « Yorlaûfer der Reformation. Leypzig, » I. vol.
XIX. Gaspard Calvobr : « Fissura (ou fissurée) Sionis; hoc est, « de sctaismatibus ac controversiis qua ecclesiam agitarunt.
« Leypzig, 1600. » — Livre savant et peu conna. Parte de&- Vaudois, p. 354.
XX. Martin de Glàusonne (abbé) : a écrit un livre « Contre « Yulçon, conseiller au Parlement de Grenoble. » (J'en ignore le titre exact.) Ce Yulçon est le môme qui avait communiqué à Perrin les « Enquétesjuridiques, poursuivies contre les Yaudois « par les évêques d'Embrun, » et tombées entre les mains d^un soldat, lors du sac de cette ville par Lesdiguières. (Perrin, pages 114. 127. 131 . 137. ^141 ., ainsi que dans la préface.) — t^abbé de Glausonne, reproduit contre les Yaudois toutes les accusatiens de leurs moins dignes adversaires. Son chap. XX est intitulé : c< Réponse sur les points que le ministre Perrin impute « à calomnie. » — Yoir aussi Florimond de Remond, « De Tan* (c técbrist, » chapitre YII, no 7 ; et le manuscrit de Fouihisa, « Histoire des Alpes Maritimes ou Gottiennes, particulièrement (( d'Embrun leur métropolitaine: » p. 71- — In-fol. Bibliothèque de Gap et de Lyon.
XXI. Jacques de Saint Michel : « L'histoire et le cours des « hérésies des Yaudois et des Albigeois. » Toulouse, 1676, in-8<».
— Pantaléon : « De rébus in ecclesia gestis. » Liv. Y. — Guillelmus Merpburgensis. De rébus Angliœ, Liv III; et dans les Scriptores Anglici^ publiés à Londres en 1652, in-fol. chromcorif ad annum 1177, fol. 1441. Plus les Annales de Malvenda, chapitre lY, ad ann. 1220; et le Fasciculus d'Orthuinus Gratius, Gologne, 1535, in-fol. 81-95; ainsi que le « Fasciculus rerum « expectendarum et fugiendarum, » où se trouve l'épître des Yaudois au roi Ladislas. — Enfin, Serrarius, Trihœresium :. Liv. I, chap. Y ; et de Vineis, Constitutiones. Liv. I; ep. 25-27
XXII. SisMONDi. « Histoire des répub. d'Italie. » T. XYlï, etc.
— « Histoire des ducs de Savoie, » par Fraizet, et d'autres. — Ghiésa. « Gorona vale di Savoia, etc. » — Sclopis. « Storia dell'antiche legge del Piemonte. » (J'indiquerai dans la section YI» les ouvrages de MM. Glbrario, de Saluées et de Beauregard.) — Parmi les ouvrages particuliers. Histoire d'Emm. Philibert, duc de Savoie..,. Amsterdam, 1693; et en latin: « DevitaEmmannelis Philiberti, Allobrogum Ducis, et Subaipinorum princi-
pis, libri duo. » Johannis Tonsi, patricii Mediolanensis. Aug. Tour. 1596, fol., etc.
XXin. George Stanbt. « Recherches sur l*histoire et la théolo- « gie des anciens Yaudois et Albigeois » (en anglais), Londm, 1838 ; in-So de 596 p. — (c Histoire de TEglise chrétienne, de- « puis la naissance de Jésus-Christ jusqu'au dix-huitième siècle, « renfermant des détails intéressants sur les Yaudois et les Albigeois » (enanglais), par William Jones; troisième édition. Londcn, 1818; in-80. — Le deuxième volume et le quatrième chapitre da premier, sont relatifs aux Vaud. — Il les rattache aux Fanlîdens, comme Tumer. — Une quatrième édition de cet ou Trage a paru à Londres en 1820. Pour celle-là, c'est dans le huitième volume que se trouvent les détails sur les Yaudois an* nonces dans ce titre.
XXrV. GiLLT. « Recherches sur les Yaudois » (en anglais: Waldensian researches, during a second visit to the Walden- M»..., etc.) Lond., 1830 ; in-8o. Ouvrage d'érudition ; et sous un autre titre : Researches among the Waldenses. — Du même auteur, mais anonyme : Les Vaudois, Valdo et Vigilance (en anglais). Lond., 1841; in-8ode69p. — Réunion d'articles, publiés d^abord dans la septième édition ou livr. de V Encyclopédie britannique, — Cette étude a donné naissance à un nouvel ouvrage : Vigilance et son temps: {Vigilantius and his times, by W. 8. Gilly. D. D.) Lond., 1844; in-8o de XYI et 488 p.— d^autres ouvrages du même auteur seront mentionnés dans la lÏMtlcm Y, § I.
XXY. Eluot. « Horœ apocalypticae » {commentaire critique ei historique sur V Apocalypse ; en anglais), Lond., 1844; in-8o, trois vol. -^ Dans le tome II, il est longuement question des Yaudois comme étant les deux témoins (Apoc. XI), qui paraissent morts pendant trois jours et demi (v. 9, 11); ce qu'on explique par les trois ans et demi d'exil que durent subir les habitants des vallées considérés comme dépositaires du Y. et du N. T. auxquels se rapportent les v. 5, 6 et 7.
XXYL ScHumi. « Histoire et doctrine de la secte des Cathare ou Albigeois. » Paris, 1849; deux vol. in-8o; le premier, de XII
et 892, le deuxième, de 320 pages. — Cet ouvrage, plein d'ujoe grande érudition, reconnaît néanmoins que pour Vexposition du système dogmatique des Cathares, on est réduit au seul témoignage des adversaires de la secte, (T. I, p. IV), — Ces paroles font désirer la découverte de quelques écrits doctrinaires, originaux, qui permettent de séparer les Albigeois des dualistes, avec lesquels ils sont identifiés dans cet ouvrage. —- M. Schmidt a consacré la note X^ de son deuxième volume à Texamen de Vorigine des Vaudois (p. 287). Il pense qu'ils ne sont pas antérieurs à Valdo, et qu'on ne peut les rattacher à Claude de Turin, parce que ce dernier ne s'est pas séparé de l'Église romaine (p. 288). Mais les Vaudois ne s'en sont jamais séparés non plus jls n'ont fait que demeurer attachés à l'Évangile, et par suite, se sont trouvés isolés, lorsque l'Église romaine s'est détachée eUemême de ce code sacré (voir le chap. I" de YIsraçl des Alpes)» M. Schmidt s'appuie ensuite sur ce qu'il n'est pa3 f^t m,eQtion des Vaudois , depuis l'époque de Claude , jusques à celle de Valdo (p. 288). — Mais n'est-il pas des peuples dopt l'histoire ne fait aucune mention même durant des siècles (parce qu'il ne s'y est rien passé de remarquable, ou qu'ils ont manqué de chroniqueurs, ou que les chroniques se sont perdues)» et cela prouve-t-il que ces peuples n'aient pas existé ? — Tertio^ dit-il (p. 290) , la Nobla leyczon fait mention des Vaudois , e^^ porte la date de Tan 1100 ; cette date n'est pas contestée ; mai s d'après le sens littéral du texte , les mille et cent ans accomplis à l'époque où ce poëme fut composé (vers. 6), ne doivent dater que du moment où fut écrite la prophétie renfermée dans saint Matthieu (chap. XXIV), ou dans l'Apocalypse (chap. XIX- XXI) : ce qui reporterait cette époque, de l'année 1139, à l'année 1196 environ ; c'est-à-dire précisément à l'époque de Valdo. — Gela est vrai ; mais, 1° il est difficile d'attribuer à l'auteur d'un poëme une exégèse aussi minutieusement exacte, lorsque les théologiens d'alors commettaient tant d'anachronismes; et que de nos jours même, Tépoque où furent composés les livres évangéliques précités, n'est pas parfaitement connue. — 2'> Il me paraît plus difficile, eu égard aux circonstances des temps, d'attribuer la
NMa leyczon aux disciples de Yaldo , et de placer son origine à la fin da douzième siècle, que de la maintenir aux Vaudois da onzième. (Voir dans cette Bibliographie, Partie II, section I, § 3, MSG 207, article Y.) — V Enfin, on n'est pas plus fondé, à prendre poar point de départ la composition de Tapocalypse ^ qae celle de TEvangile selon saint Blatthieu, qui lai est d'un demi siècle antérieur; et qui placerait par conséquent encore la composition de la nobla leyczon une génération avant Yaldo. — M. Scbmidt, dit de plus, que le nom de Vaudois ne peut Tenir de Vaud ou Vaux, et en latin de vfdlis, autrement on aurait vallenses et non pas valdenses (p. 289). — Mais ce nom qu'on devrait avoir, on Ta en efiet : De Tbou, les appelle Convallenses (Hist. , liv. XXYII) ; et si Ton récuse cet auteur moderne , je citerai Eberhard ou Evrard de Béthune , qui est du treizième siècle, et qui dit : « Vallenses se appellant , eo quod in valle « lacrymarum maneant. » {Liber antihceresis , chap. XXY.) Enfin, je dirai que beaucoup de mots se sont formés en debors des règles granmiaticales de Tétymologie : et que l'irrégularité de leur formation ne prouve rien contre leur existence. — M. Scbmitd cite lui-même (p. 289) quelques lignes d'un MSG. de Strasbourg, qui m'était inconnu, et qui remonte au treizième siècle; valdenses y est-il dit, cticuntur,.. a valle... quia in valle orti sunL Cette opinion qui tend à présenter le nom de Vaudois, comme provenant des vallées qu'ils habitaient, n'est donc pas une opinion récente ; Bernard de Fondcaud, contemporain de Yalâo, la partageait déjà. « Yaldenses dicuntur a valle densa , « eo quod profundis et densis errorum teuebris involvantur. » (Gretzeri opéra, T. XII, Part. Il, p. 196.)
Enfin, ajoute M. Scbmidt (p. 291-292), la Nobla leyczon parle des Yandois, comme étant déjà persécutés (vers 368 et suiv.) : « Or, l'bistoire ne sait rien d'une persécution des Yaudois avant « la fin du douzième siècle. » (Il est tant de cboses que Thistoire ignore ! Combien de cboses n'ignorait-elie pas sur les Catbares avant la publication de l'ouvrage de M. Scbmidt ! Est-ce à dire que ces cboses n'aient pas existé?...) «Le nom des bérétiques
« Taudois , devenu pour le peuple catholique un ol^et dft h«|)Mf « ftit employé par loi pour déeigaerta crimee détestabl^p; lei <t termee de Catkareg .., etc. ont eu le même tort. Ce ^étoqt- « nement du sens primitif du mot, nûus renvoie 4 une ^KMiue « où celui-ci était très connu du peuple, et où la secte qui Ij^ pQr^ « taH était généralement haie et persécutée. Cette épçq^e ne « peut être celle de Torigine de TEglise vaudoiee. » (0ït/. dei Cathares, T. II, p. $92.) Ainsi s*exprime M. Schmidt; et je pense pouvoir en conclure que Toriginede TEgliçe vaodoiflft remonte beaucoup plus haut que les écrits qu*Alle a laissés.
D^prés lui, en effet, la Nobia leyczon a dû être oompQBé^ ^ une époque oi^ le nom des Vaudois était d^à connu; et^oette époque ne saurait être celle de leur origine. — D^aprèa lui en* oore, la Nobia leyczon aurait été composée, pour le plus taid, en 1199 ; et dans ce cas , elle ne saurait être attribuée aux disciples de Valdo, puisque cette époque est préd^fânoit oalle de leur origine. — Or, elle n'a pas été composée plus tard: puisque 1196 est la dernière limite à. laquelle permette d'attâodre le contexte. — Elle a donc été composée avant ce tempe » c^est-à-dire avant Torigine ùs» Vaudois de Lyon. — Il devait y avoir d'autres Vaudois, puisque le nom de. Vaudois se trouva d^s ce poème (vers 372). Et IL-est naturel de penser que ces Vaudois étaient ceux des vallées vaudoises , puisque Tidiome dans lequel le poème est écrit n'est pas celui du Lyonnais» mais bien celui de ces vallées. (Voir, dans cette Bibliogr,^ P. II, sect. I, § 1, art. VII.)
Pourquoi ne pas admettre que la Nobia leyczon a été composée à répoque qu'elle indique elle-même (vers. 6) , c'est-àdire vers Tan 1100? —J'ajouterai, sur l'autorité de M Schmidt* qu'à cette époque même , le nom des Vaudois devait déjà être très connu du peuple : ce qui suppose qu'Us existaient depuis loûgtemps ; et consacre ainsi le fait de leur existence au moins dès le onzième siècle. — Il me semble donc, que le savant écrivain auquel je réponds et à qui je dois de précieuses rectifications pour cette bibliographie, n'est pas fondé à prétendre que les Vaudois du Piémont descendent de Valdo.